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Critique du Film : Les Maitres de l'Univers
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Critique du Film : Les Maitres de l'Univers

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 20 décembre 2005 à 0926

Musclor contre Squelettor, un film cannon..

Sur la planète Eternia, le maléfique Squelettor s’est emparé du pouvoir, et avec l’appui de sa redoutable armée, il impose un règne de terreur. Cependant, la résistance s’organise et Squelettor est bien déterminé à l’écraser en capturant de manière spectaculaire leur chef, le guerrier Musclor. Ce dernier, accompagné par quelques fidèles compagnons, parvient à échapper à la capture en empruntant une porte spatio-temporelle qui les mène sur la Terre du 20ème siècle. Le monarque sanguinaire envoie des mercenaires à leur poursuite.
Les Maîtres de l’Univers est une série d’animation qui inonda les chaînes du monde entier dans les années 83-86, et qui, en compagnie d’une série spin-off nommée She-ra, connu un énorme succès qui entraîna la création de nombreux produits dérivés, notamment des jouets pour enfant fabriqués par Mattel. Mélange d’Héroïc-fantasy et de science-fiction japonaise – du style San-ku-khai ou Power Rangers – ces deux séries présentaient tous les ingrédients de ces deux styles, en les mélangeant à volonté et sans réel discernement. Au fil des épisodes, on pouvait donc avoir droit des morceaux choisis rappelant Conan le Barbare, Galactica,’un film de sabre japonais ou la magie dans le style Dungeons & Dragons. Bref, un beau bazar profondément manichéen, avec des personnages stéréotypés à l’extrême, mais qui savait rester divertissant et bon enfant.


Les deux moguls barjos des années 80, Menahem Golan et Yoram Globus – les créateurs de la compagnie Cannon Group – décident alors que ce dessin animé chéri par les enfants mérite bien son adaptation cinématographique. Certainement pour effectuer des frais superflus, ils décident que l’action se déroulera en grande partie sur Terre. Les séquences extra-terrestres se contenteront de plans tournés dans le palais de Squelettor – on en voit qu’une seule pièce - ou dans le plus d’obscurité possible – donnant l’impression qu’Eternia est aussi accueillante que la Lune. Seuls quelques plans extérieurs timides nous montre Musclor évoluer dans son milieu naturel, qui ressemble fortement au maquis qui règne en maître derrière ma maison de campagne.
Pour incarner le courageux Musclor, les producteurs ont choisi le succédané blond de Schwarzenegger, le colosse suédois nommé Dolph Lundgren. Un acteur au talent si impressionnant qu’en comparaison, on pourrait croire que Steven Seagal est un diplômé de l’Actor Studios. C’est dire. Il est entouré de comédiens aussi mauvais et peu motivés que lui, accompagné d’un gnome distrait à larges bajoues. Arrivés sur Terre, la compagnie fera la rencontre d’un couple de d’jeuns, parmi lequel le téléphage reconnaîtra le joli minois de Courteney Cox, et d’un flic obtus mais courageux – James Tolkan, le seul acteur convaincant de cette clique de branquignoles. Du coté des méchants, on ne reconnaîtra pas Frank Langella qui se cache sous le masque – réussi – de Squelettor, et la Sorcière de service – il y en a toujours une ! – est incarnée par une comédienne aussi bien foutue que piètre actrice, j’ai nommé Meg Foster.

Comme je l’ai dis plus haut, l’action se déroule principalement sur Terre. J’ajouterais de manière plus précise, uniquement dans un seul quartier de banlieue qui regroupe quelques maisons, un cimetière, un magasin d’instrument de musique, une grande rue et un hangar – le gymnase du collège ? Une zone que l’on pourrait presque considéré comme un no-man’s-land vu le peu d’intérêt que lui portent les autorités et les médias lorsque se déclare une véritable guerre destructrice entre Musclor et les sbires de Squelettor. A travers une débauche d’effets pyrotechniques, tout ce sympathique personnel de cirque met littéralement un souk terrible dans le quartier, dans la plus totale indifférence. D’ailleurs, ou sont les habitants ?
Comme dans tout film classé ‘’jeunesse’’, Les Maîtres de l’Univers possède son boute-en-train ; une sorte de gnome à grosse tignasse rousse nommé Gwildor. Mélange improbable de Yoda et d’un muppet, c’est en fait un sacré savant et une tête en l’air incorrigible, qui essaye de faire connaissance avec une vache et qui pique de la bouffe dans les fast-foods. Créature finalement assez bien réussie physiquement, elle remplit parfaitement son contrat ; amuser les spectateurs les plus jeunes.
On ne peut en dire autant des autres créations. Certaines sont mêmes fortement ratées, comme la Bête, un barbare musculeux et poilu dont le masque aux dents proéminente ne transmet aucun mouvement facial, ou le chef des mercenaires, une sorte de réplique de Billy Idol qui aurait enfilé le costard ‘’fin de carrière’’ du King. Beurk ! Les commandos de Squelettor, quand à eux, sont sûrement équipés avec les anciens stocks de déguisements qui servaient aux Cylons de Galactica, la petite loupiote rouge en moins.

Les effets spéciaux visuels, maîtrisés mollement par Richard Edlund, sont corrects, sans plus, et on a connu le génie de Star Wars plus inspiré. Un manque de moyens sans doute. La réalisation, quand à elle, est loin d’être honteuse, de même que la bande originale de Bill Conti, qui ressemble fortement à celle de Superman. Les faux pas sont cependant nombreux, la mise en scène des combats, comme les effets théâtraux du style l’arrivée des super vilain, sont d’une puérilité et d’une naïveté sidérante. Le résultat peut faire vraiment rigoler ou agacer en fonction de l’état d’esprit du moment, mais c’est indéniablement très mauvais.

La conclusion de

Les Maîtres de l’Univers est la matérialisation typique de l’exploitation aveugle d’une licence, sans aucun autre but que faire du fric sur le dos des gamins. Le résultat n’est pas minable, ni ridicule, il est tout simplement mauvais. Doté d’un scénario rachitique et interprété par des acteurs démotivés, il se rattrape un peu avec des effets spéciaux corrects pour l’époque et quelques gunfight laser ‘’star warsiens’’. Pour cela, il a une chance de distraire ponctuellement les plus jeunes spectateurs.

Que faut-il en retenir ?

  • Effets spéciaux corrects
  • Peu amuser les plus jeunes

Que faut-il oublier ?

  • Scénario insipide et rachitique
  • Comédiens risibles
  • Réalisation sans inspiration

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