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L'Invasion vient de Mars ► Critiques & avis sur le film

Critiques du staff sur le film L'Invasion vient de Mars

Les critiques de nos experts et passionnés.

  • 62

    La critique de Christophe B. : Facilité et déja-vu...

    Après Lifeforce, Tobe Hooper enchaîne sur sa deuxième grosse production consécutive. Disposant d'une enveloppe d'une douzaine de millions de dollars, il se lance dans le remake d'lnvaders from Mars, un classique fauché de 1953.
    Pour ce remake, Tobe Hooper ose à peine changer une ligne du script, par pur respect (Invaders est un des films les plus marquants de sa jeunesse). L'histoire originale en 1953 ne l'est cependant plus du tout, originale, aujourd'hui. Le réalisateur s'en fiche visiblement puisqu'il se contente de transposer l'action à nos jours. Sinon, sur le fond et à partir de la découverte des martiens, rien ne différencie les deux films. On retrouve les mêmes images des militaires combattant les extra-terrestres belliqueux et toutes les incohérences et la naïveté des oeuvres de l'époque. Il suffirait d'enlever la couleur et de couper quelques effets spéciaux trop réussis à cette version de 1986 et l'illusion serait parfaite: c'est un film des années 50. Et les propos de Hooper vont dans ce sens: "J'ai essayé de rester le plus près possible du concept original... J'ai été si impressionné par le travail de Menzies que j'ai en fait essayé de refaire son film point par point". Il aura donc bel et bien réalisé le film qu'il souhaitait. Pourquoi refaire à l'identique ce qui l'a déjà été ? La seule utilité du long-métrage de Tobe Hooper réside dans l'opportunité qu'il représente pour une jeune génération de découvrir ce qui se faisait avant.
    1986 est une année faste pour Hooper. Il signe un contrat avec la Cannon, ogre du cinéma mondial qui tente par chèques interposés de s'offrir les grands noms du cinéma comme les petits maîtres prompts à pondre quelques films rentables mais sans grandes ambitions. Inutile de le préciser, Hooper entre plutôt dans cette catégorie.
    Non pas que le film soit un ratage complet, il est tout simplement desservi par une mise en scène plate, télévisuelle et aucunement aidé par les quelques scènes "choc", certes bienvenues, mais engluées dans un océan de banalités.
    Tous les films du genre à l'époque présentaient un héros juvénile. Ainsi, c'est le gosse-tête-à-claques et son institutrice qui devront mettent fin à l'invasion extraterrestre, aidés en cela par une bande de militaires un peu crétins sur les bords. Tout cela n'est pas bien original et rappelle une demi douzaine de films sortis à cette époque et traitant d'un sujet quasi identique. Plus qu'un effet de mode c'est un manque d'inspiration certain des scénaristes s'appuyant plus volontiers sur des idées déjà utilisées que sur des sujets originaux, qu'il faut incriminer.
    Plus qu'un film de Hooper, c'est Stan Winston qu'il aurait fallu créditer au générique : les effets spéciaux tiennent le haut de l'affiche, les décors sont impressionnants (longues galeries où, à chaque virage semble guetter un extra- terrestre), le vaisseau spatial est magnifique. Mais des SFX ne font pas un film et à part eux, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent : les personnages sont assez inconsistants et à part le jeune héros, personne ne se rend compte de rien, il est évidemment le seul à échapper à tous les pièges. Quant au déroulement de l'histoire, il est sans surprises. Quelques effets de lumière lors de l'atterrissage du vaisseau ou à l'intérieur de celui-ci lors d'expériences pratiquées sur les humains, quelques effets choc, quelques incongruités aussi lorsque l'un des martiens, vorace, avale la vieille institutrice revêche reconvertie. Seule la fin, relativement inattendue et que je me garderais bien de dévoiler ici, surprend le spectateur assoupi.
    Plus proche par moments de la série Z que des B-Movies auxquels il se réfère, L'invasion vient de Mars est un nouveau coup d'épée dans l'eau pour Hooper. Ses films suivants devaient le précipiter dans les profondeurs dont il n'a jamais pu remonter, si bien que chaque film de Hooper fait regretter le précédent. Et il commence à en avoir fait, des films...

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