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Critique du Téléfilm : Interceptor Force
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Critique du Téléfilm : Interceptor Force

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 5 décembre 2005 à 0940

Quand Olivier Gruner mate de l’extra-terrestre..

Un vaisseau spatial extra-terrestre est abattu lors d’un accrochage meurtrier avec une escadrille de F-117. Un module de secours parvient cependant à s’éjecter et s’écrase sur le territoire mexicain, creusant un impressionnant cratère. Les autorités américaines décident d’envoyer sur les lieux du crash une équipe d’intervention, accompagnée de deux scientifiques, afin de détruire la menace et de récupérer des échantillons de l’alien, si possible. Arrivés sur place, le commando s’aperçoit qu’il va falloir composer avec deux adversaires, un redoutable extra-terrestre polymorphe et les occupants de la région, principalement composés de guérilleros versant dans le trafic de drogue.
Interceptor Force nous refait le coup de l’extra-terrestre belliqueux réfugié dans un endroit, de par sa nature, déjà hostile aux héros. Cette fois ci, on est plongé en plein arrière pays mexicain, remplis de guérilleros demeurés accrocs à la bouteille de téquila et aux filles légères, et toutes aussi également débiles. Par conséquence, les personnages principaux ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour capturer, ou détruire, cette réplique un peu ratée du Prédator, mais ayant le même goût prononcé pour l’assassinat. Ne manquons pas de signaler l’incompétence du gouvernement mexicain, qui ne repère même pas le crash, et la relative passivité des locaux qui ne s’étonnent pas plus que ça de voir un cratère presque aussi grand que le Grand Canyon à coté de leur village.
Jetons un œil à ce vil voyageur galactique qui menace l’intégrité physique de tous ces braves gens. La créature, entièrement construite en synthèse – avec un degré de qualité variable -, a approximativement les mêmes pouvoirs que la création de McTiernan, en plus de son allure insectoïde, avec une capacité de camouflage hors du commun. Elle a cependant un atout de plus, elle peut imiter à loisir l’apparence de la dernière proie qu’elle a croisé sur son chemin, après l’avoir trucidé bien entendu. Cela va donner l’occasion au réalisateur de tenter de nous égarer, en vain faute d’un scénario trop prévisible, sur l’identité réelle de la créature.
Du coté des héros, on est en plein dans les stéréotypes. Le responsable est un mec qui en a vu d’autres, experts en arts martiaux, machiste et prétentieux, et cependant il reste un gars réfléchi – sauf qu’il a la curieuse manie de descendre sans hésiter des véhicules en marche ! Il est accompagné par deux hommes, un rasta cupide et emporté adepte du pistolet mitrailleur et un beau gosse blond qui sera d’ailleurs la première victime de l’alien, qui en deviendra le ‘’doppleganger’’. Ces trois baroudeurs sont accompagnés par un ingénieur informatique un peu craintif et une experte en biologie - ou autre chose qui se termine par ‘’gie’’- maso qui prend plaisir à porter d’épais pantalons en cuir moulant en plein désert mexicain. Cette belle équipe va donc faire en même temps la connaissance de la créature, mais aussi de ces guérilleros sortis tout droit du 19ème siècle, commandés par un fan de Pancho Villa. Caramba ! Quel programme ! On se dit que ça va déménager, hélas, on déchante rapidement.
Du coté technique, on ne peut pas reprocher grand-chose au film. L’action est relativement bien filmée et la pyrotechnie soignée. La chorégraphie des combats est également d’un bon niveau et les coups de tatanes dans la gueule sont très esthétiques. Interceptor Force est un actionner et se revendique comme tel. Les séquences de vol sont satisfaisantes avec un vaisseau spatial pas original pour deux sous mais bien modélisé. Bref, à ce niveau, on ne fout pas de la gueule du téléspectateur. Le problème vient d’ailleurs, comme la vérité…
Le scénario, d’un vide absolu, est en fait un monotone défilé de pugilats aux poings, à l’arme blanche, ou aux armes à feu. Tout le monde se tape dessus jusqu’à ce que les humains réalisent que la coopération est la meilleure solution pour triompher de leur ennemi commun. Qui a dit qu’il n’y avait pas de messages dans les nanars ? Bref, les fier américains, beaux et intelligents, aidés par les chicanos, crades et cons comme des manches, vont s’attaquer de concert à un extra-terrestre borné, sadique et psychopathe. Le combat sera épique, les morts nombreuses - cependant, sans aucune trace de sang – et l’humanité finira par détruire l’entité, qui périt brûlé lors de l’explosion du vaisseau chargé de venir la récupérer. Bref, c’est véritablement ennuyeux et sans aucun interet.
Heureusement pour nos zygomatiques, il y a notre ami boute-en-train Olivier Gruner. Décidemment, le frenchie d’Hollywood est vraiment un cas exceptionnel. Très doué avec ses pieds et ses mains, il l’est beaucoup moins avec son jeu d’acteur, qui se résume à deux ou trois grimaces en fonction des circonstances – content, contrarié ou en colère – qui fait passer les capacités dramatiques de Vandamme pour des performances sorties de l’Actor Studio. Mélange improbable du susnommé, de Steven Seagal et de Chuck Norris, il trimbale sa carcasse en faisant le fier à bras, la mâchoire serrée et le regard bovin, dissimulé la plupart du temps – le réalisateur n’est pas si bête !- sous des lunettes noires. Fortement gêné lors de hilarantes séquences de dialogue – trop rares, malheureusement -, il se rattrape lorsque survient la baston. Y’a pas à dire, il est souple Olivier !
Elément comique à lui tout seul, il est aidé par le surjeu complètement décalé du rasta man (Glenn Plummer) qui passe son temps à s’engueuler avec l’informaticien timoré et à poser quarante fois la même question d’un air faussement menaçant. Il est également à signaler la présence incongrue, en responsable politique – dans le style MAJESTIC 12 –, de Brad Dourif, qui décidemment, a pour manie de s’égarer dans toute sorte de séries B poussives. D’ailleurs, il n’est pas le seul acteur de série B connu à figurer dans Interceptor puisque on peut y voir également William Zabka (Python), Ernie Hudson (Shark Attack) et Glenn Plummer (Saw II).

La conclusion de

Interceptor Force n’est pas un produit qui avait, avant sa vision, la faculté de me faire rêver à quelque chose de grandiose. Cependant, je suis déçu, car l’histoire, mieux traitée – dans un style Rodriguez, par exemple – aurait pu donner un B movie assez jubilatoire avec ce mélange de vieux calibres, de rayon laser et de bastons. Mais en raison d’un excès de conventionnalisme et de frigidité artistique, il en résulte une œuvre sérieuse, mais monotone et finalement trop souvent ennuyeuse.

Que faut-il en retenir ?

  • Combats bien chorégraphiés
  • Réalisation et séquences de vol correctes.

Que faut-il oublier ?

  • Dialogues poussifs
  • Scénario linéaire et sans surprise
  • Interprétation parfois risible
  • Aucun suspense.

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