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Critique du jeu vidéo : F.E.A.R.3 [2011], par Sylvain T.

Avis critique rédigé par Sylvain T. le vendredi 22 juillet 2011 à 13h47

L'ombre d'elle-même.

Après un second opus plutôt sympathique, mais qui n’a malheureusement pas su renouveler la série comme il se doit, c’est au studio Day One que Warner Bros. Interactive a confié le développement de F.E.A.R.3, nouvelle aventure mettant en scène deux joyeux lurons prêts à en découdre avec la furieuse Alma. Il était attendu par beaucoup, et à juste titre à une époque où le FPS moyen est avant tout fait de scènes hollywoodiennes, où vos coéquipiers volent en éclats et les immeubles se fracassent les uns sur les autres, il fallait bien revenir aux fondamentaux en offrant ce que le genre sait faire le mieux, mettre en scène l’horreur à l’état pur.

Pourtant, ce n’est pas un « retour aux fondamentaux » auquel on assiste. Bien au contraire même puisque le joueur va être entrainé dans une aventure bourrée d’action où les sensations du premier épisode se sont étrangement échappées vers d’autres cieux. Rien, malheureusement, n’arrive à réellement nous faire ressentir une certaine peur, pas même de tension palpable. Les rares apparitions d’Alma pourtant largement mise en avant dans les trailers, n’auront pas grand-chose de marquant. La faute à une certaine linéarité, et à un aspect arène poussé à l’extrême. Les ennemis sont en effet regroupé par zone et vous attaquent au fur et à mesure jusqu’à ce qu’il y en ait plus. Une fois ces derniers morts, vous êtes invité à avancer sans qu’un challenge ne vienne vous barrer la route. Pire encore, les séquences d’affrontements sont très facilement décelables puisque le jeu sauvegarde automatiquement juste avant. On a connu mieux niveau sensation.

Et si l’I.A. s’en sort très bien en n’hésitant pas à venir vous débusquer à coup de grenade ou en cherchant la faille dans votre protection, la difficulté elle n’a rien de vraiment insurmontable. L’effet bullet-time qui avait été une réussite dans le second épisode, prend ici un intérêt certain dès que vous commencez à galérer un peu trop avec votre arme.

Côté scénar, c’est un peu le syndrome Half Life. Malgré les nombreuses notes surprenantes laissées ici et là à l’attention du joueur, l’intrigue parait cousue de fil blanc manque donc de surprise et surtout de point d’ancrage. On ne sait pas trop où vont les scénaristes avec la série ni même avec Alma d’ailleurs. Le fait de faire intervenir dans l’histoire Point Man et Fettel, son frère, est plutôt bien pensé au départ tant ils sont complémentaires, mais au final, c’est au prix d’un scénario kitch et peu convaincant qui ne marquera guère les esprits. Dans tous les cas donc, on ne retiendra pas F.E.A.R.3 pour son solo, mais plus par son mode coopération. Jouable à deux en écran partagé ou en ligne, le titre gagne là un intérêt indéniable. Malgré tout, le côté horrifique déjà pratiquement inexistant seul est ici totalement insignifiant. Non, vous n’aurez pas un sursaut avec l’un de vos amis, mais plutôt quelques fous rires. L’aventure est pensée pour le multi avec d’un côté un soldat plutôt classique (mais toujours avec son bullet time), et de l’autre un esprit qui peut prendre possession des ennemis. Le multijoueur, autre que le mode coopératif offre aussi quelques bonnes idées. Notamment celle où un groupe de 4 joueurs doivent avancer dans un long couloir peuplé d’ennemis, avec à leur trousse un nuage de fumée noir.

Day One n’était peut-être pas le meilleur studio à qui confier une telle production. Ses développeurs ne savent visiblement plus trop utiliser un moteur qui a finalement assez peu évolué au fil des années. Graphiquement, le jeu est en tout point identique à F.E.A.R. 2 : Project Origin avec quelques effets de gores supplémentaires. Sur Xbox, l’aliaing est très présent et le jeu à même droit à des ralentissements. Il n’est d’ailleurs pas bien beau. Sur PC, l’aliasing est un peu moins présent, mais les textures restent baveuses et loin d’être agréables à l’œil.

La conclusion de à propos du Jeu Vidéo : F.E.A.R.3 [2011]

Sylvain T.
45

F.E.A.R.3 est une belle déception pour peu que l’on soit adepte des FPS horrifique. La série créée par Monolith est à l’image de Fettel, l’ombre d’elle-même.

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