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Critique de la série télé : October Faction, par Bénédicte C

Avis critique rédigé par Bénédicte C le jeudi 13 février 2020 à 14h00

Un mois d'octobre mouvementé

Adaptation du comics du même nom (dont le tome 1 est sorti en France chez Delcourt le 13 novembre 2019), October Faction nous raconte l’histoire d’une famille dont les parents sont chasseurs de montres. La version comics est signée Steve Niles et Damien Worm tandis que l’adaptation en série est réalisée par Damian Kindler.

Famille dysfonctionnelle et monstres

Deloris et Fred sont mariés avec deux enfants, des faux jumeaux : Geoff et Viv. La vie pourrait être parfaite pour cette famille aisée vivant aux quatre coins du monde, mais le décès du père de Fred va les ramener dans une petite ville d’Amérique où se trouve la demeure familiale. Entre les quatre murs de l’imposante maison, tous les secrets se révèlent à commencer par la couverture des parents, ne travaillant pas vraiment dans les assurances mais plutôt dans la traque et la chasse de monstres.

 

Si le comics est clairement décrit (à raison) comme une version dark de la Famille Adams, la version série tv fait plus penser à Supernatural. Le côté glauque est dévoyé (et largement édulcoré) par un visuel à la limite de ce qui se fait en matière de SFX. Les incrustations sonnent faux, les déformations des visages lors de l’apparition des crocs de vampires, par exemple, sentent le Photoshop à plein nez.

Mais là où, pour Supernatural, on appréciait le côté pulp et surjoué, October faction se prend trop au sérieux pour la qualité visuelle et narrative proposée. C’est relativement violent, plein d’actions, d’incohérences aussi et le scénario est cousu de fil blanc. Si on peut se laisser prendre au jeu assez facilement, c’est grâce aux jumeaux, Geoff et Viv, qui induisent, par leur personnalité, des thématiques plutôt intéressantes, dans la construction de soi et le rapport au monde.

Le réalisateur ayant voulu sciemment en faire une version plus édulcoré et soft pour un public plus familiale, se centrant sur les relations plus que sur le côté monstrueux de l’œuvre originelle.

Le plus important pour la regarder sans a priori réside dans votre méconnaissance du comics. Parce que les écarts sont larges, et surtout que l’esthétique de Damien Worm dans la version papier est exceptionnelle de noirceur et de texture. Si le papier suintait à chaque page, là, votre écran restera propre à chaque épisode.

Centré sur l’ado

October Faction s’attache à explorer la thématique de l’identité, de sa construction, et surtout de la crise d’adolescence qui peut en résulter pour Geoff et Viv, véritables protagonistes centraux de cette première saison. Ce sont des jumeaux que tout oppose ou presque : elle est introvertie et brillante, lui est à l’aise en société (et brillant aussi), prompt à se mettre en avant. Le vrai bon point de cette série est de traiter de l’homosexualité de Geoff avec détachement. Il a fait son coming out depuis longtemps, et se considère comme normal, en joue, en rigole sans pour autant tendre vers la complaisance ou le malaise. Il est, point, passons à un autre sujet voulez-vous ? Et mine de rien, ça fait du bien de voir s’épanouir Geoff de façon complètement normale. Sa révolte face au mensonge ou aux non-dits, quels qu’ils soient, en fait un personnage entier, sorte de chevalier de la vérité.

Le côté non-manichéen de nombreux personnages (bien qu’attendu puisque tous agissent selon un schéma narratif ultra cliché et classique) fait plaisir à voir.

Cependant, à la lecture de ce paragraphe, vous l’aurez compris : October faction la série tv ne s’adresse pas forcément au même public que le comics. Elle se veut plus adolescente, centrée sur les problèmes de ces jeunes qui découvrent le monde surnaturel. La série commence sans le vouloir une réflexion intéressante sur les adaptations de comics dark et adulte qui finissent en série pour un tout autre public, notamment adolescent. Ce n’est pas la première et ce ne sera pas la dernière (comme le prouve aussi l’adaptation de Locke and Key, là aussi sur Netflix).

On regrette l’absence d’une dimension adulte, la perte de l’esthétique très particulière du comics… et d’une grande partie du scénario aussi.


 

La conclusion de à propos de la Série Télé : October Faction

Bénédicte C
45

Alors oui, il y a des bons points à la série. Elle se laisse regarder sans se prendre la tête, surtout si vous n’avez pas lu le comics. Mais celui-ci est d’une telle qualité graphique que ce serait dommage de passer à côté. Peut-être faut-il voir la version Netflix comme l’utilisation d’un univers riche et foisonnant de monstres (qui sont rarement ceux qu’on croit d’ailleurs). 

Cependant, difficile de ne pas penser à Supernatural lorsque l’on regarde October Faction. On y retrouve les mêmes ingrédients, les mêmes schémas et une liste longue comme un jour sans fin de points communs que ce soit dans les rebondissements, les personnages secondaires ou même certains plans récurrents.

On a aimé

  • Geoff et Viv, les jumeaux au caractère bien trempé
  • Une bonne narration bien que classique

On a moins bien aimé

  • Une série classique
  • Des SFX désastreux
  • Une histoire cousue de fil blanc

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