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Critique du Film : Anacondas II
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Critique du Film : Anacondas II

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 12 octobre 2005 à 0950

Une histoire de tuyaux

Dans la jungle de Bornéo, y’a une fleur, une orchidée sauvage plus précisément. Et noire. Jusque là rien d’exceptionnel me diriez-vous, on pourrait dire même que l’on s’en fout… Ok. Et si je vous disais que ce vulgaire végétal était l’équivalent d’un truc vachement puissant, comme le graal, ou la pierre philosophale ? Ha, ha, de suite je vois que vous rigolez moins ! Comment ça ?.. Vous ne me croyez pas ? Puisque je vous dis que c’est vrai, on m’a même filé l’enregistrement d’un reportage sur le sujet ; A la Poursuite de l’Orchidée de Sang (?) qu’il s’appelle.
Tout d’abord, il nous présente les types qui ont trouvé les vertus de la fleur. Bon, je sais, ils n’ont pas l’air futés mais détrompez-vous, ce sont tous des prix Nobel en puissance, comme quoi le dicton ‘’l’habit ne fait pas le moine’’ est sacrément justifié. Dans le reportage, les scientifiques nous expliquent qu’ils n’ont pas assez de fleurs en stock et qu’il faut organiser une expédition à Bornéo pour aller en récupérer. Mais il précise aussi qu’il faut faire fissa car la plante ne reste en fleur que 3 semaines tous les 7 ans. Heureusement, l’humanité est sacrément vernie car le hasard fait qu’on se trouve en ce moment pile poil dans cette minuscule période de floraison.
Comme l’expédition est très bien organisée, tout l’équipe se retrouve quelques jours plus tard à Bornéo, dans le but de remonter le fleuve jusqu’au lieu ou pousse les fleurs, avec une tonne de matos de pointe, scanners, téléphones satellites, blagues bidons, caissettes de bière, caméra, guides Michelin, et maillots de bain. Le seul truc qu’ils ont l’air d’avoir oublié c’est que pour remonter un fleuve, il est nécessaire d’être doté soit d’une médaille d’or de nage libre aux JO soit d’une embarcation. Heureusement, ils parviennent à trouver la deuxième option dans le bar thaï de ‘’Voyage au bout de l’Enfer’’ – mais oui, vous savez, celui où Christopher Walken joue à la roulette russe – et ils y gagnent même trois nouveaux compagnons ; le patron de la barcasse, un rescapé de Dien Bien Phû et un capucin (le singe, pas le moine).
Ainsi généreusement équipés – surtout les wonderbra des scientifiques – les aventuriers commencent à remonter le cours de l’Amazone, fleuve capricieux qui s’acharne à envoyer des bouts de bois sur la coque du navire afin d’empêcher les passagers de faire la sieste. C’est très inquiétant. En même temps, on peut se rendre compte que la zone sur le pont du bateau a une mauvaise couverture pour la réception du téléphone satellite. Une des scientifiques décide alors de voir si cela marche mieux sous l’eau en faisant semblant de trébucher et en plongeant dans le Nil, sans vérifier au préalable si les lieux ne sont pas occupés. Cette incursion dans l’intimité d’un crocodile met ce dernier fortement en rogne, et il faut toutes les facultés de diplomatie du pilote – au dialogue tranchant - pour que le saurien accepte de laisser l’expédition continuer. En compensation, il conserve le téléphone portable - Toujours en train d’arnaquer les touristes ces autochtones !
Une erreur de navigation sur cet Orénoque très tortueux amène le bateau directement sur les chutes du Niagara. Le vol plané qui suit met hors service la vaillante embarcation et les passagers doivent se résigner à poursuivre le chemin à pied, à travers des marais, malgré la réticence de certains membres de l’expédition qui se verraient plutôt bronzer sur les rochers en attendant les pompiers. C’est à partir de ce moment que les choses des gâtent, car on se rend compte qu’un gigantesque tuyau caoutchouteux en images de synthèse s’acharne à les suivre. Et l’horreur devient total lorsqu’il commence à engloutir de manière très grossière, avec un intolérable sans gène, nos héros, les uns après les autres.
Le pilote sans bateau réalise alors qu’il y a plusieurs anacondas – c’est le nom local des tuyaux de caoutchouc – et que c’est normal parce c’est la saison des amours ; une période durant laquelle ils forniquent comme des bêtes dans des fêtes orgiaques, après avoir offert un bouquet d’orchidée à la dame. Cool, la vie de tuyau… En même temps, s’ils doivent attendre 7 ans pour la bagatelle, c’est normal qu’ils soient aussi tendus (hum !). Bref, c’est la cata car il ne va pas être facile de récupérer des fleurs avec toutes ces bestioles libidineuses couchées dessus. Devenant raisonnables, les membres de l’expédition décident d’abandonner en se disant peut-être qu’ils reviendront dans sept ans, et avec un hélico pourquoi pas. Sauf un, le chef, le salopiot qui est déjà responsable de la culbute du navire, et qui leur fausse compagnie pour effectuer un long périple de 500 mètres sur le Missouri jusqu’à la vallée des orchidées rouges (quelle poésie !).
En fait de jolie vallée, le type se retrouve face un trou boueux chevauché par un arbre abattu – On est dans King Kong ? – Les orchidées, bien évidemment, sont de l’autre coté de ce trou qui me semble d’ailleurs contournable, alors qu’au fond se déroule une joyeuse partouze de tuyaux. C’est alors qu’interviennent les autres membres de l’expédition, vexés d’avoir été lâchés et contraints de crapahuter dans des grottes obscures. Tout le monde se met à échanger des baffes, les anacondas accueillant la gueule ouverte les maladroits qui chutent dans le trou-lupanar. Jusqu’au moment où, en buttant dans une motte de terre, un des pugilistes créé un éboulement qui enterre tout sous 50 centimètres de terre; méchant, anacondas et orchidées. Fin peu glorieuse pour ces virils animaux et anéantissement des espoirs de vie éternelle pour l’humanité. A moins que quelqu’un dans les environs ait une pelle ?.. Non ?... Un seau de plage ?... Non plus ? Bah, tant pis, ils vont pas non plus se salir les mains à creuser, les prix Nobel, surtout après une telle aventure.
Finalement, vous aviez raison … Je n’ai pas l’impression que cela soit un reportage…

