75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°8 : Dans l'espace publicitaire, personne ne vous entend crier. Surtout si vous le bloquez.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique de la Bande Dessinée : La Planete Dakoi
La Planete Dakoi >

Critique de la Bande Dessinée : La Planete Dakoi

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 2 mars 2006 à 0735

Introduction à un space opéra élégant et rafraîchissant

Planète Dakoï est le premier tome d’introduction de l’univers de Kookaburra (à l’origine le nom d’un gros oiseau carnivore d’Australie). Cette mise en bouche est destinée à nous introduire les principaux personnages, nous toucher un mot de la fameuse prédiction des cinq enfants, et enfin nous familiarisé avec le style graphique si particulier de Crisse.
Le personnage du sniper Dragan Preko, est le premier à nous être présenté, et cela dés la première image, dans une inconfortable situation qui lui semble habituelle. Grâce à une abondance de détails et de multiples poses très dynamiques, on devine rapidement que ce type est un casse-cou, mais aussi un homme d’une étonnante rapidité d’adaptation. Franc-tireur hollywoodien, il me fait irrémédiablement penser à un mélange de Cobra (le Japanime, pas Stallone…) et de Snake Plisken (le mercenaire de New York 1997 et L.A.2012), et sa physionomie, ainsi que le bandeau qui lui couvre un œil, me conforte dans cette impression.
Il a un pote du surnom de Skullface, un Schwarzi presque robotisé, à l’humour lourd et au franc parler tapageur (pas que le franc-parler d’ailleurs). Il doit son état actuel à des irrémédiables blessures de guerre qui l’ont laissé comme mort, et seule la cybernétique l’a sauvé (Vous avez dit Rococop ?). Un duo de héros d’une construction somme toute classique, avec des rapports sociaux très conventionnels, qui fait que le lecteur s’aventure en terrain familier et conclut de suite: ces deux gars, c’est la dynamite !
Une partie de cet opus se consacre donc aux tribulations (à la manière d’un buddy movie) de ces deux énergumènes forts en gueule, en reconnaissance sur la planète hostile de Dakoï (sales petites bêtes, gros monstres et antipathiques aliens au menu du jour). Ils y rencontrent, au détour d’un couloir et de manière musclée, la troublante et tonique Thaman Kha, une Amazone qui est sur Dakoï pour la même raison qu’eux : la localisation et la libération d’un mystérieux personnage. Et on sent de suite que ce trio va faire du foin.
Le scénario de cette Planète Dakoï est relativement aisé à suivre, avec cette part de mystère entretenue à l’occasion de la présentation assez vague de ces enfants qui laissent parfois transparaître, de façon involontaire, des pouvoirs étonnants. Ce système de tiroirs fonctionne parfaitement, grâce à une mise en page aérée, très agréable à l’œil, et un trait précis doté de magnifiques encrages. Le lecteur a donc tout loisir de se consacrer au déroulement de l’histoire tout en admirant de magnifiques cadres, sans pour autant être noyé sous un flot d’informations. Même la longue séquences d’explication (3 pages) à bord du vaisseau en orbite autour de Dakoï n’est pas rébarbative, grâce une bonne diversité de valeurs de plans et de vues, dans le pur style cinématographique.
De plus, Crisse, dés ce début en fanfare, met les points sur les i. Kookaburra sera un Space Opéra métaphysique, héroïque et… humoristique. Un humour qui transpire par ce trait un peu en rondeur et la façon toute américaine qu’ont ces héros de sortir de nombreuses conneries dans le style ‘’punch line’’. Cela pourrait paraître lourd, c’est vrai, mais c’est plutôt drôle, à la manière d’un épisode de l’Arme Fatale. C’est surtout amusant parce cela ne dure pas trop longtemps, et les blagues potaches s’effacent lorsque Crisse retourne au traitement de sa mythologie, qui est ce qu’elle est ; c'est-à-dire pas terriblement originale (une prophétie, les 5 ‘’éléments’’, les répliques des Bene Gesserit, la guerre spatiale contre les Amazones, etc.), mais très bien introduite, de manière progressive, et très fournis en éléments conceptuels. Pour résumé ; c’est traité de manière très élégante.

La conclusion de

Planète Dakoï n’est qu’un ouvrage d’introduction à un cycle qui se veut assez long, vue la multitude de possibilités entrevues. Mais ce tome n’est pas pour autant inintéressant car, très loin d’être ennuyant, il mélange parfaitement bien le coté héroïque et purement actionner de l’infiltration de Dragan Pekro and Co sur la planète Dakoï et l’aspect beaucoup plus ésotérique consacré à la mise en place de sa mythologie avec le premier signes de la concrétisation de la prophétie. Le tout mis en valeur par un trait très agréable, parfois même magnifique, et une mise en page judicieuse. Un excellent début…

Que faut-il en retenir ?

  • Scénario divertissant
  • Personnages attachants
  • Bon mariage entre action et ésotérisme
  • Des graphismes excellents, une mise en page agréable.

Que faut-il oublier ?

  • Structure très classique
  • Bourré de stéréotypes.

Acheter La Planete Dakoi en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de La Planete Dakoi sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Kookaburra

En savoir plus sur l'oeuvre Kookaburra