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Critique du Film : La Crypte
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Critique du Film : La Crypte

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 13 janvier 2006 à 0637

J’ai rien vu. Ce film est crypté ?

Le Dr Nicolai et Katherine, son assistante, découvrent une gigantesque caverne partiellement inondée dans les fondations d’un vieux monastère en ruine datant du XIII° siècle. Ils décident de l’explorer, accompagnés et encadrés par une équipe chevronnée de spéléologues plongeurs, pour découvrir ce qui finalement se trouve être la plus grande rivière souterraine jamais recensée. Une fois sur les lieux, les membres de l’expédition constatent qu’ils ne sont pas les premiers à être passés par là et que la caverne semble peuplée d’une faune assez agressive.
Dans une semi-obsurité qui finit par rapidement agacer, les responsables commencent par arriver dans une gigantesque salle souterraine qui se situe apparemment sous le monastère. Je dit apparemment, car la séquence d’arrivée est si mal bricolée que l’on ne sait déjà plus, dés le début, ou l’on se situe exactement. Ha oui, on sait que l’on est sous les Carpates. Comme ils le disent plein de fois dans le film, on pense donc que c’est important. C’est faux. On devrait s’en foutre.
Bref, installé dans cet endroit inquiétant et inexploré, Jack, le responsable de l’expédition décide d’envoyer en éclaireur un de ses hommes. Ce dernier, tout seul – contrairement aux habitudes militaires du binôme -, parcoure donc sur 4 kilomètres une galerie inondée, pour parvenir dans une salle sèche, d’où il peut communiquer avec l’équipe au moyen d’une fibre optique tendue entre les deux pièces. Et là, déjà, on est mort de rire, car on réalise soudain que durant une bonne partie du trajet sous l’eau, le courageux éclaireur – envoyé tout seul au casse-pipe – a continué à discuter très distinctement avec le camp de base tout en ayant l’embout de son masque respiratoire dans la bouche. Et l’on n’a pas fini de se marrer, lorsque par l’intermédiaire d’un moniteur vidéo, on assiste à l’attaque sauvage d’une… taupe ! Vraiment terrifiant. L’animal, ou un sac en papier, ou même un vulcanien - on en sais rien, on voit toujours que dalle -, arrive tout de même à couper la communication. Tout le monde se lance alors à l’eau pour lui porter secours… C’est beau la solidarité. Mais cela ne va pas durer.
Comme dans Descent, les aventuriers vont alors voir leur retraite condamnée par un éboulement. Conséquence d’une exploration mal négociée dans laquelle l’un des membres va perdre la vie. Cet évènement est retranscrit au moyen d’une séquence si mal filmée et montée avec un rythme si soutenu que je n’ai strictement rien pigé, l’obscurité quasi-totale n’aidant pas à la compréhension. Tout ce que l’on voit, c’est des bulles et une explosion, et peut-être un monstre, ou le carnet de la scripte... Moyennant quoi, à partir de ce moment clé, ces pourtant expérimentés baroudeurs vont un peu péter les plombs et discuter toutes les décisions de Jake, qui les convainc, au moyen d’une réplique bien sentie, de continuer pour trouver une issue. Certains auraient préféré se faire une belote de 12 jours en attendant des secours.
Au bout d’une heure d’errance dans le noir, les protagonistes sont enfin attaqués par des rangées de dents, que l’on peu apercevoir de temps à autre en fronçant bien fort les sourcils, durant les rares moment où le cadreur arrête de gesticuler et lorsque le monteur schizophrène se calme un peu. Ca crie, ça court, ça gémit, ça tombe à la flotte, bascule dans des chutes d’eau et se fait attaquer par des anguilles ou des nouilles en salade. Nouveau rire lorsque Jake, ayant insisté pour descendre, décide soudainement qu’il faut grimper pour remonter ! Il faut dire qu’il a changé, Jake. Hé oui, il se transforme car il est lui aussi victime de ce parasite qui mute les hommes en des créatures ailée et bigleuses. Dans un sens, c’est cool pour le groupe car maintenant… il sent les Choses. Pratique, même si cela lui file régulièrement de douloureuses envies de faire caca.
