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Interview de James Cameron

Publié il y a 10 ans par Nicolas L.

Quint de Ain’t It Cool News a rencontré le grand réalisateur

Un chanceux ce Quint, après des rencontres avec Spielberg, Favreau et Cleese, voilà qu’il a la chance de rencontrer le grand James Cameron dont on attend avec impatience son prochain projet.
Voici la traduction de cet entretien exclusif de 20 minutes, qui s’est déroulé durant le Santa Barbara Film Festival et qui est riche en révélations.
Quint : je suis un grand fan de votre travail, et je voudrais vraiment vous dire ce que j’aime dans votre filmographie… l’utilisation poussée de la technologie, votre passion pour l’histoire et tous les matériaux que l’on peut trouver dans les documentaires sur vos tournages.
James Cameron : Je suis très heureux de vous entendre dire cela. Dans Ghost of the Abyss, nous avions décidé de ne donner aucun style particulier. De montrer les choses comme elles se présentaient, de manière naturelle. Vous savez, les choses les unes après les autres. Aucune seconde prise, aucune lumière artificielle, rien.

Sur Alien of the Deep, il dit,’’ nous avions décidé de le rendre un peu plus cinématographique. Nous l’avons plus préparé. Ce ne veut pas dire que nous avons tourné des choses que ne se sont pas réellement passée, mais nous avons rajouté un peu de lumière, ce genre de chose…Plus comme un film. C’était une décision consciente.
Quint : quels ont été les bénéfices de cette expérience de la 3-D IMAX ?
James Cameron : C’était…Cela s’est passé juste comme nous le souhaitions car j’étais avec la même équipe que celle de Ghost of the Abyss, qui a été très rigoureuse sur le fait de ne pas s’imposer de contraintes créatives, ce qui a aboutit à un résultat de 1300 heures de rush, pour un film de 60 minutes. Ce fut dingue. Nous n’avions cependant que 300 heures de prises de vue en 3-D, le reste était des prises de vue de l’intérieur du sous-marin en multi-cam. C’était des images d’une définition standard. Mais cela a donné des heures et des heures de matériel.
Aussi, nous avons dit, ’’d’accord, il est impossible de continuer comme ça. Parce que l’on ne rend pas service à une personne en restant derrière pour lui dire ce qu’elle a à faire. Aussi, j’ai préféré prendre le choix de dire ‘’d’accord, vous êtes l’expert, vous pouvez y mettre ce que vous voulez, mais rappelez-vous ce que nous essayons de raconter. Mettez tout cela dans un ordre qui me permettra d’en faire un film’’.
Quint : Essayer de donner une sorte de structure…
James Cameron : Vous devez fournir un petit peu plus qu’une structure. J’ai compris qu’il fallait que je fasse… ce que tout le monde fait (rire). J’avais une fausse idée de départ de ce qu’est un documentaire. Ce fut de la surveillance. Nous avons fait de la surveillance.
Maintenant, il y a de belles choses à l’intérieur parce que les choses se sont réellement passées… Nous étions en train de filmer l’extérieur du Titanic (dans Ghost of the Abyss) lorsque sont survenus les évènements du 11 septembre et j’ai juste saisi ma caméra pour filmer la réaction des gens autour de moi… en 3-D et j’ai gaspillé de l’IMAX. Il y a un moment où mon ami, Lewis Abernathy, au cours de l’expédition…il vient juste de rentrer et il se met à parler. C’était beau. J’espère avoir pu rendre cela dans le film.
Vous ne pouvez pas créer cela à l’avance. Vous ne pouvez pas écrire de pareils instants. C’est juste un moment.
C’est vraiment la chose qui enivre lorsque vous tournez un documentaire, quand ce genre de choses arrivent, vous levez la tête de derrière votre viseur de caméra et vous dites ‘’c’est incroyable’’.
Quint : et vous avez été le seul à le capturer…
James Cameron : oui, oui. Ou même si les autres l’ont fait, peu importe… Une de mes prises favorites dans Ghost of the Abyss se passe lorsque nous sommes secoués par la tempête et que nous ne pouvons plus retirer le sous-marin de l’eau. J’étais dans le sous-marin, je ne filmais même pas.
J’avais mis tout le monde au courant…nous avions prévu cela. Nous nous étions dit que, quoi qu’il se passe sur le tournage…un accident, des blessés, des morts, du sang sur le pont… Peut importe de quoi il s’agit, il fallait le tourner. Du moment que vous ne gênez pas les opérations de secours ou qu’en filmant vous aggraviez la situation. Mais s’il y a une légitimité à le faire, que n’êtes pas en plein milieu, et que vous ne pouvez être d’aucune aide…On filme !

