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Critique du Film : Fog
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Critique du Film : Fog

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 8 octobre 2005 à 1236

Le Hollandais Volant débarque à Antonio Bay

Antonio Bay. Une paisible petite ville côtière qui s’apprête à fêter son centenaire. Une légende raconte que la ville fut fondée grâce à l’or de l’Elizabeth Dane, un bateau naufragé par les six fondateurs de la cité, et que les marins noyés reviendront jour se venger, un jour de grand brouillard. Hors ce soir là, après cent ans d’absence, le brouillard se lève sur Antonio Bay.
The Fog est une ghost story, et comme toute histoire de fantôme qui se respecte, elle débute sous forme de conte avec le vieux marin Machen (homonyme d’un célèbre auteur américain du 19ième siècle spécialisé dans les récits fantastiques) qui raconte à des enfants l’histoire tragique de l’Elizabeth Dane. Parmi tous les protagonistes de cette séquence d’ouverture, seul le jeune Tommy se retrouvera dans le reste du film, servant de passerelle entre le conte narratif et le conte visuel, qui pourrait être en fait un rêve de Tommy, conséquence d’un récit traumatisant.
Soit, The Fog peut être vu comme un rêve, ou plutôt un cauchemar, mais John Carpenter ne s’arrête pas juste à cette facette et transforme volontiers ce récit classique en critique sociale et politique. Antonio Bay, typique bourgade américaine a en effet été construite sur le sang des autres, et le parallèle par rapport à la construction de cette Amérique si parfaite qui s’est en définitive fondée sur l’extermination des peuplades autochtones est facile à faire. Blake et les autres marins ne sont que quelques unes de ces victimes sacrifiées pour la gloire d’une nation sale. Si l’on se tourne vers ce point de vue, la dramatique de The Fog prend alors une tout autre ampleur. Les marins naufragés ne sont plus alors des créatures maléfiques mais les porteurs de la punition divine qui menace l’humanité pécheresse. Par là, Carpenter reprend presque intégralement le point essentiel des Oiseaux d’Alfred Hitchcock, où dans ce cas précis, la punition qui frappait Bodega Bay venait du ciel.
La distribution de The Fog, introduite durant un très long générique (10 minutes !) met en valeur deux personnages féminins distincts. Stevie Wayne, de la station de radio KAB, est interprétée par Adrienne Barbeau (compagne de Carpenter, à l’époque) et incarne la femme forte, indépendant et compétente, stéréotype récurrent dans la filmographie de Carpenter (Leigh dans Assaut, Maggie dans New York 1997). L’autre personnage peut être considéré comme le déclencheur des évènements car l’apparition de Elizabeth (Jamie Lee Curtis), arrivée de nulle part, coïncide avec l’arrivée du brouillard, elle porte d’ailleurs le prénom du bateau-cerceuil. Ce détail nous ramène encore aux Oiseaux, ou l’arrivée de Mélanie Daniels (Tippi Hedren) ‘’coïncide’’ avec le début des évènements à Bodega Bay.
Le brouillard commence par supprimer les repères de la civilisation (électricité, téléphone, carburant, supermarché) comme s’il désirait mettre la ville à nue, dans sa forme primale, puis il lance ses spectres à la recherche de six victimes expiatoires, la dernière étant le prêtre. Ensuite, il se retire. Mais la fin ouverte laisse entendre qu’il peut à nouveau réapparaître, si d’autres secrets honteux ont été cachés.
En définitive, The Fog sonne l’heure du jugement dernier et traite de la révélation de l’horrible vérité qui se cache derrière le semblant d’innocence. Les habitants de Antonio Bay ne sont pas directement responsables de la mort de l’équipage de l’Elizabeth Dane mais ils sont les héritiers des six naufrageurs et devront payer de leur vie leur dette ancestrale. Le message de Carpenter est clair, nous sommes liés aux héritages, bons ou mauvais, de notre sang et nous devons en répondre devant Dieu, ou quelque chose d’autre.

La conclusion de

The Fog est considéré à juste titre comme une des références fantastiques des années 80. Histoire de fantôme laissant une grande part à la subjection, il est parfaitement maîtrisé par un Carpenter que l’on sent très à l’aise dans le style. Même s’il a un peu ‘’vieilli’’ – de nos jours, six morts c’est bien peu – il reste efficace grâce à une atmosphère gothique, voire Cthulhienne, attachante et une interprétation tout en justesse.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation efficace
  • Ambiance gothique ‘’lovecraftienne’’
  • Bonne interprétation.

Que faut-il oublier ?

  • Style un peu ‘’vieillot’’.

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