Entre temps, grâce aux habiletés Lara Croftiennes de la jolie Charlie qui s’essaye à la varappe, on a pu assister à la scène la plus réussie, et paradoxalement la plus drôle du film, au cours de laquelle elle se retrouve, suspendue dans le vide, à la lutte avec une créature qui se met à tricher en décidant de voler, avant de tenter de lui arracher de manière autoritaire son soutif et de lui rouler une pelle. Grand moment d’érotisme ‘’gigerien’’ (sic). Dommage que le chef opérateur ait oublié d’allumer la lumière…
Remarquant que Jake a de gros problèmes de transit intestinal, et un peu refroidie par la mésaventure de Charlie, une partie de l’équipe décide de ne pas le suivre et part au hasard d’un cours d’eau pour tomber, bien évidemment, sur les créatures tatouées (??) qui les attendent impatiemment avec couteaux et fourchettes.
Partis de leur coté, Jake, son frère et un black boiteux parviennent alors dans une grande salle rouge – mais pleine de méthane !!- remplie de petites flammes qui ignorent les lois chimiques sur la combustion des gaz, et d’une fumée très tendance. Remarquant des bulles dans l’eau bouillante, Jack, entre deux coliques, déclare :’’l’eau qui remonte ici est plus fraîche, c’est donc la sortie’’. Cool, on se dit que l’on a finit de souffrir et de se péter les yeux à essayer de voir quelque chose. Sauf que le frangin de Jake, très taquin, se rappelle qu’il a laissé une gonzesse derrière, la jolie Katherine, et qu’il faut aller la chercher. Et rebelote dans l’autre sens, ça court, ça crie, ça gémit, et on voit toujours rien, et surtout pas le moindre effet horrifique.
Finalement, tout le monde se retrouve dans la salle rouge, en compagnie des monstres. C’est à ce moment que Bruce Hunt, véritable tâcheron du clip vidéo, décide de nous offrir sa séquence héroïque, avec l’ultime sacrifice de Jake qui permet aux trois survivants de s’évader, en se jetant courageusement sur une bestiole. Avant de tout détruire en enflammant le méthane contenu dans la caverne.
The Cave est un mélange édulcoré et raté de Aliens et de Pitch Black. Il évite soigneusement les effets horrifiques, contrairement à The Descent qui, faute d’être original, était au moins efficace. Alors ne parlons pas du gore, complètement inexistant. Choix bizarre dans cette catégorie de films de montres sans scénario, où l’horreur graphique est en général l’un des principaux atouts. Les acteurs, ballottés à droite et à gauche au gré d’une caméra mal maîtrisée, ne sont pas particulièrement convaincants et n’arrivent pas à communiquer la sensation d’angoisse nécessaire à leur crédibilité. Mais le pire est la réalisation des scènes d’action ; un véritable cauchemar. Si tant soit peu on essaye de comprendre quelque chose, on s’agace rapidement devant le manque de plans d’expositions et de mise en situation. Si les attaques étaient effectuées par des muppets, le résultat serait totalement identique. Très crispant. Surtout lorsque l’on sait que ce film à coûter beaucoup plus cher que le survival de Neil Marschall.

La conclusion de

Quelques mois après le réussi The Descent, le spectateur amateur de balades dans le noir se voit proposer The Cave, qui offre, sur un pitch presque identique, une variante sur le thème du huis clos dans lequel une bande de têtes brûlées est harcelée par des mystérieuses créatures. Mais la mayonnaise ne prend pas et le film n’est pas terrifiant pour deux sous. La faute à une réalisation si brouillonne qu’elle empêche le spectateur d’entrer dans l’histoire et qui finit même par agacer. Au final, ce film ne satisfera ni les amateurs de films d’action – on pige rien -, ni les amateurs de film bis – même pas une fesse à mater – et encore moins les amateurs de films d’horreur – pas le moindre soupçon de gore. A éviter, sauf si vous êtes nyctalope et que vous pouvez voir dans le noir pelliculaire.

Que faut-il en retenir ?

  • Piper ‘’Coyote Girl’’ Porado en Lara Croft, short à l’appui
  • Les plans sous-marins
  • L’humour involontaire

Que faut-il oublier ?

  • Scénario alibi
  • Réalisation brouillonne et montage clippé
  • Comédiens cachetonnant
  • Absence totale de gore

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