Aussi, lorsque le 11 septembre est arrivé, nous avons tout simplement tourné. Ce fut fantastique. Nous avons filmé en IMAX, caméra à l’épaule, ce que personne n’avait fait auparavant.
Quint : je me souvient avoir vu dans le making-off de T2 :3-D le vieux système de caméra 3-D IMAX que vous utilisiez et la taille énorme de ces appareils.
James Cameron : Oui, le système beam-splitter. La dimension d’un réfrigérateur. Je voulais faire un film en 3-D mais pas utiliser à nouveau ce système. C’est alors que j’ai dit :’’pourquoi ne pas utiliser le HD ?’’. Ils ont répondu :’’Ben, le HD ne supportera le IMAX’’.J’ai dit’’ : Ouais, mais peut-être que deux images HD superposées donnera un résultat qui se rapprochera du IMAX’’. Ils ont cru que j’étais devenu dingue.
Nous avions été à Tokyo, chez Sony. Ils nous ont construit des têtes de caméra spéciales pour nous puissions les incorporer dans notre système 3-D. Nous avons construit ces systèmes, vous savez, cela coûte des millions de dollars de concevoir ce type de caméra, mais il fonctionne parfaitement.
Et maintenant, le système de projection progresse, également. Vous pouvez maintenant filmer et le passer directement dans une salle digitale. Je peut vivre en 3-D. je peut vivre cette 3-D exactement comme pour Aliens of the Deep…vivant !
Quint : J’étais sur le plateau de Spy Kids 3-D et Rodriguez a mis au point un système qui permettait de voir la 3-D en temps réel… vous pouviez voir les plans tournés entre chaque séquence, avant de passer à une nouvelle scène… et en 3-D… comme elle se passait réellement !
James Cameron : oui, c’est une version de nos caméras. A-t-il utilisé des lunettes ou des moniteurs pour le contrôle 3-D ?
Quint : je devais porter une paire de lunettes polarisées pour voir cela…
James Cameron : oui, oui. Robert est actuellement un des pionniers de la 3-D. maintenant, en étant optimiste, je pense que le prochain film que fera Robert Rodriguez en 3-D sera entièrement en, digital et non plus en anaglyph. Je déteste l’anaglyph. Il file le mal de crâne aux gens. Et si vous avez moins de 10 ans, vous ne pouvez pas le regarder.
Quint : oui, le système polarisé était génial, mais porter ce truc bleu et rouge dans un cinéma…
James Cameron : oui, c’est ce que je voulais dire. C’est le problème de la polarisation. Mais le nouveau système digital avec polarisation, avec des projecteurs digitaux, est phénoménal.
Quint : j’ai vu Chicken Little en projection 3-D digitale
James Cameron : Chicken Little fut une projection parfaite. Le film a été retiré en 3-D, aussi je dirais qu’il est en 2-D3/4. Ce ne fut pas complètement en 3-D car la stéréo ne donnait pas bien. A ce sujet, j’utilise le terme stéréo au lieu de 3-D car le terme 3-D est coopté par le CG. Stereoscopicy, stereographics, stereo. La stéréo de Chicken Little est parfaite, mais comme le film n’avait pas été conçu à l’origine comme un film en 3-D, certaines personnes ont dit ‘’bof’’.
Quint : a cet instant, aujourd’hui… qu’est-ce qui vous tente le plus ? Tester une technologie avancée ? En explorer une autre ? Construire une véritable histoire ? Ou une sorte de combinaison de tout cela ?
James Cameron : je pense que le temps en venu pour moi de revenir à une cinématographie narrative, et c’est ce que je suis en train de faire. La raison pour laquelle j’ai attendu cinq ans, est que j’ai vécu de grandes aventures, en abordant le marché du documentaire et en fondant ma compagnie de documentaires qui peut désormais fonctionner sans mois durant quelques temps.
