75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°4 : Au secours ! Un Publi-killer se ballade dans le coin. Une seule solution, le désactiver pour de bon.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique du film : Iznogoud [2005], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 19 septembre 2005 à 09h35

Une absence totale de génie

Le film raconte l’histoire d’Iznogoud, le grand vizir qui désire être calife à la place du calife. Pour ce faire, cet abominable personnage est capable de tous, à la condition qu’il ne se fasse bien sur pas surprendre par les proches du débonnaire calife. Cette bande dessinée, scénarisée par Goscinny, eut en son temps un bon succès, loin cependant du triomphe d’Astérix le Gaulois.
Dans la version cinématographique, Iznogoud décide que le meilleur moyen de faire disparaître le calife est de le transformer en grenouille, puis, s’apercevant que ce plan ne marche pas, il encourage la mise en place d’un coup d’état, exécuté par un peuple du désert.
Le film démarre en chanson, Michael Youn, incarnant le rôle titre, nous interprétant une ritournelle résumant à elle seule le synopsis du film (Je veux être calife à la place du calife, la,la,la !). On reste perplexe devant la performance, qui bien que loin d’être nulle, ne donne pas vraiment le ton gaguesque attendu. Je voyais mal un personnage aussi répugnant qu’Iznogoud pousser la chansonnette, mais bon… Je me dis que c’est l’intro et que c’est normal car il y a toujours une chanson générique et qu’après tout, l’idée n’est pas si nulle (Hommage au Ali Baba de Fernandel ?). C’est juste une occasion de mettre en place de façon originale le personnage principal, un exercice isolé en quelque sorte. Malheureusement, à mon grand désarroi, je me trompais, car l’envahissant Michael continue à nous imposer ses vocalises plusieurs fois durant le film, désamorçant par cette occasion le brin de rigolade qui parfois immerge difficilement du film.
Car en plus, il faut bien l’avouer, à part en quelques rares occasions – comme la visite chez le vendeur de Djinns (Darmont, très drôle) – le métrage a énormément de mal à décoller. Les gags, de la même manière que dans le premier volet d’Astérix, sont autant de pétards mouillés, la faute à une réalisation trop peu imaginative et pas assez décalée. Tout est bien soigné, on sent que l’ensemble est bien répété, formaté, et c’est en fait là que le bas blesse ; dans l’absence totale de sensation de spontanéité. Au final, l’ensemble est parfois distrayant mais il ne provoque que très rarement le rire.
On peut regretter également que, mis à part le personnage central d’Iznogoud, tous les autres protagonistes sont poussés au second plan, même ce sympathique Jacques Villeret, dans un rôle de gentil pacha qui lui sied à merveille. On pourrait dire la même chose au sujet de Gérard Darmont et Bernard Farcy (assez cocasse en ‘’roi scorpion’’). Puis vient le pire. Le pathétique. Il est triste en effet de constater que Kad et Olivier en sont réduits à jouer les faire-valoir, et on en vient à penser qu’une histoire d’amitié doit probablement avoir influencé leur présence dans le film, qui se résume à deux bons gags.
Cette politique de mise en retrait des rôles secondaires a, de plus, le défaut de mettre en relief les difficultés que connaît souvent Youn pour rendre son personnage ‘’démoniaque’’ lorsque le scénario l’exige. Il parvient cependant avec malice à s’en sortir grâce à un répit qui lui est proposé lorsqu’il doit interpréter un Iznogoud amoureux (pfff, n’importe quoi !). Mais pour retomber dans ses travers dans la dernière partie.
Reste le décorum. Très réussi. Les effets spéciaux sont bons, les costumes aussi, de mêmes que les décors qui nous font sans aucun doute possible, plonger dans le monde des Mille et Une Nuits. Mais cela reste une maigre consolation

La conclusion de à propos du Film : Iznogoud [2005]

Nicolas L.
38

Au lieu de mettre en valeur la richesse des personnages de la bande dessinée, Iznogoud met en avant Michael Youn le comédien chanteur. Comme ce dernier n’est ni Jim Carey, ni Jerry Lewis, et encore moins Louis de Funès, on assiste durant une heure trente à un spectacle bien soigné mais vraiment mou du genou, qui peut, à la limite, vous arracher quelques sourires les soirs où vous y êtes vraiment disposés.

Que faut-il en retenir ?

  • Beaux décors, beaux costumes
  • Quelques passages amusants

Que faut-il oublier ?

  • Réalisation trop sobre
  • Personnages secondaires négligés
  • Performance très moyenne de Michael Youn
  • Les passages chantés.

Acheter le Film Iznogoud en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Iznogoud sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Iznogoud

  • Voir la critique de Iznogoud : Grosse déception
    40

    Iznogoud Critique du film par Manu B.

    Grosse déception : C'est une vraie déception si l'on compare le potentiel et le résultat final.
    Temps de lecture : 1 mn 37

  • Voir la critique de Iznogoud : Un sous-"Astérix"
    50

    Iznogoud Avis sur le film par Lujayne M.

    Un sous-"Astérix" : Bon, je tiens à préciser tout de suite, je n'ai jamais lu la BD, donc je ne sais pas s'il y a de la fidélité, tant au niveau des p…
    Temps de lecture : 2 mn 11