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Critique du Film : Toxic Avenger 4
Toxic Avenger 4 >

Critique du Film : Toxic Avenger 4

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 31 décembre 2007 à 1514

15 ans après, Toxic Avenger revient en super forme

A Tromaville, un gang de la mafia des Couches Culottes prend en otage les élèves et l’enseignante d’une classe d’handicapés. Devant leurs menaces de mort, la police se retrouve désarmée. C’est alors qu’intervient le Toxic Avenger, en compagnie de son ami Gras du Cul. Malgré tout son courage et le sacrifice de son ami, Toxie n’arrive pas à empêcher la bombe d’exploser mais les otages sont sauvés et c’est bien là l’essentiel, non ? Sauf que la déflagration a accidentellement créé l’ouverture d’une brèche spatiotemporelle, entraînant notre brave super-héros dans la ville sans loi de Amortville, alors que Noxie – double maléfique de Toxie – prend sa place à Tromaville


Quinze ans après un troisième volet d’assez sinistre mémoire, le Toxic Avenger est de retour ! Et de quelle manière ! Les auteurs sont d’ailleurs si conscients de la supériorité de cette séquelle qu’ils le disent haut et fort dés le début du métrage : "Oubliez les deux précédentes merdes car voici la véritable suite du Toxic Avenger !" Et comme ils ont raison ! Ce quatrième opus est une véritable déferlante d’humour trash, d’irrévérencieux clins d’oeils idéologiques et politiques (ah !! Cette fameuse scène ou Toxie écrabouille un méchant entre un exemplaire de la Bible et du Civil Act) et de séquences plus débiles les unes que les autres.
Ce film est en quelque sorte un slapstick gore et obscène, intense et continu. Le sang (et toutes sortes de chose moins dignes) coule à flot et les Tromettes ont rarement été aussi hystériques – on peut même dire en rut. Donc il ne se passe pas une minute sans qu’une nana ne montre ses nibards ou son postérieur, ou que des viscères ne vous soient projetés à la figure à travers des effets de maquillage qui se révèlent pas si Z que ça. Complètement fous, Lloyd Kaufman et Michael Herz – les réalisateurs-producteurs et boss de la Troma - osent tout. Ils s’attaquent au système libéral, à l’hypocrisie de leurs concitoyens, aux valeurs morales réactionnaires, bref à tout leur environnement social et politique, récupérant de nombreux aspects de diverses œuvres cinématographiques et d’évènements d’actualité (Columbine, le World Trade Center…) pour les détourner et les transformer en un spectacle trash et désopilant.

Citizen Toxie réserve également quelques surprises, comme l’introduction du personnage de Sgt Kabukiman (qui connaît aussi son double négatif), l’un des plus délirants de la firme, et d’autres « héros » encore plus stupides les uns que les autres. Je vous ai déjà parlé de Gras du Cul, le dégueulasse et héroïque tas de graisse, mais il n’est pas le seul. Attendez-vous aussi à voir l’Homme Dauphin, Elvin Melvin, le Cowboy fou éjaculateur et le Vibrator, entre autres….
Au niveau technique, les effets spéciaux sont corrects (comme je le disais plus haut) et la réalisation tient bien route. Même si elle manque de moyen et revendique une étiquette Z, la mise en scène de Citizen Toxie n’a rien à voir avec du cinéma semi-amateur. Chez Troma, on fait du cinoch de barge mais cela reste du travail de professionnels expérimentés (mais fauchés). Du coté des comédiens, on peut reconnaître quelques vieilles connaissances comme Debbie Rochon (amie de Lloyd Kaufman) ou l’ex star du porno Ron Jeremy. Plus étonnant, mais très amusant, la présence de Corey Fleldman dans la peau d’un gynécologue.

La conclusion de

Quelle bonne surprise ! Citizen Toxie est peut-être le meilleur film jamais filmé par la Troma. Pertinent, irrévérencieux, crade, gore, vulgaire, bourré de vannes stupides et de filles à poil ; bref, que du bonheur ! Autre argument en sa faveur, le film se révèle plus accessible que la plupart des autres délires de la firme car la plupart des gags sont généralistes - avec des références puisées dans l’actualité - et il présente un aspect grand guignol le rapprochant un peu du cinéma indépendant des années 80 (Bad Taste, Brain Dead, Street Trash…) et des cochonneries de John Waters. Ainsi, le nouveau venu, tout comme l’initié, y trouvera son bonheur. Un film cultissime !

Que faut-il en retenir ?

  • Un chef d’œuvre de mauvais goût
  • Du gore, du cul, de l’humour gras… très gras
  • Marrant de bout en bout, sans temps mort.
  • Le meilleur film de la Troma ?

Que faut-il oublier ?

  • Euh… pour spectateur très averti… et un peu bargo
  • Un manque évident de moyens

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