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Critique du roman : La Geste du sixième royaume [2011], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le jeudi 4 août 2011 à 00h34

La Guerre des Aspects

"Le barde fronça les sourcils et détailla son auditoire. Toujours s’adapter à son public, telle était la règle d’or du conteur. Une histoire paillarde pour les tavernes, une légende héroïque pour des soldats terrifiés avant la bataille, une romance à l’eau de rose pour les belles dames de la cour… Et pour les enfants ? Un conte, évidemment. Oui, mais lequel ? Les idées tournoyèrent dans son esprit, jusqu’à ce qu’il commence à avoir mal à la tête.
Finalement, il ouvrit les paupières et se pencha en avant, son visage à la peau claire se fendant d’un large sourire.
— Vous a-t-on déjà raconté la légende d’Aevar, l’Ange de Fer ?..."


Ils sont cinq, cinq héraults choisis par le Père pour s'opposer aux forces de l'Autre. La guerre interminable que se livrent les deux grandes puissances de ce monde, le Père et le Maître comme les appellent leurs champions, ne peut se résoudre directement sous peine de détruire purement et simplement ledit monde. Ils ont donc édicté des règles: ils devront s'affronter à travers les héraults qu'ils auront choisi dans les royaumes qui le peuplent. Les Elus doivent s'illustrer dans des domaines différents mais néanmoins complémentaires: il y a le Danseur, le Prophète, le Soldat, la Bête et la Dame. La magie, la manipulation des esprits, la maîtrise des armes sont leurs compétences de prédilection. Et un Danseur ne peut qu'affronter un Danseur, une Dame se confronter à une Dame etc.
Sauf que les pions ne savent rien de leur futur rôle dans la guerre des Aspects et doivent malgré eux se rendre à l'évidence: ils n'auront pas leur mot à dire dans ce choix arbitraire. Le destin de Llir, Naorl, Corius, Maev et Moineau est déjà scellé...  

Inconnu. Même si l'on cherche bien, on ne trouve rien concernant Adrien Tomas, l'auteur de la Geste du sixième royaume, publié aux éd. Mnémos. C'est donc (encore) un nouvel auteur (a priori) français à être révélé dans cette maison d'édition.
Ce n'est donc pas par hasard que son roman hérite des petits défauts des premiers romans, pas très graves au demeurant, qui n'enlèvent rien à l'ambition affichée de l'auteur: décrire une grande épopée qui narre les luttes entre deux grandes puissances. Mais sur l'échiquier, les pions sont des humains ou des créatures féeriques.

Après avoir lu les dernières pages où le sang, la mort et la tragédie occupent un grand rôle, on se dit qu'Adrien Tomas a écrit son petit seigneur des anneaux à lui, toutes proportions gardées. Autant être honnête, ce n'est pas un de ces vulgaires plagiats (la plupart mauvais), mais l'ambition est de cet ordre de grandeur.
La référence vient d'abord de l'idée du roman qui est, pour résumer, le rassemblement de cinq peuples/communautés derrière cinq champions. Ils vont s'évertuer à sauvegarder le fameux sixième royaume de la menace exercée par les peuplades humaines qui l'entourent.
En toile de fond, le message écologique plane en filigrane (La planète Gaïa attaquée par les représentants pollueurs du progrès technologiques, Avatar etc etc.). Mais devant ce background, on sent poindre l'influence de différents courants pour créer l'univers. L'auteur s'inspire des différents mythes et histoires d'héroic fantasy, en s'appropriant des créatures telles que les nains, les trolls, les dragons, les elfes mais aussi les dryades, les sylphides et les loups-garous! A ceci près qu'il en redéfinit les règles, comme pour se moquer du genre. Ainsi les (loups) garous ne se transforment pas mais restent dans une phase hybride homme/loup, les sylphides tiennent plus d'insectes organisés en ruche, les dragons sont de gros ruminants...
Et on avancera même l'idée que Dune et ses Bene Gesserit ont fourni le matériau de base pour les Etoiles Grises, des sorcières.

Pour ce qui de la forme, et c'est ce qu'on pourra reprocher au roman, c'est un récit à voix multiples. On connaît, on sait que ce n'est pas évident et de nombreux chefs d'oeuvre ont été construits sur le modèle.
Ici il n'y a pas loin d'une vingtaine de personnages, chaque point de vue enrichissant ou éclairant différemment le récit. C'est beaucoup trop !
Du coup on décroche souvent dans le premier quart de l'histoire, parce que tel ou tel personnage apparaît subitement, parce que tel paragraphe est si court qu'on n'a pas le temps de s'immerger dans la tête du personnage...

Malgré ces défauts mineurs, l'ensemble se lit avec plaisir grâce à son style simple et sans fioriture, ses personnages attachants (pas spécialement manichéens en fin de compte) et son final haletant.
Adrien Tomas semble aussi avoir écrit un roman de fantasy en ayant pris un peu de distance par rapport au genre, suffisamment pour qu'on le soupçonne de voguer entre deux eaux, l'ironie et l'hommage aux grands classiques.

La conclusion de à propos du Roman : La Geste du sixième royaume [2011]

Manu B.
75

Sans révolutionner le genre, Adrien Tomas propose un monde plein, détaillé et cohérent. C'est sans doute ses personnages qui donnent un certain charme à l'histoire. Ils semblent aussi étonnés que nous de participer à de si grandes aventures. A découvrir.

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