James Herbert est un auteur de littérature d’horreur très connue et pourtant je n’avais jamais lu un seul de ses nombreux romans ! Il a écrit entre autres la trilogie des
Rats,
Fog qui fut adapté sur grand écran par
John Carpenter en 1979 ou
Le Sombre. Pourtant, je n’avais pas encore lu un seuls de ses romans. Bref, ce n’est pas très important puisque je viens de terminer son dernier qui s’est quand même vendu dans sa patrie d’origine à plus de 300 000 exemplaires. C’est un authentique Best-Seller de l’épouvante britannique. Mais bon on est pas là pour étaler la force de vente de ce roman.
Un roman qui parle d’une vieille bâtisse hantée par un lourd secret. Mais aussi d’une famille déchirée par la perte d’un jeune enfant. C’est la famille
Caleigh qui vient s’installer durant quelques mois dans la région du nord du Devon dans cette immense et ancienne bâtisse. Celle-ci s’appelle Crickley Hall et elle n’est pas tout à fait ce qu’espérait le couple Caleigh. Ceux-ci sont perturbés par la disparition de leur plus jeune enfant, le petit
Cameron, et font tout pour retrouver une vie plus stable pour leurs deux filles,
Loren et
Cally. Néanmoins,
Eve et
Gabe Caleigh ne sont pas au bout de leur peine puisque
Crickley Hall va leur faire passer des sales moments.
C’est un roman assez classique on va dire. Tous les bons ingrédients pour faire dresser les cheveux sur la tête sont là. James Herbert excelle dans l’art de faire un portrait détaillé de la maison et surtout de ce qu’elle procure à ses habitants. J’en suis même venue dans les premières pages à frissonner. Mais le seul problème c’est que j’ai trouvé ce roman trop long par rapport au dénouement du terrible secret. Il fait 545 pages et personnellement je pense qu’il y a 150 pages de trop. C’est vrai ! et comme je le disais plus haut
James Herbert prend son temps et plonge le lecteur au fur et à mesure dans cette atmosphère d’horreur que détient
Crickley Hall sauf que bon vers la fin ça devient un peu long. Surtout que le dénouement en fait n’est pas si terrible que ça. Oui j’ai été légèrement déçue par le pourquoi du comment ce fait-il que la maison est hantée !?! Je m’attendais à plus horrifiant. Bon bien sûr c’est pas fleur bleue hein, James Herbert a quand même une imagination assez malsaine, mais il manque quelque chose de plus pimenté.
Ensuite, comme dit plus haut, le roman n’est pas sans grâce. Dès qu’on plonge dans son histoire, on n’arrête pas notre lecture facilement. Il faut dire que
James Herbert est un très bon auteur et même si je n’ai pas tellement accroché à ce présent roman ça m’a donné envie de lire d’autres romans de celui-ci. Oui puisque
James Herbert a la finesse de construire des personnages assez émotionnellement attachants avec une bonne approche psychologique. Et son style littéraire excelle dans ce genre puisqu’il met tous les atouts pour nous faire dresser les cheveux sur la tête. L’ambiance de la maison est palpable, les portes-claques ou elles s’ouvrent mystérieusement, des flaques d’eau apparaissent sans aucune détection de fuite, des ombres blanches ou noires naviguent dans les couloirs de la maison. Bref, un must d’épouvante.