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Critique du recueil de nouvelles : Contes Myalgiques II #2 [2010], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le dimanche 26 juin 2011 à 22h39

Après le Yang, le Yin

"J'aimais Dieu.
J'aimais Dieu, je l'aimais vraiment. J'étais si jeune, alors: les années de petite école, quand elle se montre maternelle. Jeux et rires, pommes de papier vernissé découpées au poinçon, gommettes, feutres, spectacles où je dansais, revêtue d'un poncho ou d'une robe de marquise en crépon rose. J'aimais encore le rose, aussi, en ce temp-là. Je n'avais encore pas compris..."


Après Contes Myalgiques I, qui a remporté un succès critique et le Prix Imaginale du recueil de nouvelles, ce sont ici d'autres textes, parfois antérieurs à 2007, aux trois quart inédits, qui ont été rassemblés dans un second volume, aux éd. Griffe d'encre. Au programme 19 nouvelles (et deux courtes introduction et conclusion) dont la palette importante de thèmes permet d'explorer de nombreux univers et des idées très souvent noires.

En refermant le recueil, on ressent une étrange impression de malaise; une question vient à l'esprit: mais que s'est-il passé entre le premier recueil et celui-ci ? 
Où sont les contes, les princesses, les créatures certes surnaturelles mais plus ou moins bienveillantes ? Où est la lumière ?
Avec Contes Myalgiques II, on se trouve dans le Yin, le noir, la nuit, le froid, la pourriture, le sang, la mort. L'écriture en subit les effets, une métamorphose presque obscène - dans leur signification profonde.

Les histoires ne sont pas du genre à raconter aux enfants le soir au coin du feu, un soir de Noël. Non, plutôt à des ados en mal de sensations autour d'un feu de camp. Effet garanti: il y est question d'enfants mort-nés, d'enfants et de femmes battus, de dénis de grossesse, de Peter Pan trash, d'Arlequin Kingesque.
Et la mort. Des enfants, des soeurs, des frères, des maris, des amis, des êtres virtuels qui meurent. Beaucoup de morts.

Si Nathalie Dau développe, au long des pages de ce recueil, des idées morbides, elles sont aussi très proches du réel, comme une transposition de notre réalité dans un contexte surnaturel, sans toutefois réussir à s'en détacher complètement. Troublant constat.
On retiendra, entres autres et puisqu'il faut se résoudre à faire un choix, solamente, une lettre de deux ou trois pages destinée à un amour disparu et pour Camille, peut-être le plus optimiste des textes qui finit malgré tout par une mort.

Si Contes Myalgiques I était la thèse, Contes Myalgiques II en est l'antithèse. Quel en sera le troisième volume ?

La conclusion de à propos du Recueil de nouvelles : Contes Myalgiques II #2 [2010]

Manu B.
80

Les textes rassemblés dans ce recueil montrent l'envers de la médaille dont on avait aperçu la face lumineuse et féerique dans le premier recueil.
C'est ici une face sombre avec des thèmes durs où la souffrance et la mort jouent les premiers rôles. De jolis textes pour la plupart.

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