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Capitaine Sky et le monde de demain >

Critique du Film : Capitaine Sky et le monde de demain

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 29 août 2006 à 08:20

Le retour à demi-raté du Serial

Le monde subit depuis peu l’attaque d’armées de robots. Selon toutes vraisemblances, leur objectif est de s’emparer des principales sources énergétiques mondiales, ainsi que des savants les plus renommés. La dernière attaque des machines a également entraîné la disparition de Dex, l’ami du capitaine Sky. C’en est trop pour le brave pilote qui, accompagnée de Polly Perkins, son amie journaliste, grimpe dans son Mustang et va affronter le plus redoutable des savants fous : le docteur Totenkopf…
Capitaine Sky et le Monde de Demain s’impose comme une oeuvre représentant de manière affirmée le croissement entre deux mondes cinématographiques bien distincts. En cadrant entièrement les acteurs sur fond bleu (enfin, aujourd’hui, il est plutôt vert), le film de Kerry Conran se veut totalement révolutionnaire, voire visionnaire. Tout du moins en ce qui concerne le niveau technique. Le pari, à mon avis, est grandement réussi. Avec ces décors entièrement numérisés, le film a en effet un cachet bien particulier, très arty, et il présente très souvent des plans très grandiloquents, à la limite du surréalisme. Une réussite intrinsèque que l’on peut juger parfaite pour peu que l’on apprécie l’imagerie en synthèse. Mais un usage systématique qui pourra probablement lasser un public plus réticent aux technologies numériques – certains argumenteront, à raison, un criant manque de véracité. Un choix artistique risqué et délibéré, à ranger dans la catégorie casse-gueule ‘’à prendre ou à laisser’’. Une tentative osée de passage en force qui explique en partie la tiède réaction d’un public mis au pied du mur.

Comics' Attack!

Pourtant, l’orientation technique est très loin d’être gratuite, provocatrice. Car elle sert sacrément bien le scénario en lui donnant un cachet rétro jubilatoire, avec ses bains de couleurs orientés dans le pastel, et ses faux airs de noir et blanc. Un bon choix pour supporter ce script qui propose au spectateur de plonger sans retenue dans l’univers du serial SF d’avant guerre et dans l’univers de la bande dessinée Pulp. Savants fous, univers uchronique, blonde héroïne au brushing parfait et au rouge à lèvres RedKiss, héros téméraire, tombeur de fille et fidèle en amitié, assistant débrouillard, robot kitch, même le choix du nom du héros renvoie à ces œuvres aujourd’hui oubliées (elles sont d’ailleurs presque toutes inédites en France).. Tous les ingrédients qui composaient ces œuvres aux scénarios improbables mais trépidants sont donc présents. Certains des spectateurs y ont trouvés quelques analogies avec la série des Indiana Jones, ou avec les aventures de James West. Rien de plus normal. N’oublions pas que l’idée première de Spielberg était de recréer l’ambiance des films d’avant-guerre, et que les Mystères de l’Ouest représentent en quelque sorte le dernier serial (bien qu’il ait été tourné pour la télévision). Le fait donc que cette simple idée effleure l’esprit des spectateurs tend à affirmer que Konran a atteint son but.
Le capitaine Sky, stéréotype du héros de serial

Mais est-ce que Capitaine Sky... est pour autant un bon film ? Je serais plus réservé à ce sujet. Il n’y a pas grand-chose à reprocher aux acteurs qui sont convaincants (le couple Jude LawGwyneth Paltrow fonctionne parfaitement) mais il faut admettre que les lignes de dialogue manquent de mordant et de dérision, et que l’on se situe à des années lumières de l’humour cinglant des Indy. De plus, les personnages secondaires sont (de la même manière que les seconds rôles du King Kong de Peter Jackson) trop négligés et perdent tout leur intérêt, alors que leur conception était prometteuse. Faire appel à des comédiens comme l’excellent Giovanni Ribisi ou la charismatique Angelina Jolie pour leur infliger des prestations aussi timides tire vers l’hérésie. De même, le guide Kaji, qui aurait pu devenir l’équivalent uchronique de Salah(Indiana Jones), est abandonné à son triste sort une fois l’épreuve du Tibet achevée. Des choix d’autant plus navrants que ce désœuvrement artistique laisse apparaître la pauvreté dramatique d’un scénario ne jouant que sur le jeu des comédiens et le spectaculaire.
Miss Perkins, le retour à un certain glamour

Le spectacle. Rien à dire. Konran en voulait quand il a décidé de transformer ce projet de court métrage en œuvre cinématographique survitaminée. Il y en a des tonnes. Trop, peut-être. A vouloir trop en faire, le cinéaste passe un peu à coté de ses effets. Il escamote trop vite ses chutes, passe trop rapidement à une autre séquence sans laisser le temps au spectateur de respirer, et ce dernier finit par se croire au cœur d’un manège, ou pire, d’une démo de jeu vidéo. C’est réellement dommage, et bien que cette surdose se digère beaucoup mieux à la deuxième vision, il est évident de dire que nombreux sont ceux qui n’en arriveront pas là. Sur le coup, Kerry Konran confond un peu le fait de construire un film et celui de démontrer les capacités techniques de la dernière carte vidéo à la mode.
Frankie, un atout sous exploité

65

Fan de serials, j’ai apprécié la première vision de Capitaine Sky, et encore un peu plus la deuxième. Malgré de gros défauts de structure narrative et son orientation artistique osée, le film parvient tout de même à rester très distrayant, avec ce brin de fraîcheur qui faisait le charme des aventures de Secret Agent X9, de the Vigilante ou de Blackhawk. Un film finalement pas si mauvais qui s’est vautré pour avoir voulu se hasarder dans la cour des grands.

Critique de publiée le 29 août 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Performance technique impressionnante
  • Un véritable serial au 21ème siècle
  • Interprétation sympathique

Que faut-il oublier ?

  • Scénario très léger
  • Seconds rôles négligés
  • Dialogue manquant de richesse
  • Le tout numérique peut gêner

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