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Critique du Film : Holocaust 2000
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Critique du Film : Holocaust 2000

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 15 décembre 2006 à 1422

Malédiction spaghetti

Robert Caine est un riche industriel qui a pour projet de construire une centrale nucléaire au système de fonctionnement révolutionnaire en Palestine, dans le but de fournir de l’énergie aux pays défavorisés mais surtout afin de se ramasser un max de thunes en retour. Cet homme, immensément riche, doit supporter une femme qu’il déteste – rassurez-vous, le sentiment est réciproque – mais il est aidé en cela par son fils Angel (Simon Ward), un génie de la physique nucléaire, beau blond au regard perçant et qui sent le type louche à cent mètres. C’est lors de la visite d’une grotte sur le site de construction que Robert Caine se rétracte soudainement. Victime de rêves étranges (un nouvelle occasion pour Kirk Douglas de montrer ses fesses à la caméra), il est persuadé que la construction de cette centrale ne pourrait amener que malheur et destruction.

Robert Caine, une prise de conscience trop tardive

On connaît l’habileté qu’ont eus dans les années 80 les studios italiens pour récupérer les concepts hollywoodiens afin de les réarranger à leur manière, dans le pur style série B sans grande ambition. C’est le cas pour cet Holocaust 2000, qui pique sans aucun complexe tous les ingrédients de la Malédiction pour les recomposer en une mixture faisant référence la course au nucléaire, l’Apocalypse selon Saint-Jean et à l’arrivée sur Terre de l’Antéchrist. De manière un peu pataude et avec un extrême manichéisme, le cinéaste multicartes Alberto de Martino filme donc cette histoire de lutte entre un homme en quête de ré-humanisation et son fils démoniaque.
Cependant, Holocaust 2000 se démarque un peu de la masse de ces films bis insipides et sans originalité qui faisait le bonheur des vidéo-clubs dans les années 70-80. Car Alberto De Martino (également scénariste sur le coup) s’est attaché à donner au script sa propre identité. L’élément écologique, qui est totalement absent de la Malédiction, prend ici une grande part dans l’intrigue générale du film, et devient même l’argument principal de Robert Caine pour revenir en arrière et stopper la construction du complexe énergétique. Certains messages sont bien ballots (la séquence champêtre avec la biche est un grand moment de rigolade), mais dans l’ensemble, l’argumentation se tient et on suit avec un intérêt poli la lutte d’un Kirk Douglas en pleine forme qui se sent apparemment très à l’aise avec son personnage.
Robert Caine face à la folie du démon

Du coté des autres comédiens, Simon Ward n’a pas le charisme de Sam Neill mais il s’en sort plutôt bien dans son interprétation de ce personnage manipulateur et machiavélique. Quand à la jolie italienne Agostina Belli, elle apporte - de manière un peu trop naïve, certes - un cachet féminin pas désagréable.
Du coté des effets chocs, le spécialiste Gianetto de Rossi n’a guère été sollicité pour le tournage d’un film qui s’appuie plus sur les sous-entendu et le rendu d’une ambiance oppressante (amplifiée par la musique lancinante d’Ennio Morricone). En effet, seuls une séquence très rapide – une décapitation par pale d’hélicoptère – nous rappelle que De Martino est un vétéran du film de genre. Dommage, l’amateur aurait certainement souhaité un peu plus de panache dans la provocation. Les occasions étaient nombreuses, comme lors de la stupide (mais oh combien drôle !) séquence durant laquelle Robert Caine se retrouve coincé au milieu d’une horde de malades mentaux qui nous rejouent la Nuit de Morts-vivants. Mais bon, il était dit Holocaust 2000 se devait être un film sage…
L’un des très rares effets chocs du film

La conclusion de

Reflet d’une période qui voit se structurer les différents mouvements écologistes, Holocaust 2000 prend comme ligne conductrice la thèse mystique selon laquelle le nucléaire serait l’une des armes du démon. Réalisé de manière très conventionnelle, mais très consciencieusement – même si de nombreuses maladresses ne sont pas évitées - par un Alberto di Martino que l’on a connu plus provocateur, et mené par un Kirk Douglas convaincant, ce petit film pessimiste et moraliste se suit sans peine et même parfois avec un certains plaisir. Et ce n’est déjà pas si mal…

Que faut-il en retenir ?

  • L’argument écologique intéressant
  • Un bon niveau d’interprétation
  • Une musique efficace
  • Une réalisation sobre mais consciencieuse

Que faut-il oublier ?

  • Un script de base pompé sur la Malédiction
  • Quelques séquences ridicules

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