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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Serial Killers
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Serial Killers

Avis critique rédigé par Christophe B. le jeudi 4 octobre 2007 à 1326

Transgressif !

Les frêres James, Kyle et Odessa, sont des serials killers en cavale. Leur premier crime est d'avoir assassiné leurs parents, ce qui les a envoyé directement à la case prison avec comme seul avenir la chaise électrique. Maintenant qu'ils se sont fait la belle, ils se sont mis en tête d'éliminer un a un les témoins qui les ont fait incarcéré, et plus il y a de sang, plus ils prennent leur pied. Malheur également aux pauvres innocents qui croisent leur route. Les frères James n'ont rien à perdre et flinguent à tout va... Et lorsqu'il s'agit de trouver un coin tranquille pour passer la nuit, la nuit de noël, ils choisissent un pavillon d'une petite banlieue bien tranquille, certains d'y trouver une famille de petits bourgeois innocents qu'ils vont avoir tout le loisir de torturer, physiquement et mentalement. Seulement voilà, les apparences sont parfois trompeuses...

Kyle James et ses peintures de "guerre"

Les premières références scénaristiques qui viennent à l'esprit vont de La Maison des Otages à Funny Games. Une prise d'otage toute simple d'une famille ordinaire par des tueurs déjantés. Mais très vite le film glisse vers d'autres références : un grand mix de Une nuit en enfer, Massacre à la tronçonneuse, Tueurs Nés et Le sous-sol de la peur. Car on se rend compte très rapidement que la petite famille américaine parfaite qui semble incarner les valeurs de l' American Way Of Life et de la morale judéo-chrétienne, est en fait un véritable nid de psychopathes dégénérés. La maison elle-même cache un obscur secret.
Le père de famille, qui aime à citer la bible à tous bouts de champs et qui ne supporte pas les mots orduriers, n'est pas revenu indemne du viet-nam. Et quand il cède à ses pulsions, les fondamentaux guerriers de la brousse asiatique lui reviennent vite en mémoire. La mère qui ne jure que par les films de walt disney se révèle être une véritable déjantée hystérique, la grande fille de 17 ans qui gagne son argent de poche en faisant la baby-sitter pour le voisinage sait se servir à merveille d'un M16. Et la plus jeune membre de la famille, du haut de ses 11 ans, est fascinée par les serials killers dont elle semble connaître tous les secrets. Une famille modèle donc, qui, comble de la normalité, ont des goûts culinaires un rien anthropophages... Et puis il y a bob, le fils chéri, un monstre défiguré aux tendances sexuelles sans équivoques, qui vit dans la cave de la maison. Pas vraiment une cave d'ailleurs, plutôt des catacombes. Un endroit effrayant habité par... "ceux d'en bas"...
Serial Killers est l'archétype du film indépendant de genre qui ne se prend pas la tête dans le bavardage, les scènes d'exposition ou les propos moralisateurs. Un film hors norme qui a ravi le fan de polar et de fantastique que je suis. Un film plein de références, provoquant, tordu, déjanté. Un film qui ne se prive sur rien : jamais trop de sexe, jamais trop de violence, jamais trop de transgression, de déviance, d'immoralité et de provocations.
Bob, l'enfant "different", et son papa taré...

Le film ironise à tous bouts de champs sur les valeurs familiale, les valeurs américaine, le cinéma grand public (Odessa James qui détruit à coup de pied une cassette vidéo de Sauvez Willy en crachant que la seule scène valable de ce film est celle où Michael Madsen fume une cigarette...)
Les femmes de la maison aiment à s'envoyer en l'air avec les premiers venus sous l'oeil attendri du paternel. L'inceste est de mise dans les relations familiales. (Ha ! Cette réplique savoureuse de la grande fille qui après s'être fait culbuter par un des frères James lui lance à la figure : "Tu te crois un Dieu au pieu, mais en fait tu baise tellement moins bien que papa...") Le sang gicle allègrement, les impacts de balle explosent dans des gerbes de sang. Il n'y a pas de message, pas de morale, ce n'est qu'un grand doigt d'honneur au politiquement correct. C'est bien évidemment excessif, racoleur, mais tellement agréable.
Tout n'est pas rose cependant, l'interprétation est assez caricaturale et les éclairages choisi par Mendez (le rouge et le bleu) finissent par filer le mal de tête (n'est pas Argento qui veut...) Sans compter que le DVD français ne propose qu'une version canadienne de piètre qualité. Le montage est également un peu brouillon. Mais il ne faut pas bouder son plaisir. Pour une fois que les années 90 ont réussi à engendrer autre chose qu'un film de genre tiédasse, autant foncer.
Kill the cheerleader... Kill the world !

La conclusion de

Ce premier film de Mike Mendez ne fait vraiment pas dans la dentelle. le jeune réalisateur aime la transgression, sous toutes ses formes. Sexe et violence, voilà les fils conducteurs de Serial Killers, une petite production tournée pour moins de 100000$ dans la maison du scénariste. Un film plein de références et de clin d'oeils au cinéma de genre que Mendez adule (et qui sera encore plus évident dans sa deuxième réalisation : Le Couvent). Un film un peu bancal dans sa réalisation, mais 100% honnête.

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