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Critique du Film : Volcano High
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Critique du Film : Volcano High

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 29 mars 2006 à 0221

Mutants récalcitrants

Dans une école coréenne, des groupes d’étudiants sont regroupés au sein de fraternités rivales qui s’affrontent sans cesse pour le contrôle de l’établissement. Le proviseur, un homme sage mais autoritaire, parvient à garder un semblant d’autorité, notamment grâce à la possession d’un mystérieux Parchemin Sacré, qu’il conserve caché et qui serait révélateur d’un grand secret. L’arrivée du jeune mutant Kyeong-su et le dramatique empoisonnement, d’origine criminelle, du proviseur, vont soudainement plonger l’école dans le chaos, tous les partis convoitant le fameux manuscrit.
Bon, Vulcano High est une comédie d’arts martiaux, avec une grosse pointe de science-fiction. Au niveau narratif, le réalisateur Tae-Gyun Kim a mixé avec un ‘’savoir-faire’’ tout exotique les différents éléments qui composent son film, à savoir ; - La grande tradition des films de sabre – avec la présence de l’équipe féminine de Kendo – et son utilisation de la technique des câbles, - Le film de Kung Fu, - La critique du rigide système éducatif asiatique – un gros clin d’œil au Battle Royale de Kinji Fukasaku. - La comédie burlesque de tradition chinoise, - Le manga – avec sa variation de plans fixes dynamiques et d’effets - Et même la science-fiction américaine avec la présence de cette école remplie de mutants (X-Men) et ces surveillants surpuissants en manteaux de cuir (Matrix).
Mais est-ce que l’amalgame se fait de manière harmonieuse ? Malheureusement non, en raison d’un scénario brouillon et finalement très basique qui prend trop la direction de la comédie teen-movie à la sauce au soja. On assiste alors, un peu désabusé, parfois amusé, aux déboires sentimentaux et aux problèmes identitaires puérils des différents protagonistes, le tout baigné dans une ambiance un peu superficielle et convenue, avec une absence totale de prise de position critique, tant au niveau social que psychologique.
Mieux vaut se tourner vers la réalisation en elle-même, car l’intérêt du film se situe bien là. Je passe sur cette mise en scène théâtrale et cette interprétation posée qui est la marque de fabrique du burlesque asiatique, et qui, franchement, n’est pas du tout ma tasse de thé au jasmin. Je vais plutôt vous parler d’autres aspects, plus techniques. La photographie, tout d’abord, qui est excellemment soignée et d’une réelle beauté artificielle, avec une préférence pour les bleus et les gris. Un choix qui amène une sensation froide et cruellement belle, très loin des rendus habituels des films de sabre et plus proche de la SF ou du cyberpunk.
Puis vient la chorégraphie des combats avec son mixage d’effets spéciaux. Bien que l’on ne puisse pas dire que cela brille par une quelconque originalité, le résultat est très spectaculaire et magnifiquement mis en image. Les effets spéciaux sont, de plus, discrètement glissés dans la chorégraphie et uniquement lorsqu’ils doivent y entrer comme une composante essentielle. Pas d’effets gratuits. Les combats de mutants sont ainsi très spectaculaires, dans la plus pure tradition Dragonball Z, mais jamais outranciers ou ridicules. La séquence finale, entre le héros et le responsable des surveillants, deux mutants aux multiples pouvoirs, est vraiment impressionnante.
Un bon point également pour la bande son, très variée et dont l’intensité module vraiment avec le déroulement dramatique de l’histoire, aussi faible soit-il. Ainsi, le spectateur, séduit ou perturbé, mais certainement pas indifférent, assiste à un récital qui navigue sans arrêt entre la musique new metal et les sonorités d’un accordéon de bal musette !

La conclusion de

Vulcano High est une comédie potache qui baigne dans une atmosphère d’arts martiaux et de mutants en crise d’adolescence – malgré leur age visiblement avancé ! Le final est assez bordélique, à cause d’un scénario brouillon qui veut impérativement imposer en bloc tous les éléments hétérogènes du film. Et comme la trame est d’un simplicité puérile, la mixture résultante se retrouve assez inintéressante. Par contre, la réalisation, la photographie et la chorégraphie des combats arrivent presque à combler ces carences narratives, et, en compagnie d’une bande musicale intéressante, elle peut être considérée comme un spectacle à part entière.

Que faut-il en retenir ?

  • Effets spéciaux intéressants
  • Chorégraphies martiales réussies
  • Musique originale variée
  • Photographie soignée

Que faut-il oublier ?

  • Mélange de genre mal traité
  • Scénario trop simpliste
  • Réalisation parfois brouillonne

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