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Critique du jeu de société : Claustrophobia 1643 [2019], par Nathalie Z.

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le mardi 26 mars 2019 à 09h00

Bienvenue en Enfer !

Claustrophobia 1643 est la nouvelle mouture de Claustrophobia le jeu de plateau avec figurines de Croc qui se déroulait dans l'univers du jeu de figurines Hell Dorado. Récemment sur Kickstarter pour la vente des derniers collectors, ce jeu de Monolith est un très bel objet ludique.

Le pitch

Cette histoire débute à Prague en 1618. Lors d’une réunion avec le roi Mathias Ier, Empereur du Saint-Empire et souverain de Bohême, des représentants protestants sont défenestrés. Cette agression déclenche une guerre en Europe où déjà les conflits religieux avaient entachés la France et l’Allemagne. Justement, une cité allemande protestante, Magdebourg, est prise en 1631 par les catholiques. Pendant plusieurs jours, les habitants sont massacrés et la ville incendiée. Mais dans l’Elbe, le fleuve qui traverse la cité dévastée, apparaissent des lueurs d’un vert inquiétant. Les occultistes et autres ésotéristes envoyés sur place sont formels, c’est un portail. Les expéditions qui y sont envoyées reviennent exsangues, démentes ou presque exterminées. Elles ont franchi la porte des Enfers.

Mais mettons-nous un instant dans la peau d’un démon menant tranquillement son troupeau de damnés d’un cercle à l’autre. L’arrivée d’une soldatesque humaine ne peut être que surprenante et violente.

Les humains mettent de côté leurs conflits, un ennemi plus redoutable et effrayant se terre sous Magdebourg. Les expéditions se font mieux préparées et plus conséquentes. En 1634, les humains réclament une rive du Styx et y fondent une colonie, la Nouvelle-Jérusalem. Une lutte acharnée se déroule alors dans les ténèbres, les créatures infernales s’organisent, décidées à détruire le frère rédempteur et ses Condamnés. Neuf ans s’écoulent, les patrouilles humaines veulent explorer les souterrains sous la Nouvelle-Jérusalem. Mais dans les ombres, une chose réunit des forces, pactise et se tient prêt.

1643, dans les profondeurs des Enfers, le sang de nouveau sera répandu.

Le matos

Alors là, rien à redire. C’est tout simplement superbe !

35 figurines finement sculptées et à peindre (fini le prépeint pratique mais peu élégant de la v1) représentent les combattants des deux factions : les humains sont des guerriers occidentaux. La faction infernale est constituée de combattants démoniaques, bien flippants. Des fiches permettent d’avoir les stats de chaque combattant et se glissent dans un étui cartonné costaud et très pratique. Une planche de la destinée (comment ça claque cette appellation !) permet au joueur infernal de gérer ses points de menace et d’activer ses pouvoirs. C’est très lisible et bien pensé. A ce matériel se joignent 24 dés spéciaux (des noirs pour le destin, des rouge pour le combat, des blancs pour l’activation), mais aussi des gemmes rouges, des centaines de pions cartonnés aux usages variés, des cartes d’équipement (certains apparaissent au début des scénarios ou en cours et offrent des capacités spéciales), d’événement, d’instinct… 48 tuiles représentent les souterrains dangereux et sombres dans lesquels vous allez évoluer.

Quand c'est peint, c'est superbe !

Ce matériel dense est qualitatif et le choix des couleurs rouge/noir/blanc est à la fois très sobre et élégant, parfaitement dans le thème. Les illustrations des livrets fournis (règles et scénarios) et des cartes sont magnifiques mais assez dures, nous allons en Enfer.

A noter qu’une litho grand format est offerte et que la boite contient de quoi jouer en français et en anglais.

On a beau être humain, on ne va pas se laisser faire par ces fichus démons !

Du jeu en lui-même

Sans entrer le détail des règles, c’est un jeu d’exploration et d’escarmouche : c’est donc  très dynamique mais il y a beaucoup de règles à retenir lors des premières parties. Cependant, le jeu reste accessible à partir de 14-16 ans, c’est plutôt l’ambiance glauque qui freinera à faire jouer des plus jeunes, même si on a vu des petits d'une dizaine d'années y jouer remarquablement bien avec leurs parents.

Vous allez jouer des scénarios, si des règles sont contredites par le scénario, c’est lui qui prime.  Une partie se déroule en 5 phases, dans l’ordre suivant :

-phase de préparation du joueur humain : il détermine les caractéristiques de ses combattants suite à son lancé des dés. Certains possèdent des talents offrant de nouvelles possibilités de jeu. Il existe aussi des dons comme aura de colère, châtier le mal ou encore frappe sacrificielle.

