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Critique du Film : Re-Cycle
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Critique du Film : Re-Cycle

Avis critique rédigé par David Q. le lundi 13 novembre 2006 à 1121

Jeter n'est pas toujours la meilleure solution

La société de consommation actuelle force tout le monde à jeter tout et n'importe quoi sans trop y réfléchir. Mais imaginez un peu ce qui pourrait arriver si tout ces objets abandonnés, ainsi que ces personnes tombées dans l'oubli, si tout ça se retrouvait dans une sorte d'univers parallèle. C'est l'axe de réflexion des frères Pang (The Eye) dans Re-Cycle.
L'héroïne est une écrivain à succès a qui il va arriver pas mal de choses bizarres. Elle va notamment se rendre compte que tous ses essais ratés et jetés à la poubelle se réalisent. Le début du film semble accumuler les clins d'œil, voir les clichés d'autres films d'horreur asiatiques, comme si les frères Pang voulaient nous indiquer que ce film vient d'Orient. C'est ainsi que dans ce labyrinthe des Pang on retrouve un petite fille brune aux longs cheveux sans visage (Le Cercle), de l'eau qui déborde et semble animée de pulsion mortelle (Dark Water), des apparitions d'êtres au visage à moitié effacé (The Grudge), sans parler de l'ambiance à la fois oppressante et aux bruitages qui vous feront sursauter même si vous vous y attendez. A ce moment là on pense à un énième remake sur les thèmes chers aux asiatiques et leur style très particulier.
Mais le film change complètement de voie d'un seul coup. Comme l'héroïne qui écrit un scénario puis le jette pour en écrire un autre, le spectateur semble se retrouver dans un autre film avec les mêmes personnages mais un axe narratif bien différent. Ce changement soudain est assez perturbant car on n'a pas l'habitude d'en voir. On pourrait faire une analogie avec le film Silent Hill de Christophe Gans mais ce serait dévaluer Re-Cycle qui aborde bien mieux la problématique et l'immersion dans un monde parallèle. Le film se permet de nombreuses petites séquences joyeuses (cueillette de fleurs, éclaboussures...) à l'intérieur de cet univers sombre, un moyen de relativiser la tristesse et l'abandon. Le spectateur a alors quelques minutes pour souffler et faire baisser son stress avant de retrouver d'autres scènes plus propices à un film d'horreur. Quand je dis horreur ce n'est pas tout à fait vrai, c'est plutôt un film d'angoisse, un film dont les créations artistiques sur les lieux et personnages vous feront peur, mais il y a très peu de sang et de choses dégoutantes. On est bien loin d'un film gore et ici l'esthétique prime sur l'hémoglobine.
D'un point de vue esthétique justement, le film nous met une belle claque. Que se soit au niveau des décors, du cadrage, des personnages ou de la post production, rien ne semble avoir été fait au hasard et il en ressort une ambiance pesante à couper au couteau. De nombreux filtres sont utilisés pour teinter les séquences - de vert, de rouge - et pour apporter un regard particulier. On a parfois l'impression d'être en face de l'esthétisme de Matrix sans son coté informatique. Les décors sont superbes, tantôt immenses et ouverts, tantôt réduits et confinés, ils donnent vraiment le ton tout en servant de point d'appui à la compréhension du film. Les effets spéciaux sont omniprésents tout en restant discrets sauf peut-être sur la fin qui ressemble à une séquence de jeu vidéo. Ils sont globalement très bien intégrés et servent le film, sans eux l'ambiance serait carrément moins bonne, surtout qu'ils n'ont rien à envier aux productions américaines et c'est tant mieux car ça rajoute de la crédibilité au film et au cinéma hongkongais en général.
Enfin, un film ne serait rien sans ses acteurs. Dans Re-Cycle, le casting est de qualité, une partie des acteurs n'en est pas à leur premier film. L'héroïne est la même que dans The Eye et exprime plutôt bien la désorientation de son personnage tandis que la petit fille est à la fois triste et trop mignonne. N'essayez pas de résister, elle vous fera verser quelques larmes quoi qu'il arrive. Si on regarde le film dans sa globalité, on remarquera qu'il est essentiellement féminin. Il vous fera d'ailleurs réfléchir sur des problèmes féminins (avortement, liaison amoureuse...) mais surtout sur l'éternel problème du choix. Au final vous avez donc le choix d'aller le voir ou non mais il serait dommage de passer à coté.

La conclusion de

Proche du Cercle et autres Dark Water au début, Re-Cycle se distingue ensuite par une esthétique et un scénario original pour donner un film carrément bon même si certains messages n'engagent que le réalisateur. Un film mêlant subtilement frisson, suspens, angoisse, et qui démontre que le cinéma de hong-kong a un bel avenir.

Que faut-il en retenir ?

  • L'esthétique
  • Le principe du monde parallèle
  • Plusieurs genres mélangés

Que faut-il oublier ?

  • Un message contestable sur l'avortement

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