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Critique du téléfilm : Anacondas 4 : Sur la piste du sang [2009], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 10 mai 2009 à 18h11

Anaconda persiste et signe (et pourtant...)

Dans une région très difficilement identifiable (mais je se situerai quelque part dans un pays de l’Est), dans son laboratoire de fortune composé d’un vieux frigo et de quelques éprouvettes, un savant mène des expériences classées « top secret ». Son but est – en retravaillant la structure génétique d’une orchidée sauvage très rare – de mettre au point un sérum capable de renouveler les tissus morts et, par ce moyen, de découvrir le secret de l’immortalité. Ce savant un peu siphonné, digne disciple (malgré une tenue un peu négligée) de Herbert West, utilise comme cobayes différentes espèces animales, dont un gigantesque anaconda… Vous devinez un peu la suite, non ?..

Suite directe du précédent volet, réalisé par le même trublion, Anacondas, Sur la Piste du Sang, met en scène de manière totalement anarchique la lutte entre différents groupes de protagonistes arbitrée par un serpent numérique ayant une extraordinaire capacité de régénération. En ce qui concerne les détails de cette histoire absolument inintéressante – je vais faire court -, sachez que cette région reculée (mais qui bénéficie tout de même d’un réseau routier en asphalte et de maison de campagne relativement bien équipées) se voit envahie par un groupe d’archéologues (ou quelque chose du même genre, on voit juste qu’ils creusent des trous), un jeune étudiant amateur de vieilles carrières, une Lara Croft de pacotille escortées par deux flics hirsutes et une bande de chiens de guerre un peu galeux à la solde d’un commanditaire crapuleux incarné par un  John Rhys-Davies boiteux.

Le film débute par quelques explications scientifiques assez fumeuses et plutôt vite expédiées. Tant mieux, car on n’y croit pas cinq minutes. Puis le savant, occupé à cultiver ses chères orchidées (qui ont changé de couleur depuis les précédents opus) dans la serre voisine du labo, est surpris et dévoré par un anaconda mutant qui, suite à des injections de sérum, a non seulement doublé de taille mais a acquis un incroyable degré d’agressivité. Le serpent, réalisé en CGI (sa modélisation est d’ailleurs assez amusante, et plus convaincante que les gros tuyaux utilisés dans les précédents opus) file alors dans la nature, à la recherche de proies. Humaines, de préférence…

Le film devient alors un véritable souk, bourré d’incohérences et d’erreurs de script. En effet, il semble que même les scénaristes aient fini par s’emmêler les pinceaux avec ces groupes de victimes, qui, tels des personnages de cartoon, fuient et se croisent sans cesse devant nos yeux, le reptile géant aux trousses, à travers des séquences fourmillant de clichés et de comportements crétins. On finit d’ailleurs par se moquer complètement des enjeux et des objectifs de ces individus qui ne sont finalement là que pour se faire bouffer par le monstre.

L’Anaconda géant est donc, par conséquent, le seul élément « intéressant » du film. Certaines scènes, qui le montrent en train d’attraper et de broyer ses proies, sont mêmes assez drôles, avec, là encore, un aspect cartoon assumé (le serpent arbore même de temps en temps un petit sourire cruel). Et comme les victimes potentielles sont (très) nombreuses, on a souvent l’occasion de voir la bestiole broyer, mâchouiller, décapiter ou gober de pauvres gars à travers des inserts numériques un peu limites mais toujours rigolos. Le gore est même parfois présent, ce qui rajoute un petit aspect bis bienvenu.

En ce qui concerne l’interprétation, il faut bien admettre que les comédiens tentent l’impossible pour être crédibles. En vain. Leurs personnages sont vraiment trop mal construits pour que l’on y accorde le moindre intérêt. Et comme, de plus, les rôles féminins s’obstinent à garder leurs effets, autant dire qu’il n’y a rien d’intéressant à voir. Quand à John Rhys-Davies, dans un rôle secondaire, il ne fait réellement son apparition qu’en fin de métrage. Atteint d’un cancer en phase terminale (ce qui ne l’empêche pas, malgré un traitement de choc, de descendre des rasades de whisky), il est près à tout pour obtenir ce sérum… quitte à demeurer comme un débile en un endroit que le serpent ne va pas tarder à atteindre. D’ailleurs, à part lui, tous les survivants ont pris leurs jambes à leur cou… même les éclopés.

La conclusion de à propos du Téléfilm : Anacondas 4 : Sur la piste du sang [2009]

Nicolas L.
15

Anaconda 4 est encore plus nul que le précédent volet, qui était pourtant assez gratiné mais qui, au moins, présentait une intrigue se déroulant dans des décors convenables. Là, Don E. FauntLeroy va encore plus loin dans le n’importe quoi, en nous présentant une aventure se déroulant sans nul doute dans la proche banlieue de Bucarest (tout en voulant nous faire croire le contraire) et sans aucune construction scénaristique digne de ce nom. Reste le serpent géant, assez amusant à suivre dans ses démonstrations boulimiques et « cartoonesques ».

Que faut-il en retenir ?

  • Le serpent géant, assez bien modelisé

Que faut-il oublier ?

  • Le scénario crétin
  • Des personnages vides
  • La réalisation sans relief
  • Les décors

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