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Critique de la bande dessinée : La nuit des rapaces #1 [1979], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 25 avril 2007 à 15h51

Premières rencontres post-apocalyptiques

La Nuit des Rapaces est le premier opus des aventures de Jeremiah, le petit fermier devenu malgré lui un aventurier des terres dévastées, suite à une guerre ethnique. L’album date de 1979, il pourrait paraître ainsi fort daté, mais il n’en est rien, tant le travail scénaristique de Huppen Hermann, à cette époque, était en avance sur son temps sur bon nombre de ses aspects.
Notamment dans le choix des héros, Jeremiah est un jeune homme courageux mais un peu paumé dans ce monde post-apocalyptique qui est un mélange des univers de Mad Max et de Blueberry. Je retrouve d’ailleurs beaucoup de points communs entre cette série de BDs et la fiction de CBS Jericho, qui passe actuellement sur le câble américain. C’est dire si le concept n’a guère vieilli.


Jeremiah est accompagné dans ses pérégrinations par Kurdy, un véritable bourlingueur, mercenaire et voleur à ses heures, mais doté d’un bon fond. On se retrouve donc avec un binôme assez proche de celui composé par Luke et Ian Solo dans la saga Star Wars. Le tout à la sauce John Carpenter, tant Hermann s’attarde à humaniser et rendre perceptibles les principaux protagonistes du récit, avec un regard très sombre, très ‘’Howard Hawks’’ sur l’ensemble. Ici, point de héros tout puissant, ni d’extravagances, tout les aspects de cette BD sont exposés de manière très réaliste et avec la plus grande sobriété.
Dans cet épisode, qui met en scène les malheureuses circonstances qui ont entraîné la rencontre entre Jeremiah et Kurdy, les deux jeunes gens vont devoir affronter un pacha pos-apo, un pansu richissime et baroque (reflet déformé des propriétaires terriens des western) qui ambitionne de diriger la région grâce à l’appui d’une petite armée privée. Du pur récit d’aventure ! Bien mené et riche en actions…

Au niveau du dessin, Hermann se situe encore au stade du Blueberry like. En effet, la plupart des planches nous rappellent le style de grand Jean Giraud. Cependant, cela n’est guère dérangeant car le trait, même s’il parait déjà vu, est agréable et la mise en cadre très dynamique. Nous verrons ensuite, au fil des albums, que Huppen Hermann va progressivement apposer son propre style, rendant son œuvre encore plus personnelle et remarquable.

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : La nuit des rapaces #1 [1979]

Nicolas L.
75

Si La Nuit des Rapaces n’est pas le meilleur album de Jeremiah, il est cependant une excellente mise en bouche, annonciateur des délices qui suivront. Le style n’est pas encore vraiment trouvé, mais l’ensemble se lit volontiers tant le scénario est intéressant, très en avance sur son temps, et la maîtrise technique assurée. Un classique que tout amateur de BD belge se doit de posséder.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario novateur pour l'époque
  • Une technique maitrisée
  • Un réalisme séduisant
  • Un univers post-apo plutôt prometteur

Que faut-il oublier ?

  • Un premier regard qui va ensuite d'aiguiser
  • Un trait encore peu personnel

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