La conclusion de

Une bonne demi-douzaine d’acteurs de seconde zone, une faune se résumant à un singe et un crocodile – je n’y ai même pas vu un piaf – une réplique miteuse de la canonnière du Yang Tsé, voilà les ingrédients qui composent la joyeuse recette proposée par le script de Anaconda 2. Rien n’est crédible, de la manière complètement débile dont est montée l’expédition – dont le soi-disant commanditaire est un puissant laboratoire pharmaceutique – jusqu’à cette histoire abracadabrante de serpents qui deviennent géants parce qu’ils consomment des fleurs – Pourquoi le reste de la faune, notamment la végétarienne, ne l’est également pas ? – Surtout que des escargots de 10 tonnes, ça doit sacrément en jeter ! Malgré des effets spéciaux vraiment légers, mais meilleurs que dans Python tout de même, la réalisation, elle, tient la route et le réalisateur limite la casse en évitant au film de tomber dans le néant total. On peut alors, parfois, s’amuser en regardant d’un œil très conciliant cette improbable aventure. Bien qu’il faille dire que les moments de délire ne sont pas vraiment nombreux, la principale partie du récit étant ennuyeuse et insipide.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation correcte
  • Parfois amusant au second degré

Que faut-il oublier ?

  • Scénario stupide et trop sérieux
  • Effets spéciaux parfois limites
  • Acteurs insipides

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