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Critique du Film : Fantom Kiler 3
Fantom Kiler 3 >

Critique du Film : Fantom Kiler 3

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 19 décembre 2007 à 1446

Tueur de (sili)connes, le re-retour

Jamais deux sans trois… et hop, voici Fantom Kiler 3 ! Seul volet encore disponible en DVD chez Uncut Movies, il ne diffère en rien des autres, hormis le fait qu’il est encore plus nul. Ben vi, c’est possible, et c’est Polonais… quoique, là aussi, si l’on prend garde aux rumeurs, rien n’est moins sûr.
Pour ceux qui ne connaissent pas – et il y en a forcément –, Fantom Kiler est une série de films de genre (hum !) qui narre les méfaits d’un tueur masqué échappé d’un giallo des années 70, armé en général d’un couteau factice et d’un imperméable d’exhibitionniste de sorties d’école. Celui-ci, fortement misogyne et détestant grandement l’usage des prothèses siliconées, s’acharne sur des jeunes pu… euh, filles, qui font l’erreur de se balader ou de se tripoter en plein nuit, nues, en pleine foret de papier mâché ou dans des cimetières en plâtre.


Oui, vous l’avez bien compris ; Fantom Kiler, c’est nul… Sauf que le premier volet, assez surprenant en raison de meurtres plutôt inventifs et doté d’un niveau technique assez rarement rencontré dans ce type de séries Z, m’avait fait quand même bien marrer. Cependant, le second opus, beaucoup moins drôle (effet de surprise en moins), avait déjà démontré les limites du truc. Alors, je vous laisse imaginer un volet 3 !..
Le scénario reprend « l’idée » (en plus des décors en studio ridiculement exigus, des éclairages flashy, etc.) du second. A savoir que le spectateur est invité – contraint est en fait un terme plus adapté - à suivre une enquête policière portant sur des meurtres de filles travaillant dans le milieu de l’érotisme. L’équipe policière ridicule à la Mulder et ScullyX est remplacée ici par un duo d’empotés d’une hallucinante mollesse ; un peu comme si l’on avait construit une série mettant en collaboration Derrick et Tatort . C’est dire comme le mariage est trépidant.
Le déroulement du film est archi-linéaire : un strip-tease sans originalité aussi excitant qu’un exposé sur les mœurs grégaires du rat rayé de Barbarie, suivi d’une looooooongue scène d’assassinat bourrée de plans répétitifs noyés de ketchup, aux effets spéciaux lamentables, avec grand renfort d’exposition de minou épilé et de nichons siliconés à la limite de l’explosion. Une fois ceci fait, on passe à une séquence dans laquelle les deux bidochons mènent l’enquête (sic), se rendent sur les lieux du crime, ou portent leurs investigations dans des clubs pour adulte. Puis on remet la sauce… si j’ose dire.

Le seul moment marrant, finalement, est lorsque ni les flics ni le tueur ne s’en mêlent. Cela se passe au milieu du métrage. Sa voiture en panne, une femme en mini-jupe se rend chez deux mécaniciens qui officient dans un garage à l’équipement minimaliste ; deux vieux pneus usagés, un établi de bricoleur du dimanche et… une tronçonneuse ?!... Etrange, n’est-ce pas ? Comme la gonzesse ne peut payer en numéraire, elle montre son cul aux garagistes. Elle s’amuse même à les exciter à grands coups de trémoussements de croupe. Evidemment, on a beau être mécano, on n’en est pas moins homme… Et ce qui devait arriver arriva !
Désormais complètement impliqués dans l’affaire, les deux garagistes décident se s’attarder plus sérieusement sur la mécanique, en utilisant divers ustensiles. Et voilà que la bougresse, complètement à poil, change d’avis, se saisit de la tronçonneuse et nous offre un remake poussif mais rigolard de I Spit On Your Grave en découpant sauvagement les mécanos indélicats. C’est très gore mais archi mal foutu et il y a plus de plans se posant sur l’entrecuisse de la jeune femme que sur les amputations ; il faut néanmoins s’en contenter car c’est le seul moment amusant du film (hormis les dialogues des policiers, désopilant de connerie de bout en bout).

Contrairement aux deux précédents opus, le final de ce Fantom Kiler nous offre des révélations sur l’identité du tueur et, pour la première fois, utilise à cette occasion des effets spéciaux numériques. Des images numériques réalisées probablement avec un logiciel domestique bon marché tant ils sont d’un niveau technique affligeant. Cela n’est même plus drôle, c’est… consternant.

La conclusion de

Bon, je m’étais assez bien amusé avec le premier volet, avait gentiment supporté le second, mais là je dis : trop c’est trop ! Hormis le passage du garage (et encore !), ce film est d’un chiant ! Aucun effort de mise en scène, aucun scénario, des maquillages à deux balles, aucune perversité, aucun érotisme, aucune pornographie, rien… Roman Nowicki se contente de nous exposer des filles en plastique sous tous les angles sans oser aller au bout d’une démarche qui se voudrait provocatrice et qui n’est finalement que minable…

Que faut-il en retenir ?

  • 05% pour la séquence du garage

Que faut-il oublier ?

  • Si vous aimez le porno, matez du porno
  • Si vous aimez le gore et/ou le trash, matez du gore et/ou du trash
  • Et si vous êtes maso… passez-vous ce film en boucle.

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