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Critique du Film : Galaxy Quest
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Critique du Film : Galaxy Quest

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 20 février 2007 à 1154

Les bouffons de l’espace

Vingt ans après une glorieuse période télévisuelle, l’équipe de Galaxy Quest continue de profiter des largesses et de l’engouement d’une fanbase toujours aussi enthousiaste. Cependant, ils ignorent encore que, aux confins de l’espace, une curieuse race extraterrestre pacifique et naïve leur voue une vénération autrement plus intense. Jusqu’au moment où ces derniers, opprimés par des écumeurs galactiques, demanderont leur assistance…


Le concept du quiproquo – et de la tromperie active ou passive - bâti sur la valeur d’authenticité du comédien fait depuis très longtemps le bonheur des scénaristes Hollywoodiens. Rappelez-vous, le dernier film reposant sur ce principe de duplicité involontaire est un western construit sur le canevas des sept mercenaires et réalisé par un vieux routard de la comédie : John Landis. Los Gringos, puisqu’il se nomme ainsi, narre en effet les péripéties de 3 acteurs de music hall et du cinéma muet embauchés par une petite communauté villageoise mexicaine qui les considèrent à tort pour des as de la gâchette. Mis dans une situation idolâtre, les trois compères (Steve Martin, Martin Short et Chevy Chase) profitent de cette situation de confort avant de réaliser – trop tard - qu’en face d’eux se dresse une bande d’assassins.
Le script de Galaxy Quest repose - lui aussi - totalement sur ce canevas brodé de malentendus. Autant dire que l’idée n’est pas nouvelle. Et si l’on cherche originalité, il va falloir fouiller du coté de la narration et de l’imagerie. Et c’est dans ce secteur que les scénaristes ont fait très fort, notamment en récupérant sans complexe et sans aucun doute possible l’univers de Star Trek, en dedans et (surtout) en dehors des plateaux. Equipé d’un script plutôt culotté, Dean Parisot commence par désacraliser complètement le mythe du comédien et de la star de télévision (ou de cinéma). Les acteurs de Galaxy Quest sont prétentieux, névrosés, aigris ou jaloux, et même parfois tout cela à la fois. Placés dans une situation de dépendance vis-à-vis de leur rôle, ils n’arrivent (ou ne désirent) plus à assumer leur propre personnalité et leur nature ‘’humaine’’. De là à dire que cette comédie est une petite leçon de vie adressé à l’empire de l’artificiel qu’est le milieu des studios, il n’y a qu’un pas à franchir… un pas qu’un Dean Parisot assez cynique franchit d’ailleurs souvent.

Et c’est peut-être ces éléments très percutants qui ont séduits des acteurs de grand talent comme Sigourney Weaver et Alan Rickman, deux acteurs ayant orienté leur carrière dans une gamme plus que classique ces dernières années. A cette occasion, ils ressortent d’ailleurs leur panoplie des années 80, une époque où l’une nous amusait en luttant contre des fantômes facétieux et l’autre en faisait des tonnes dans la peau d’un shérif de Nottingham névrotique. Et il n’y a rien à redire, ils n’ont pas perdu la main dans le domaine du cabotinage et de la parodie. A les voir s’amuser comme des fous, on en vient à conclure que le sens de comédie, c’est comme le vélo, cela ne s’oublie pas. A coté d’eux, il est beaucoup moins étonnant de voir Tim Allen, un spécialiste du genre. Très éprouvé à ce type de performances, il entraine sans défaut ses camarades sur la route du second degré, laissant un Tony Shalhoub assurer le rôle de ‘’buddy’’ de manière efficace et un Sam Rockwell la place de faire-valoir (ce que son personnage est également dans la série).
Bourré de symbolique et de références au microcosme fantastique créé par Gene Roddenberry, Galaxy Quest va fortement amuser les fans de Star Trek, même si la narration est remplie de nombreuses piques à leur encontre (le script tente de redresser la tendance en fin de métrage, donnant aux fans une fonction de choix dans l’épilogue). Mais le scénario contient suffisamment de personnalité pour séduire une audience autre que les « Trekkies ». La preuve en est : je fais partie des gens hermétique à cet univers et j’ai complètement accroché au film. Il faut dire, qu’au-delà des gags très réussis, la réalisation assure le spectacle avec une mise en scène digne des meilleurs space opera et des effets spéciaux (ILM oblige, alors que le maquillage du méchant Samis est réalisé par Stan Winston) de tout premier ordre.

Néanmoins, le film subit en milieu de métrage un nette chute de rythme. Empêtré un petit peu dans ce mélange de film de SF et de comédie, Dean Parisot, malgré tous ses efforts, ne parvient pas à rebondir sur certaines situations intrinsèquement dramatiques et la narration reste bloquée dans le registre « actionner » durant de longues minutes, cassant quelque peu l’atmosphère loufoque établie en début du film. Le spectateur ne décroche pas, loin de là, mais il se surprend à attendre un gag ou une punchline qui tarde par trop à venir. Et il n’est pas injuste de dire qu’à partir du milieu du film, on rie beaucoup moins. Ce qui est bien dommage…

La conclusion de

Galaxy Quest n’est peut-être pas la meilleure des parodies SF, mais elle compte sûrement parmi les plus pertinentes et les plus originales. Loin des l’univers déjantés de Mel Brooks ou de Douglas Adams, Dean Parisot surfe avec une certaine aisance (sauf à quelques rares moments ) sur une trame narrative rappelant les comédies familiales américaines d’Ivan Reitman. Et si l’on ne rie pas continuellement à la vision de ce film, on se régale tout de même à observer une pléiade d’acteur de talent en totale harmonie avec leur rôle. Un film injustement reconnu…

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario culotté et pertinent
  • Un casting de qualité
  • Des effets spéciaux efficaces
  • De bons gags

Que faut-il oublier ?

  • Un rythme qui s’essouffle en milieu de métrage
  • Une fin une peu trop convenue

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