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Critique du Film : Dagon

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 26 août 2005 à 08:55

Tu sens pas comme une odeur de poisson?

Réalisé par Stuart Gordon pour le compte de la Fantastic Factory de Brian Yuzna, Dagon se traîne une réputation de grosse daube qui ne manque pas de m’étonner. Ce film, basée plus ou moins sur une nouvelle de Lovecraft, se passe dans le village de pécheur espagnol de Imbocca (amusante allusion à la cité d’Innsmouth, si chère à Lovecraft). Là, des plaisanciers échoués vont connaître une nuit de cauchemar, et Paul, un des personnages principaux, va prendre connaissance d’un aspect très particulier de ses origines.
Le scénario, écrit par un vieux briscard de l’horreur, Dennis Paoli, est construit sur une trame toute simple, à la manière d’un slasher, mais avec un final se rapprochant plus du fantastique classique (la crypte, la cérémonie, une créature des profondeurs), ce qui lui donne vraiment une saveur particulière. Stuart Gordon, le réalisateur, bien que n’ayant pas disposé d’un budget colossal, a réussit à donner sa propre atmosphère au film. La photographie, très soignée, transforme la visite de la ville en un cauchemar et les sensations sont parfaitement bien rendues ; le dégoût des murs suintants, l’humidité de cette pluie omniprésente qui pénètre la peau, un espèce de silence surnaturel soutenu par une lointaine psalmodie. Sans nul doute, on se trouve dans un monde lovecraftien !
Mais avant tout, Dagon est un film d’horreur, et les exactions de cette populace hérétique qui se mute petit à petit en Profonds sont relativement nombreuses. Et, croyez-moi, ils ne font pas dans la dentelle. Pour conserver peut-être leur anonymat mais plus probablement pour garder en mémoire leur humanité perdue, ils écorchent vifs les visages des visiteurs d’Imbocca, puis utilisent la peau pour se confectionner des masques. On a donc droit à cette occasion à des effets gore peu nombreux mais réussis.
Comme déjà dit plus haut, on assiste à un changement de style dans le dernier quart d’heure, lorsque l’action nous conduit dans la crypte. La photographie change, on passe dans des tons plus clairs et chaleureux, et une ambiance médievale-fantastique dans le pur style Conan apparaît (le costume kitch de la prêtresse de Dagon contribue à appuyer l’effet). Mais le ton reste très violent et augmentera encore d’ailleurs, jusqu’au paroxysme de la scène d’immolation.
On pourra reprocher toutefois au film un léger manque de rythme, la faute à un montage un peu approximatif et une interprétation en général assez inégale. Certains rôles sont cependant bien assurés, notamment celui de Barbara, interprété par la ravissante Raquel Meroño, une star de la télé espagnole et habituée à la Fantastic Factory. Par contre, dans le rôle principal, Ezra Godden n’est pas très convaincant ni très naturel lorsqu’il s’essaye à imiter Jeffrey Combs.

68

Dagon est une série B sympathique explorant l’univers de Lovecraft de manière assez fidèle. Il ne vous fera pas certainement pas recroqueviller de trouille au fond de votre canapé, mais il est suffisamment intéressant et distrayant pour vous faire passer un agréable moment

Critique de publiée le 26 août 2005.

Que faut-il en retenir ?

  • Une ambiance lovecraftienne bien restituée.
  • Des effets efficaces

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario linéaire
  • Une interprétation inégale
  • Un montage parfois hésitant

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