Je ne peut cependant pas voir depuis ces derniers temps un film sur un écran sans penser qu’il serait mieux en 3-D. en j’aimerais bien en voir un, que j’apprécierais… En voyant King Kong, j’ai pensé :’’ Man, qu’est-ce que ce serais grand en 3-D !’’ Tout en mieux en 3-D ! Tout ! Une scène avec deux personnes qui dialoguent dans la neige… en 3-D… C’est fantastique ! Vous êtes dans la neige ! Vous sentez la neige !
Quint : dans Chicken Little, la 3-D que vous aimez était plus une sorte d’artifice… comme un plan de Chicken Little sur le siège arrière et son père sur le siège avant, et c’est dans cette séquence que l’on voir la profondeur…
James Cameron : Oui ! Vous êtes dans la voiture. Vous êtes dans la voiture avec les deux types. Mais le sujet n’étais pas de faire un ‘’Entrez dans la 3-D !’’ Le sujet n’était pas de vous en mettre plein la vue tout le temps. C’est de l’abusive 3-D, un état que les réalisateurs devraient dépasser. Nous sommes à une étape où nous sommes en droit de penser qu’au lieu de la considérer comme un effet qui vient vers vous, il faut la voir comme une fenêtre sur la réalité. Vous pourrez partager cette réalité où vous serez capable de l’observer.
Quint : j’ai abandonné l’espoir que vous vous penchiez sur Project 880…
James Cameron : Bien. Nous gagnerons du temps.
Quint : mais je serais curieux d’en connaître plus sur ce secret…
James Cameron : Quel secret ? Hum… Les gens ont tendance à vouloir disséquer les films avant même de les avoir vu. Cela enlève une grande partie de la magie. Maintenant, ceci dit, nous dévoilerons ce que nous faisons à tout le monde.
Quint : Quand ? En avez-vous une idée ?
James Cameron : en Mars, je pense.
Quint : Ha bon ? C’est très proche, alors ?
James Carmeron : Bientôt, bientôt. Nous travaillons sur ce film depuis six mois, et je suis surpris que personne n’en sache plus (rire)
Quint : Est-ce nous pouvons penser que l’on se dirige vers une paire de projets ? Je voudrais vous parler de cette rumeur grandissante qui dit que vous travaillez avec Guillermo del Toro sur un projet nommé Coffin (le cerceuil)…
James Cameron : mouais…Coffin n’est pas…je vais vous dire où nous en sommes. J’ai changé la nature de ma compagnie. Je peux maintenant développer des films pour d’autres réalisateurs. J’ai en ce moment 4 films qui sont en cours de traitement ou de tournage, suffisamment pour pouvoir m’occuper durant les cinq prochaines années. Je supervise. Je me suis impliqué pour ces 5 années, aussi je n’ai pas besoin d’un personnel de développement. J’ai juste besoin d’une petite équipe centrale, comme celle de mes documentaires, sauf au niveau de la campagne de promotion de ces films, qui sortiront les uns après les autres. Cela sera la stratégie. Donc, nous avons changé en conséquence la structure de la compagnie, et beaucoup de gens l’ont quitté.
Lorsque j’ai dit que qu’il y a seulement une paire de projets qui continueront à être développés simultanément, j’avoue que Coffin est l’un d’eux. La raison est que Guillermo est l’un de mes meilleurs amis et que nous n’avons jamais encore travaillés ensemble. Cela signifie que je me reconnais dans ce qu’il fait, qu’il se reconnaît dans ce que je fais, mais pas dans le sens officiel.
Aussi, Coffin n’est assurément pas mort et Guillermo m’a dit qu’il veut vraiment le faire. Il va juste finir son film espagnol avant.
Quint : oui, le Labyrinthe de Pan. Ca a l’air génial. J’ai hâte de le voir.
James Cameron : oui, c’est un film très sympa. Je l’ai vu.
