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Critique du Téléfilm : Frankenfish - Terreur dans les bayous
Frankenfish - Terreur dans les bayous >

Critique du Téléfilm : Frankenfish - Terreur dans les bayous

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 27 septembre 2005 à 1114

Comment ça ! Il est pas frais mon poisson !? © Ordralfabétix

L’action de passe dans le bayou. Car ce film est une histoire de monstres aquatiques. De plusieurs monstres aquatiques, même, affamés et échappés d’un bateau rempli de sushi humains. Y’a pas a dire, de suite, on est intrigué. Ce mystère dure longtemps, puis on nous explique vers le milieu du métrage que ces créatures sont des poissons chinois à tête de dragon génétiquement modifiés (le poisson entier, pas que la tête, entendons-nous bien). Blasés, car dans la catégorie ‘’explications bidons’’ on en a déjà vu beaucoup d’autres, on se dit ‘’après tout, pourquoi pas’’.
De toutes façons, on s’en moque un peu, car quand on ose sortir de son vidéo club avec un DVD dénommé Frankenfish sous le bras, ce n’est pas pour espérer visionner une œuvre de Ingmar Bergman, mais plus certainement dans l’optique de passer un moment rigolo, en compagnie de créatures improbables dégustant des nymphes décérébrés et légèrement vêtus accompagnés par des jeunes idiots alcoolos. Et je dois admettre qu’avec ce Terreur dans le Bayou (sous-titre français explicite), le choix est judicieux, car nous ne sommes pas bien loin de ces stéréotypes.
Les victimes de ces prédateurs en images de synthèse sont les habitants des marais, auxquels on doit ajouter deux ‘’flics’’ (un médecin légiste noir et une biologiste en maillot à fleur), venus en barcasse minable – si la police de Louisiane n’est équipée que de bateaux comme ça, je ne m’étonne plus des ravages occasionnés par l’ouragan Katrina - pour enquêter sur les circonstances de la mort d’une première victime, désignée par le script pour incarner la fonction d’Apéricube .
On apprend que dans ce coin perdu, les autochtones vivent sur des maisons flottantes (on devine dés le début qu’elles vont être coulées), chacun d’entre eux représentant un échantillon pas piqué des hannetons de la population américaine. Il y un couple de hippies qui se balade à poil, fume du chichon par ballot de 100 kilos et s’amuse avec des bananes, un rambo de superette plein de cicatrices qui passent son temps à aiguiser son coupe-coupe – il parait qu’il a fait le Vietnam, ouais, il devait avoir 12 ans alors – et un pécheur de poisson chat qui se sert de sa main comme appât (manque de souris ? c’est facile, je sais, mais c’est pour vous mettre dans l’ambiance potache du film).
Il y a aussi, dans une jolie maison sur pilotis, la famille de l’apéritif, composée d’une mama vaudou aux très grandes narines, spécialisée dans la soupe de tortue, et sa fille, une charmante jeune femme qui, comme par hasard, a été dans le même lycée que le flic, un black comme elle (et oui, aux States, on mélange pas les torchons et les serviettes, surtout dans les Etats du Sud). Pour finir, n’oublions pas le futur ex-petit ami de la jeune fille. On devine que c’est le futur ex-petit ami car il est blanc, cynique, porté sur la bouteille et avocat (la profession la plus détestée aux Etats-Unis).
Tout ce joli monde va servir de repas aux poissons géants. Et c’est là que ça devient drôle car les séquences de massacres sont bien amenées et assez originales. De plus, cerise sur le gâteau, les effets gores sont nombreux et réussis. Certains sont gobés comme des mouches, le hippie male est décapité alors, qu’à dix centimètres de l’eau, il regardait bêtement la créature, et la mama vaudou est carrément coupée en deux au niveau de la taille. Certaines scènes sont mêmes très amusantes, comme les circonstances de la mort brutale de la biologiste lesbienne – on apprend cela à son sujet lorsque, une corona à la main, elle se met à draguer la jeune black – qui se fait arracher soudainement la moitié de la tête par un coup de feu accidentel qui la surprend en plein dialogue (même effet que lors de la mort de Samuel L. Jackson dans Peur Bleue).
Au bout d’un moment, la nourriture se raréfiant, les scénaristes décident de ramener du ravitaillement à leurs chers bébés. Ce renfort de provision est incarné par 4 imbéciles, des chasseurs amateurs de gros gibier montés sur un hydroglisseur. C’est à ce moment que l’on apprend que l’un d’eux est le responsable de la situation (il doit donc mourir…) car c’est un gros homme d’affaire - le réalisateur en profite pour nous offrir une tranche de vie pleine de gros lolos car pour lui, businessman, c’est ça – amateur de sensation fortes. Je pense qu’il est superflus de préciser que ces quatre balourds lobotomisés ne vont pas faire long feu, et qu’au final il ne restera plus que le couple black filant le parfait amour, enduit de viscères du papa poisson explosé. L’autre survivant, le blanc bec alcoolique, se faisant finalement dévorer par la progéniture du monstre, dans une scène également assez drôle rappelant Jurassic Park II. ‘’Ho ! Bonjour, gentil petit poisson’’ seront les derniers mots de l’avocat ivrogne.
Je dois admettre que je me suis bien amusé à la vision de cette série B destinée au marché direct-to-video. Mélange décontractée de Tremors et d’Anaconda (on peut y rajouter également d’autres perles comme Incroyable Alligator et Lake Placid), Frankensfish remplit parfaitement son contrat. Les effets spéciaux sont réussis pour la plupart, sauf vraiment à la fin lorsque le poisson mâle est détruit dans les pales de l’hydroglisseur, et les clins d’oeils sont sympathiques et nombreux – avec les séries B cités ci-dessus mais aussi avec des références aux Les Dents de la mer et Orca. Les créatures sont également originales. Elles sont capables de sauter hors de l’eau comme des saumons, mais de plus, elles sont amphibiens et peuvent se hisser carrément sur la terre ferme, à la manière des dauphins. Leurs premiers exploits sont donc une surprise pour le spectateur, qui assiste, médusé, à un remake du final des Dents de la mer – il y a même une bouteille de gaz, mais elle aura une autre utilité. Il est intéressant de signaler que le jeu des acteurs est également d’un bon niveau, fait assez rare dans ce type de production.

La conclusion de

Frankenstein est une série B horrifique sans prétention mais agréable et distrayante. Malgré les défauts inhérents à ce genre de productions (personnages stéréotypés, absence de scénario), le film se laisse voir grâce à des situations cocasses, des effets spéciaux réussis et ‘’goreux’’, et une réalisation plus que correcte. Si tous les Monsters B-Movies étaient de cet accabit, le marché de la vidéo ne s’en porterait que mieux

Que faut-il en retenir ?

  • Effets spéciaux corrects
  • Meurtres originaux
  • Réalisation sérieuse
  • Interprétation plus que convenable

Que faut-il oublier ?

  • Scénario basique et linéaire
  • Personnages stéréotypés
  • Quelques fx un peu ‘’limites’’.

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