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Critique de la série télé : Good Omens [2018], par Bénédicte C

Avis critique rédigé par Bénédicte C le mardi 3 décembre 2019 à 17h00

Présage 2019 : une série réussie

Rampa et Aziraphale sont respectivement un démon et un ange envoyé sur Terre pour mener leurs grandes œuvres (mettre le bazar et éviter le pire, selon que l’on se place côté démoniaque ou angélique de l’affaire). Cela fait près de 6 000 ans que les deux se côtoient, faisant naître une certaine amitié entre eux. Quand l’Antéchrist arrive sur Terre, une chose est sûre : l’Apocalypse arrive ! Il ne leur reste qu’un peu plus de 11 ans (le temps que le gamin grandisse) pour essayer d’éviter le pire : la destruction de la planète. Rampa et Aziraphale vont s’allier, se chamailler, tout faire pour pouvoir rester sur Terre et en profiter encore un peu.

Une série apocalyptique

Adapté du roman du même nom (ou traduit De bons présages pour ses versions antérieures à la sortie de la série), Good Omens est une série jouissive par ses personnages, son côté décalé, et bien entendu, ses créateurs. Diffusée sur Amazon Prime, la série est aussi disponible depuis mi-novembre en DVD et sur le site de la BBC.

Le livre a été écrit par Terry Pratchett et Neil Gaiman et c’est ce dernier qui est aux commandes de l’adaptation. On y retrouve alors le côté délicieusement absurde de Pratchet, l’imaginaire débridé et le côté hautement décalé des deux auteurs. Doit-on vraiment arrêter l’Apocalypse ?

Au fil de la série, le spectateur est amené à constater l’absurdité du monde, aussi bien de celui des humains que du paradis et de l’enfer. La guerre est une volonté des deux camps, et ce ne sont pas un petit démon et un angelot qui vont réussir à les empêcher de se mettre joyeusement sur la tronche. Du moins, c’est ce que pensent les autorités divines et démoniaques. On constatera d’abord une pleine maîtrise de l’outil audio-visuel par Neil Gaiman (déjà à l’origine de l’adaptation d’American Gods, aussi sur la plateforme Amazon Prime). La photographie est excellente, les répliques fines et cinglantes, le choix du casting délectable. En effet, David Tennant (Doctor Who, Broadchurch) campe un Rampa délicieusement démoniaque et Michael Sheen un Aziraphale aussi angélique qu’humain avec sa passion pour la nourriture et les livres. Que ce soit dans les choix narratifs (qui les rapprochent des humains tout en conservant leur côté angélique et démoniaque) ou dans les choix scénographiques (de nombreuses scènes vont sans doute devenir cultes), la complicité des deux acteurs rejaillit sur le show dans une explosion de punchlines, d’éclats de rires et de voyages dans le temps. Et oui : cela fait 6 000 ans que les deux se côtoient, il est donc assez logique de les voir interagir à plusieurs époques (jardin d’Eden, Rome, Révolution Française, rencontre avec Shakespeare…).

Sans trop en dire pour ne pas gâcher la surprise, la série contient tous les ingrédients nécessaire à un succès : des rebondissements, de l’action, des moments plus intimistes et une justesse d’écriture dans la relation entre Rampa et Aziraphale qui en ferait presque oublier la fin du monde pour se concentrer sur une belle histoire d’amitié. Car c’est bien là l’une des thématiques fortes de cette série : la relation entre deux êtres fondamentalement opposés qui vont s’unir dans un but commun (sauver le monde). Il y a là tous les ingrédients pour plaire à un large public, ceux fans d’action, d’absurde, de séries avec des êtres supérieurs, les fans des différents acteurs, ceux qui veulent passer du bons temps, et ceux qui aiment les histoires d’amitié un peu complexe mais diablement touchante.

Le générique, graphique, raconte aussi l'histoire de façon symbolique

Tout est affaire de détails : le côté démoniaque et angélique des deux protagonistes s’affiche à tous moments dans la série, et ce, dans des détails aussi ténus qu’essentiels. Cela va de traverser la pelouse de travers pour Rampa tandis qu’Aziraphale prend le chemin, à des références à d’autres séries (une photo de Gallifrey issu de Dr Who quand Rampa fait le tri des planètes sur lesquels immigrer), à des clins d’oeil et autres easter eggs. Le show est d’autant plus complet que chaque visionnage apportera son lot de nouveautés. Avec seulement six épisodes, qui bouclent la boucle tout en laissant une porte ouverte, la série réussit à être dense sans devenir indigeste.

Une bonne adaptation ?

Anathème Bidule et les prophéties de son ancêtre

Totalement. Et ce, pour plusieurs raisons : déjà parce que la série est réalisée par Neil Gaiman, l’un des auteurs du roman (nous ne pouvons que penser que Terry Pratchett, malheureusement décédé, aurait adoré participer aussi). Qui de mieux que l’un des créateurs pour adapter son œuvre ? On dit De bons présages inadaptable : preuve en est que c’est faux. Les choix narratifs effectués pour ce portage à l’écran sont intelligents, les ajouts (notamment sur la fin) malins et permettant de se laisser assez de portes ouvertes pour autre chose, et surtout, la voix de Dieu campée par l’inénarrable Frances McDormand (Burn after reading entre autres), un délice à entendre. Si nous n’avons ici parlé que de quelques acteurs, parmi les principaux, nous ne pouvons que saluer l’ensemble du casting : Benedict Cumberbatch (Docteur Strange, Sherlock) pour son Satan aussi rapide qu’efficace ; Jon Hamm (Black Mirror, Sucker Punch, Million Dollar Arm) en Archange Gabriel au sourire aussi parfait que crispant ; Sam Taylor Buck qui campe un Antéchrist récalcitrant avec un petit côté Goonies plutôt fun ; la magnifique Adria Arjona (apparue dans True Dective et Narcos) en Anathème Bidule aussi déjantée que parfaite ; Jack Whitehall (humoriste et animateur tv) en Newton Pulsifer maladroit.

La conclusion de à propos de la Série Télé : Good Omens [2018]

Bénédicte C
95

Alors oui, Good Omens est une bonne adaptation, tout en étant un prolongement, un supplément au roman. On peut lire et visionner sans peine, et on prendra autant de plaisir à se plonger dans cet univers hautement décalé et délicieux. Bien entendu, les fans de David Tennant et de Michael Sheen y trouveront largement leur compte. Les détracteurs de l’un ou l’autre aussi puisqu’ils sont ici au mieux de leur forme et de leur jeu d’acteur. C’est brillant, riche et ça se regarde sans fin, surtout si vous tenez à trouver toutes les références cachées, les clins d’œil et autres easter eggs cachés tout au long des six épisodes.

On a aimé

  • Le casting et le jeu d'acteur
  • L'adaptation du roman et l'humour de Terry Pratchet et Neil Gaiman
  • La photographie juste magnifique
  • Les références cachées
  • Le fait que la série ne soit qu'en six épisodes

On a moins bien aimé

  • Le fait que la série ne soit qu'en six épisodes
  • Le côté prophétie (à prendre au second degré)
  • La trop faible exploitation des Cavaliers de l'Apocalypse

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