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Critique du Film : The Breed
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Critique du Film : The Breed

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 30 juillet 2007 à 1249

Un film canin manquant de chien…

Le film commence en pleine mer, sur un voilier. Là, bronzant dans son bikini rouge échancré, une blonde aperçoit, non loin, une île. Son copain décide alors d’accoster. Visant un quai apparemment abandonné, il entreprend alors d’y amarrer son bateau.
- C’est une ancienne île prison, elle est aujourd’hui abandonnée », dit-il à sa compagne. - J’ai très soif, je vais tenter de trouver à boire », répond-elle, souriant pleinement de ses lèvres aussi naturelles que la pluie dans le Sahel, tout en s’éloignant sur le ponton en direction d’une miteuse construction en bois. - Hé, attends, je n’ai pas fini d’attacher le bateau


Mais la blonde, très assoiffée (mais elle a quand même pensé à enfiler un short, c’est bien dommage), n’écoute rien et on la retrouve alors… cut… dans un bois. Elle marche, marche, entend un bruit, fronce les sourcils, voit bouger une feuille, une ombre, puis elle court, elle court. Trop tard, elle est attaquée par une créature restée hors cadre qui l’attrape, la traine au sol par les jambes. Une main ensanglantée s’accroche désespérément à un rocher, puis lâche… fondu au noir. Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, bienvenu sur Cliché Island !
Pendant ce temps, de l’autre coté de l’île, amerrit un hydravion. A bord; la latino en vogue Michelle Rodriguez, la souris la plus crispante du Mexique, accompagnée de son boyfriend, un intello mélancolique ; le frère de celui-ci (qui possède apparemment l’hydravion, il le pilote en tout cas), du genre beau gosse aventurier ; le black de service, adepte des jeux de mots relous et également obsédé sexuel ; et enfin, une petite blonde aux cheveux courts (pour changer).

Tout ce beau monde, par un petit chemin sinueux, se rend alors dans une maison isolée de la côte, laissée en héritage aux deux frères par leur oncle récemment décédé. Une maison tout confort, dénuée de toute poussière, et qui possède la cave à vin du Fouquet’s. Cela tombe bien, ces jeunes gens sont venus pour faire la fête, baiser et boire, et occasionnellement prendre un bain dans la baie. Chacun commence donc par vaquer à ses premières occupations. Pendant que Rodriguez se la pète sévère – comme d’habitude vous me direz - en escaladant en varappe la paroi du chalet pour y planter un drapeau à son faîte (si, si !), la blonde essaye de concocter des Margarita (au mixer électrique, avec plein de glace dedans !! Quelle hérésie, comprennent rien à l’art ces ricains !), alors que les gars s’exercent au tir à l’arc et aux discussions philosophiques de maternelle.
Cela va se compliquer pour eux. Heureusement, car le film commence à tirer sacrément en longueur. Il n’y a même pas une paire de fesse à reluquer. Juste un chiot de berger allemand, trouvé le soir dans le jardin de la maison. En fait, pour le moment, le cinéaste nous occupe en nous exposant la rivalité des deux frères, qui se partagent apparemment la responsabilité d’un trauma, et les états d’âme de la petite blonde qui hésite comme une midinette pour savoir desquels, entre le grand frère et le black, elle va bien choisir pour une partie de jambes en l’air (un moment attendu que l’on ne verra jamais d’ailleurs). Elle n’a qu’à prendre les deux en même temps, vindiou !! C’est la fête après tout…

Heureusement, vont arriver les chiens. Des bergers allemands, féroces, enragés, affamés. La première victime sera le copain de la blonde du début, celle au voilier. Vous vous rappelez ? Et bien, il va se faire bouffer devant les yeux de la bande de potes, qui n’écoutant que leur courage, prennent leur jambes à leur cou pour se barricader dans la baraque (à ce moment, intervient une séquence de tir à l’arc que je ne vous décris pas pour que vous conserviez la surprise de la « meilleure » scène du film, la plus drôle en tout cas).
A partir de ce moment, le producteur et ami de Wes Craven passé à la réalisation, le bien nommé Nicholas Mastandrea, nous refait le coup des histoires de siège, en mélangeant les éléments de l’Assault de John Carpenter,de Soudain les Monstres de Bert I.Gordon et de la Nuit des Morts-Vivants de George Romero (et autres Enfer des Zombies). Oh, attention, il ne le fait pas si mal que ça. Bien au contraire, techniquement, le film est même assez bien mené. Le problème est que son travail manque furieusement de personnalité et d’originalité. De plus, le script alterne entre les moments très cons et les développements assez intéressants se terminant en eau de boudin. Pour le premier cas, le fait que les assiégés continuent à faire la fête, alors que la meute grogne dehors, explose complètement l’atmosphère de tension qui voudrait être rendu par Mastandrea. Comment compatir à la détresse de crétins pareils ? Bref, on regarde cela d’un air plus que détaché.

Puis, il y a cette histoire de contamination. Il semblerait que les personnes mordues par les chiens se voient dotés de facultés spéciales et même leur comportement semble progressivement s’altérer. Mais bizarrement, on en saura pas plus. On ne saura jamais comment ces chiens ont survécus dans la clandestinité sur cette île condamnée (sauf qu’ils ont tout bouffé sur l’île, même les oiseaux ?!!!) et on ne saura pas non plus les finalités de ces modifications génétiques sur les organismes humains. Très, très frustrant.
En fait, en plus de la qualité technique de la réalisation, le principal atout de The Breed vient, oh surprise ! de son niveau d’interprétation. Michelle Rodriguez, par exemple, que je trouve en général insupportable, est ici à son avantage. Comme dans Resident Evil, elle utilise plus ses indéniables qualités athlétiques que ses crispantes mimiques boudeuses et donne à son personnage suffisamment de crédibilité pour en faire une championne de varappe. Les autres comédiens, tous des expérimentés acteurs de séries TV US, s’en sortent aussi plutôt bien, malgré des personnages stéréotypés et des lignes de dialogues pour films d’ado.

La conclusion de

Mais bon, au final, tout cela n’est guère brillant. Pure production Wes Craven, destinée à un jeune public friand de sensations fortes, The Breed ne pourra guère satisfaire l’amateur éclairé de séries B horrifiques. Tout est trop formaté, prévisible, sobre (peu d’effets sanglants) et l’ensemble manque sérieusement de punch. Bref, un petit film, aussitôt vu, aussitôt oublié.

Que faut-il en retenir ?

  • Bonne maitrise technique
  • Niveau interprétation correct

Que faut-il oublier ?

  • Script sans surprise et souvent crétin
  • Personnages creux
  • Peu d’effets horrifiques
  • Manque de suspens

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