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Critique du jeu de société : Galèrapagos : Tribus et personnages, par Gaetan G.

Avis critique rédigé par Gaetan G. le dimanche 12 janvier 2020 à 14h00

Trespasers will be shot. Survivors will be shot again

Galèrapagos est une petite pépite pour les amateurs d’humour noir et de cynisme. Le pitch de base est simplissime : 3 à 12 aventuriers doivent coopérer pour s’échapper ensemble d’une île paradisiaque sur laquelle ils se sont échoués. Sauf que oups, désolé pas de chance, il n’y a en général pas assez de place sur le radeau et ça se finit comme dans la vraie vie. C’est-à-dire que ce ne sont pas les plus coopératifs ou les plus méritants qui survivent, mais plutôt ceux qui se sont préparés le plus tôt à marcher sur les corps encore fumants de leurs petits camarades.

Sans refaire la critique détaillée disponible juste ici, le plus gros souci du titre est qu’on épuise rapidement le concept. Les premières parties sont souvent les meilleures, même s’il est aussi très rigolo d’amener de nouveaux joueurs innocents autour de la table et de regarder à quelle vitesse ils pigent le truc. Néanmoins, le titre vieillit bien et nous le ressortons encore assez régulièrement à la maison.

De manière assez surprenante, l’éditeur Gigamic se décide à sortir une première extension plus de 2 ans après la sortie du jeu de base. Celle-ci est intitulée tribus et personnages, ce qui donne une idée assez précise de son contenu. Mais attention car avec les extensions, il y a souvent à boire et à manger. Faisons donc le point sur ce qu’elle apporte au titre.

Premier bon point, Tribus et personnages comporte 3 modules complètements indépendants. Les cartes de l’extension disposent d’une taille ou d’un dos spécifique permettant de les identifier facilement, il est donc facile de sélectionner telle ou telle variante sans que cela n’allonge le temps de préparation d’une partie. Niveau forme, l’esthétique est complètement dans le respect du matériau d’origine : pas la peine de s’attarder là-dessus.

Les 3 modules sont les suivants :

  1. De nouvelles cartes « objets » à inclure dans la pioche bateau ;
  2. Des cartes « personnages » à distribuer au début de partie ;
  3. Des cartes « tribus » mettant en place un système d’évènements aléatoires.

Pas grand-chose à dire sur les nouveaux objets. Il y a tout d’abord plus de revolver et de balles, histoire d’équilibrer un peu les forces en présence. Les objets exclusifs à cette extension sont en revanche complètement crackés : ils sont très fun à jouer tout en s’intégrant parfaitement aux existantes. Le seul regret tient au rangement : la pile de carte « objets » devient trop épaisse pour tenir dans le joli paquet cartonné fourni dans la boite de base. L’inclusion d’une boîte au bon format aurait été bienvenue…

Les personnages, en revanche, se révèlent assez rapidement être l’exemple-type de la fausse bonne idée. Certains, comme le Sumo ou le survivaliste, ont nettement moins de chances de gagner au vu de leurs désavantages beaucoup trop importants. Le survivaliste ne consomme pas d’eau, ce qui est cool en soi, mais en contrepartie il occuppe deux places sur le radeau ; inutile de dire qu’il sera le premier à rester sur la plage si l’embarcation ne peut accueillir tout le monde. D’autres personnages n’ont pour ainsi dire aucun intérêt, et d'autres encore bouleversent complètement le jeu à eux tout seul. Cela pose question sur l’équilibrage, et c'est le signe d’un ajout dispensable si vous voulez mon avis.

Les cartes évènements, pour finir, laissent également une impression mitigée. On joue un événement au début de chaque tour, sans possibilité de savoir à l’avance ce qui va nous tomber dessus. Certaines sont positives, d’autres sont négatives et les choses s’équilibrent à peu près sur le long terme (sauf gros manque de bol). Du coup, on peine à voir l’intérêt du truc : la hausse de complexité amenée par cette mécanique rallonge les parties, sans apporter du fun ou de la stratégie en contrepartie. Bref, là encore un ajout dispensable, d’autant qu’il va à l’encontre de la simplicité et de l’accessibilité du jeu de base.

Lorsqu’on combine ces différents éléments, le niveau de difficulté du titre chute sensiblement. Il devient tout-à-fait envisageable de sauver tout le monde, ce qui dénature à mon sens le principe de base de Galérapagos. A vouloir contenter tout le monde, tribu et personnages risque bien de ne parler à personne. Car soyons clair : soit vous appréciez le côté vachard et politiquement incorrect du titre, auquel cas l’extension ne va pas vous emballer plus que ça, soit vous n’appréciez pas les jeux d’enfoirés et Galérapagos n’est de toute manière pas fait pour vous.

La conclusion de à propos du Jeu de société : Galèrapagos : Tribus et personnages

Auteur Gaetan G.
60

Vous l’aurez compris, difficile de recommander plus que ça la première extension de Galèrapagos. Les objets supplémentaires sont intéressants, et ils peuvent éventuellement justifier à eux seuls de payer les 10€ demandés. En revanche, les deux autres ajouts de tribus et personnages augmentent la complexité de la formule sans forcément amener grand-chose en contrepartie.

Plus largement, votre ressenti dépendra de la manière dont vous avez apprécié le jeu de base. Si pour vous, Galèrapagos est avant tout un jeu simple, facile à sortir avec n’importe qui et où tout le monde finit par se taper sur la courge dans la joie et la bonne humeur, alors vous pouvez passer cotre chemin.

En revanche, si vous trouvez que le jeu de base est trop punitif, trop individualiste et trop méchant, alors cette extension vous réconciliera peut-être avec lui. Il devient même envisageable de gagner tous ensemble ! On est un peu devant l’équivalent ludique de Maléfique, m’voyez, le navet film qui transforme une méchante bien badass en gentille contrariée.

On a aimé

  • A peine le prix d'un paquet de cigarette
  • Les objets sont sympas et peuvent suffir à justifier l'achat
  • Quelques personnages se démarquent sont fun
  • Visuellement, s'intègre parfaitement au jeu de base

On a moins bien aimé

  • Complexifie Galèrapagos, et c'est dommage car la simplicité était justement une des grandes forces du jeu de base
  • Baisse la difficulté

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