[Bifff 2013] Notre avis critique de Hellgate de John Penney

Publié il y a 3 ans par Richard B.

Une descente aux enfers pour le spectateur

SciFi-Universe.com Preview - BIFFF 2013

Dans le cadre de du Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF 2013), voici notre preview du film Hellgate que nous avons pu voir mercredi 3 à 16h.

Hellgate

Hellgate

Hellgate, avait tout du film prometteur. D'un côté, le casting paraissait solide avec Cary Elwes qui reste à jamais mémorable pour sa prestation dans Princess Bride (et je pourrais volontiers défendre l'île aux pirates) et la présence de William Hurt qu'on n'a jamais – ou très rarement – vu mauvais. Puis le sujet du deuil traité de manière presque Bakterien avait quelque chose d'attirant. Hellgate commençait d'ailleurs plutôt bien, même avec le double menton d'Elwes. Une gentille famille unie, en parfaite harmonie, se trouve victime d'un accident de voiture. Le montage de la séquence fonctionne parfaitement. Le jeu d'acteurs semble à ce moment juste, et le travail sonore fait immanquablement réagir au moment de la percussion. D'une manière attendue, le personnage d'Elwes survit et on apprend qu'il est le seul...

Puis arrive le "premier fantôme" et le premier "Jump scare" avec un surdécoupage de l'image. Là on se dit que ce film thaïlandais est parti pour nous la jouer Japonaise. Au fur et à mesure que le film avance, de nouveaux personnages pointent leur nez, cabotinants comme rarement, sortants des répliques banales, parfois idiotes, sans pour autant nous faire rire. Entre deux apparitions de fantômes, le temps commence à devenir long. Puis, arrive enfin le personnage de William Hurt.

L'acteur semble psychologiquement vouloir jouer un "looser" qui sait de quoi il parle, et est filmé avec sa demi-calvitie, ses quelques cheveux restant en vrac, et un bon petit bide pas très glamour. Sa prestation débute par une sorte de séance entre exorcisme et vaudou, et on se dit que John Penney, le réalisateur, a réussi l'exploit de rendre Hurt ridicule. Peu après, Hurt nous apprend qu'une partie de Elwes est peut-être restée morte (son âme) et qu'il va devoir faire route vers l'enfer pour la récupérer. Là on découvre alors quelques images de décors paradisiaques, peu mis en valeur par une photo trop lessivée.

Reste que les lieux ont l'air magnifiques, et il faut insister sur ce point, car il s'agira là de l'un des seuls éléments à sauver du reste du film. De plus en plus lent, de plus en plus pauvre dans les dialogues, dans le jeu, et dans les idées de mise en scène, le film tente de peindre un univers qui pourrait ressembler à celui de Barker, mais n'y arrive jamais. Puis que dire de ces mêmes images qui reviennent agrémenter le montage ? Artifice d'autant plus visible que cela semble avoir été fait pour prolonger notre calvaire avec une tension proche du zéro absolu.

On n’en dira pas plus, vous l'aurez compris, Hellgate est mauvais, très mauvais.

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  • Vu hier aussi et en accord à 100% avec cette critique. Il y a peu à sauver dans ce film pourtant prometteur sur papier.
    gnome, le 4 avril 2013 21:06