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Critique du Film d'animation : Wallace et Gromit le mystère du lapin-garou
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Critique du Film d'animation : Wallace et Gromit le mystère du lapin-garou

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 18 avril 2006 à 0449

Terreur dans les potagers

Après leur surprenant et colossal succès que fut Chicken Run, les responsables des studios Aardman ont décidé de tenter un nouveau défi en portant sur grand formatles aventures de leur célèbre duo, Wallace et Gromit. Renouvelant leur technique favorite, la plasticine animée par stop-motion – un peu retouché par la synthèse quand même -, les réalisateurs Nick Park et Steve Box décident de construire prioritairement leur travail sur un script ultra développé et bourré de références, sachant parfaitement qu’ils ne peuvent rivaliser en ‘’réalisme’’ avec l’animation 3D et les derniers opus de Pixar, ou de Dreamworks.
D’ailleurs, de par le matériel de départ, un chien anthropomorphique muet et prosaïque – style le Bernardo de Zorro – et un inventeur farfelu dingue de fromage – un mélange de Géo Trouvetou et du docteur Brown de Retour vers le Futur -, on se situe bien entendu dés les origines dans le monde du pastiche et de la référence. La brèche du pastiche est donc grande ouverte, une ouverture que les auteurs empruntent avec fougue, subtilité et délectation. La transgression encyclopédique principale - placée bien entendu sous le signe de l’humour - qui ressort rapidement est le mythe du loup-garou, dans sa période Universal Classics. L’hommage est franchement génial, transposé dans un univers végétarien, ou les principales victimes sont des courges et des carottes choyées par leurs propriétaires comme leurs propres enfants. L’humour apparaît donc par ce décalage irréaliste et non pas par le style narratif, qui reste plus que fidèle aux codes du genre, et qui en respecte tous les aspects, techniques et artistiques.
De plus, au-delà de cette relecture lycanthropique loufoque, le film est également un véritable festival de références et d’hommages divers plus que réussis. Pour en rester dans la période fantastique des années 30-40, il est aisé de dégager bon nombre d’éléments issus des chefs d’œuvre de James Whale et consorts. En plus du Loup-garou, on retrouve donc des séquences directement empruntées – et habilement adaptées – à Docteur Jekyll & Mister Hyde, Frankenstein, et même King Kong. Un véritable régal pour les cinéphiles. Mais ces clins d’œil fantasticophiles ne sont pas les seuls, car d’autres y sont glissées – Batman, SOS Fantômes, Gremlins -, de manière plus détournée, comme ce chasseur de safari obsessionnel nommé Victor Quatermain – en référence aux Mines du Roi Salomon - et qui est plus proche par son incompétence et sa méchanceté de Richard Chamberlain ou du chasseur de Jumanji que de l’élégant Stewart Granger.
Le film s’appuie aussi sur une intrigue romanesque plus que classique avec ce triangle amoureux – avec sa promise toute Victorienne - et la rivalité entre deux prétendant stéréotypés à outrance : le rêveur romantique et timide et le fier à bras obtus et violent. Et comme tout bon film romantique qui se respecte depuis l’ère de Harold Lloyd ou Charlie Chaplin, c’est la sensibilité qui finit par l’emporter sur l’indélicatesse. Car si Wallace et Gromit est une occasion pour les auteurs de s’amuser avec les légendes et les conventions, il est hors de question de trahir l’essence ou la philosophie romanesque d’un genre qui leur est très cher.
De plus, l’un des principaux motifs de satisfaction qui ressort à la vue de Wallace et Gromit – le Mystère du Lapin-garou vient du fait de constater que la créativité et l’ingéniosité des britanniques n’a aucunement souffert de leur transfert à Hollywood et que les dollars de Dreamworks, indispensables pour la réalisation de ce format long qui a nécessité cinq années de labeur, n’ont aucunement influencé sur l’esprit ‘’Wallace et Gromit’’ des moyens métrages. Bien au contraire, le film se comporte exactement comme il le fallait ; une rencontre entre la démesure référentielle américaine et la subtilité comique, fraîche et totalement absente de vulgarité, si particulière à nos amis d’outre-manche. Un mariage plus que réussi.

La conclusion de

Même si la méthode d’animation peut en déranger certains, il serait dommage pour ces personnes réticentes de ne s’attarder que sur cet aspect technique pour juger définitivement ce petit bijou d’humour subtil et rafraîchissant. Doté d’un scénario très bien construit, bourré de références cinéphiliques, Wallace et Gromit : le mystère du lapin-garou est au final un spectacle très amusant, destiné à toute la famille. Car chacun, en fonction de son age, peut y trouver des motifs de satisfaction.

Que faut-il en retenir ?

  • Scénario amusant et bien construit
  • La performance technique
  • Fourmillant de références
  • Du vrai grand public

Que faut-il oublier ?

  • Une technique d’animation qui peut déplaire

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