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Génération Perdue >

Critique du Film : Génération Perdue

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 2 juin 2006 à 07:30

Les bad boys ont les dents longues

Accompagnés de leur mère, Michael et Sam aménagent dans la petite ville de Santa Carla. Au cours d’une rencontre, Michael tombe amoureux de Star, une jeune fille appartenant à une étrange bande, les Lost Boys. Son attitude envers Sam se met alors à changer, ce dernier trouvant un réconfort auprès de nouveaux copains ; deux jeunes garçons passionnés de comics…
Joel Schumacher, cinéaste opportuniste à la finesse dramatique réputée, annonce la couleur avec ses Lost Boys. Surfant sur la mode des teenmovies horrifiques, il décide de transposer tel quel le mythe du vampire dans l’Amérique des Eighties. Donc, de la même manière que Tom Holland avec Vampire, vous avez dit Vampire?, et Kathryn Bigelow avec Aux Frontières de l'Aube, il projette l’imagerie du buveur de sang dans le monde moderne des fast foods et de la musique rock. Les vampires du 20ème siècle portent blousons noirs et cheveux longs, chevauchent de furieuses motos et de jolies filles chébrans.
Au niveau technique, il y a rien à redire. Le film est excellemment filmé et monté, avec une très belle photographie dans les bleus nuit qui donne un cachet new age à l’ensemble. La bande originale de Thomas Newman est de bonne facture, auquel s’ajoute un hard FM sympathique de Steve Tyler, et les effets spéciaux des studios de Greg Cannom (avec Tony Gardner à la baguette) sont plus que corrects, même si, en raison de l’audience ciblée, l’ensemble est chiche en effets horrifiques et sanglants.
Il y a cependant plus à critiquer du coté de l’esprit de ce script. Même si le scénario conserve l’iconographie de la mythologie vampirique (crucifix, ail, vampires endormis dans des cavernes tels des chauves-souris) qui lui donne un cachet surréaliste et peu sérieux, il lui manque cet l’humour second degré si présent dans le film de Holland et la poésie romanesque qui se dégage de celui de Bigelow. En place et lieu de ces aspects, on a plutôt l’insistance d’une moralité réactionnaire plus que douteuse. Les gentils sont des jeunes américains bien propres sur eux, amateurs de bouffe aseptisée, de coca-cola, prêchant de leur comics comme s’il s‘agissait d’une bible. Quand aux méchants, forcément damnés, ils prennent place parmi la communauté émancipée des rockers – de la jeunesse de bons à rien - et font vraiment office de stéréotypes social. Le vampire est un parasite, et Michael Schumacher n’omet pas de nous le rappeler.
Pas étonnant lorsque l’on connaît les aptitudes critiques du réalisateur de Chute Libre, mais il faut admettre qu’il pousse avec cette Génération Perdue (tout est dans le titre) le bouchon du manichéisme reaganien un peu loin. Reste que l’on peut se moquer comme de sa première chaussette de ce script louche en se contentant d’apprécier une bonne réalisation et les prestations d’une distribution de qualité, réunissant un grand nombre de jeunes acteurs dans le vent. Parmi les plus connus, le cinéphile pourra facilement reconnaître les visages à peine post pubères de Jason Patric , Corey Haim, Corey Feldman et dans le rôle des buveurs de sang des artistes bien connus comme Kiefer Sutherland, Billy Wirth et la belle Jamie Gertz. Ce qui, avouons-le, n'est déjà pas si mal…

67

Génération Perdue, malgré un script à la morale lourdingue et réac, peut se concevoir comme un sympathique divertissement. En effet, les qualités techniques du métrage, sa bande originale réjouissante et son casting de qualité peuvent nous faire oublier ce défaut présent dans la majorité des films du plus américain des teutons. A moins que cette élan de tolérance dont je fais preuve soit issue simplement du sentiment de nostalgique d’un quadragénaire attendri.

Critique de publiée le 2 juin 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Bonne réalisation
  • Belle photographie
  • Bonne interprétation
  • Bons effets spéciaux

Que faut-il oublier ?

  • Scénario politiquement dirigé
  • Peu de sang

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