Quint : je me souviens qu’avant que Paul Anderson ne fasse Alien vs Predator, vous envisagiez de proposer un nouveau volet d’Alien.
James Cameron : Oui. Ridley et moi avion envie de faire un autre volet d’Alien et j’ai dit à la 20th Century Fox que je voudrais bien développer un cinquième Alien. J’ai commencé à écrire l’histoire, j’ai travaillé avec un autre scénariste, puis la Fox m’a appelé et m’a dit :’’Nous avons déjà un excellent scénario pour Alien vs Predator.’’ Ja’i dit :’’A mon avis, ce que vous faites est que vous tuez simplement la validité de la franchise.’’ Car, pour moi, cela ressemblait à un vieux Universal du style Frankenstein meets Werewolf. Une simple opposition face à face.
Quint : une exploitation, plutôt.
James Cameron : une exploitation. Aussi, j’ai arrêté mon travail. Puis j’ai vu Alien vs Predator et j’ai pensé qu’il était assez cool (rire). Si je fais un cinquième Alien, il sera en 3-D
Quint : Hum…
James Cameron : je l’ai réellement apprécié. Beaucoup apprécié.
Quint : vous savez, je déteste lorsque les séquelles ne se plient pas aux obligations de leur série…
James Cameron : Quand ils fixent leurs propres règles.
Quint : exactement. Avec cette accélération de la vitesse d’incubation, entre le passage de l’état d’œuf à celui de chestbuster…
James Cameron : en quelques minutes. Oui
Quint : ce genre de truc m’a fait complètement sortir du film.
James Cameron : bien, cela commence à devenir comme un jeu vidéo. C’est comme si on disait ‘’ok, cela peut être en lui et a la fois ici…’’ Cela devient métaphorique dans le style des Comics books. Je ne veux pas dire comics dans le sens péjoratif, je veux juste dire que cela a été fait sous cet aspect du mythe, un aspect métaphorique qui essaye de s’immerger dans la réalité.
Ce que je veux dire, c’est lorsque Ridley et moi avons fait les Aliens, nous l’avons fait plus avec un état d’esprit qui nous disait ‘’je vais vous faire croire que c’est vrai’’, même si cette histoire d’aventure spatiale est profondément ridicule. C’est la question qui est de savoir si l’on veut un film sérieux ou non.
Kraken (un autre intervenant) : donc, vous pensez faire quelque chose d’autre avec la Fox ?
James Cameron : Non.
Kraken : si nous vous offrions nos premiers nés, vous feriez quand même quelque chose avec elle ?
James Cameron (rire) : Et Bien, une autre chose que j’ai appris quand vous traitez avec un studio sur leur possession… c’est que c’est leur possession. Et j’ai appris cette leçon avec la Planète des Singes car j’avais une grande… grande idée avec ce film, mais il est en possession de la Fox. Même si j’étais supposé le développer, nous nous sommes jamais regardez les yeux dans les yeux, et ils n’ont pensé qu’à ramasser leurs bénéfices. Ils ont gâché ce qui aurait été peut-être un film fameux en influençant le réalisateur. C’est le seul film de Tim Burton que je n’aime pas.
Quint : oui et c’est très frustrant car il y avait matière à faire quelque chose de grand, comme en voyant la performance de Tim Roth, mais le film tombe à plat.
James Cameron : Il est assommant !
Quint : quelle est votre plaisanterie cochonne favorite ?
James Cameron : (rire)
Quint : j’ai appris par George Clooney que vous en connaissiez quelques unes. Et je sais que vous avez fréquenté le milieu des marins…
James Cameron : ma blague cochonne favorite ? Aw, man, je ne sais pas si je peux faire ça ici. Clooney n’a pas de gosses (rire). Je pense que je vais d’ailleurs lui dire deux mots.

Source : Aintitcool

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