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Critique du Film : Fusion The Core
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Critique du Film : Fusion The Core

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 29 août 2005 à 0951

Dites-nous tout monsieur Rat !

La population de la Terre est en danger, elle est menacée d’extinction suite à une catastrophe causée, bien évidemment, par l’inconscience humaine, qui a ‘’mis fin à la rotation du noyau extérieur de la Terre’’.
D’ailleurs, la situation commence déjà à se dégrader, ce qui donne l’occasion à Jon Amiel de mettre en scène quelques séances d’effets spéciaux spectaculaires, les forces naturelles s’attaquant, c’est bien connu, de préférence aux monuments les plus célèbres. Ainsi, Time Square subit une agression d’oiseaux qui ont perdus tout flegme britannique, le pont de San Francisco est soumis à de violentes séances d’UV, le Colisée et le Capitole de Rome se trouvent frappés par la colère de Jupiter. Toutes ces séquences, bien entendues, sont disséminées tout au long du film et sont censés faire monter le suspens en plongeant le spectateur dans le questionnement suivant : vont-ils réussir ?
De qui est-ce que je parle ? Ha oui, c’est vrai, j’ai oublié de vous dire. Comme dans tout bon film catastrophe qui se respecte, il y a toujours un espoir, représenté ici par une équipe de secours. La solution trouvée par les scientifiques est d’envoyer un vaisseau habité dans les entrailles de la Terre afin de placer dans le noyau extérieur des charges nucléaire. Leurs explosions entraîneraient une réaction en chaîne qui relancerait la rotation dudit noyau.
Mouais, déjà, ça démarre mal au niveau synopsis. Et la situation s’empire à la vue de la constitution de l’équipe et surtout la construction du vaisseau, le Virgil (construit en imbecilirium, ou conneribilium, je sais plus). Comme dans un autre célébrissime navet, on assiste tout d’abord à des séquences nous introduisant les futurs membres d’équipage. Les pilotes tout d’abord, dont le choix se porte sur deux officiers qui ont réussi à faire atterrir avec brio (non ce n’est pas le nom d’un des membres d’équipage) leur navette spatiale, sans trop l’abîmer, dans des conduits d’écoulements d’eaux usées. Il y aussi le scientifique brillant mais sous-estimé, réduit au professorat, et qui joue de la trompette dans son amphi (c’est lui bien entendu qui trouve le pot aux roses). Il a un ami, français, qui a deux gosses et une femme et c’est pour cela qu’il est là. Il y a aussi, bien sur, le concepteur de l’engin ; un scientifique black vachement intelligent mais aussi super con, qui préfère travailler tout seul dans le désert plutôt que montrer son invention à n’importe quelle entreprise de génie spécialisée dans la construction de tunnels. Evidemment, il n’y a pas de bons films d’actions sans un lâche ou un traître. Dans The Core, il est incarné par un professeur un peu filou et pas très courageux qui a bien sur, arnaqué le Géo Trouvetou noir il y quelques temps. De plus, comme par hasard, son projet Destiny est responsable de la situation (j’ai pas vraiment compris pourquoi d’ailleurs, vu que le missile de ce nom est toujours dans sa rampe). Je garde cependant le meilleur pour la fin avec le personnage de monsieur rat, un hacker engagé par l’armée afin de surveiller le web pour éviter que la nouvelle de la fin imminente de la Terre se répande dans les médias. L’engagement de ce technicien, doté du plus grand pif que j’ai jamais vu, ne sert strictement à rien. Sauf qu’à la fin, il sauve les meubles et balance tout aux médias.
L’expédition, évidemment, ne se passe pas comme sur des roulettes (d’ailleurs le vaisseau n’en a pas, des roulettes). Le script se débarrasse d’abord de l’encombrant commandant de bords, et de manière radicale, afin de pouvoir confier le volant (qui est inutile car le système est automatisé) à la star la plus connu du film, Hilary Swank, aussi crédible en commandant en second que Bud Spencer en danseuse étoile. Très distraite lorsqu’elle conduit, elle sera responsable de la mort du français, qui a deux gosses et une femme et c’est pour ça qu’il est là. Puis l’hécatombe continue, le Géo Trouvetou meure aussi en voulant voir l’effet que fournit un séjour prolongé dans un auto-cuisseur, et le lâche suit de près en accomplissant son chemin de rédemption sous une bombe (de toutes façons, ce n’était pas un type bien, il fumait dans les lieux publics : il avait vraiment tous les vices ce type !). Reste les deux tourtereaux, qui après avoir accomplis leur périlleuse mission, remontent à la surface dans un remake de Voyage au Centre de la Terre, à une vitesse vertigineuse (du coup, Hilary conduit mieux) pour être expulsé dans l’océan et sauvé par des baleines en rut et le nez de monsieur rat.
Je dois avouer que j’ai rarement vu un scénario rempli de tant d’incohérences. Elles sont amenées à un tel degré d’absurdité que l’on se s’étonne plus que le vaisseau, à 11000 kilomètres sous Terre et plongé en pleine lave, soit toujours en liaison radio avec la base de lancement (et en temps réel, s’il vous plait). Quand je pense que mon téléphone portable perd le réseau quand je rentre dans un parking souterrain, je me dis qu’il n’y a pas de justice.
L’interprétation, bien sur, laisse à désirer. Normal avec ces personnages aussi creux que des calebasses. Dans ce genre de films, les comédiens qui doivent débiter des dialogues ineptes ne sont pas à la fête. Tous échouent dans leur tache, aucun ne sont crédibles (les scènes entre monsieur rat et le général sont à mourir de rire), sauf par moment Stanley Tucci qui interprète le Dr Zimsky. A noter la présence de notre Tchéky Karyo national dans un rôle complètement inutile, du même style que celui de Buscemi dans Armageddon (qui ne s’en était pas mieux sorti d’ailleurs).
Du coté technique, rien à redire, on est dans la lignée d’une production Bruckheimer ; ça pète, ça brille même si c’est vide. Jon Amiel fait bien son boulot en utilisant avec précision les généreux moyens qui lui sont octroyés, avec une réalisation bien rythmée et un montage efficace. Les effets spéciaux sont également bien réussis, même si certaines séquences numériques sont un peu limites, et la bande sonore est efficace. La BO, de plus, est assez originale pour ce genre de film (sorte d’electro-rock un peu progressif).

La conclusion de

Pour conclure, je dirais que Fusion rentre dans la grande catégorie de tous ces films vides de substances axés sur l’action. Comme dans la plupart de ses produits de consommation, les spectateurs peu exigeants, amateurs de séquences numériques et d’explosions, pourront y trouver leur compte, les autres perdront patience devant la stupidité du métrage

Que faut-il en retenir ?

  • Des effets spéciaux réussis dans l'ensemble
  • Une réalisation conventionnelle mais correcte
  • Le pif de monsieur rat

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario stupide
  • Une interprétation peu crédible
  • Des dialogues ineptes

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