-phase d’activation du joueur humain : déplacement, exploration et affrontement (ou vice-et-versa) le cas échéant.

-phase de préparation  du joueur infernal : il détermine les pouvoirs suite à son lancé des 6 dés (3 rouges et 3 blancs) qu’il déclenche.

-phase de menace du joueur infernal : démons, molosses et troglodytes entrent en jeu.

-phase d’activation du joueur infernal : déplacement et affrontement (ou vice-et-versa).

Le point de vue de NURTHOR le maître des légions démoniqaues

Le combat reste le centre du jeu et les sensations de jeu sont très différentes entre le joueur humain et le joueur infernal.
Toutefois, certaines tuiles ont des règles spéciales qui changent la donne : fontaine de guérison, brume, puits démonique, fosse carnassière, couloir piégé... De même, sur chacune d’elles, un indice de saturation indique le nombre maximum de combattants pouvant y siéger.
Egalement les cartes événements créent de la tension et des retournements de situation pour les deux camps, ajoutant un petit peu de piment au jeu des deux factions.

Cette nouvelle mouture est peu différente de la V1 en terme de règles : elles sont affinées, moins chaotiques, modernisées. L'esthétique en revanche est un vrai changement : matériel plus élégant et plus abouti. 

Par son matériel et son thème, Claustrophobia 1643 est très immersif. Les deux joueurs se prendront vite au jeu, et les parties le plus souvent d’une à deux heures paraitront même courtes. Les règles sont fluides et finalement assez logiques et simples mais il faudra vous y référer de temps en temps car il y a de nombreux effets particuliers. Attention à l'interprétation des règles. Mieux vaut les lire et les relire pour être sûr de les appliquer correctement.
Du côté de la horde démoniaque, les sensations de jeu sont plutôt funs, et cela semble au premier abord plus facile à prendre en main que la faction humaine même s’il faut bien utiliser les pouvoirs. La faction humaine est plus angoissante à jouer, mais les combattants sont plus résistants que les monstres qui en comparaison arrivent souvent par vagues (moins que dans Space Hulk). Moins nombreux, ces guerriers sont entre deux et cinq selon les scénarios donc chaque perte compte. Des combos de talents et dons par exemple peuvent faire très mal et rendent les humains plutôt puissants s’ils survivent.


Le point de vue du frère redempteur Vincent, chef de la soldadesque occidentale
 

Généralement le plateau de jeu est aléatoire mais parfois non. Les tuiles dépendent du scénario choisi par les joueurs. Le livret fourni contient 20 scénarios dont plusieurs de Croc himself. Ils commencent par un petit texte d’ambiance et indiquent les forces en présence pour chaque faction, la mise en place, les conditions de victoire et des règles spéciales. C’est clair et très bien fait, certains sont plus difficiles que d’autres et changent certains aspects du jeu. La rejouabilité des scénarios n’est pas un souci non plus au vu des événements aléatoires comme les cartes, les réussites aux dés et les combo plus moins heures entre les soldats occidentaux ou monstres de l'Enfer.

Claustrophobia 1643 est un excellent jeu à deux, le côté tactique est très présent et les affrontements sont fluides et épiques. Mais depuis peu, des fans ont créé un mode solo validé par Monolith qui permet de jouer seul ou en coop. Il fonctionne plutôt bien et se trouve par ici.

Des parties passionnantes que vous vouliez sauver la Nouvelle-Jérusalem ou au contraire lâcher vos hordes infernales sur le Monde ! Mais il vous faudra attendre son prochain KS pour vous le procurer...

 

La conclusion de à propos du Jeu de société : Claustrophobia 1643 [2019]

Nathalie Z.
91

Claustrophobia 1643 est un petit bijoux pour deux joueurs autant en terme de matériel que de mécanique de jeu. A la fois jeu d'exploration tactique et d'escarmouche, Claustrophobia 1643 est immersif grâce à des scénarios et à la qualité de ses illustrations. Les règles sont plutôt intuitives même si sur les premières parties vous y reviendrez vu la quantité de talents, dons, événements qui pimentent le jeu. Les parties seront rapidement fluides et dépassent rarement les deux heures. Le thème du jeu étant plutôt dur et glauque, je déconseillerai d'y faire jouer des moins de 14 ans. 

On a aimé

  • Un matos superbement illustré avec tout plein de belles figurines.
  • Un jeu tactique, immersif et fluide pour deux joueurs.

On a moins bien aimé

  • Un thème glauque et dur déconseillé aux plus jeunes et aux âmes sensibles.

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