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Critique du jeu de cartes : Festival [2007], par Amaury L.

Avis critique rédigé par Amaury L. le vendredi 24 décembre 2010 à 08h06

7 wonders pour les jeunes…

C’est l’été, les cirques itinérants recrutent des artistes pour régaler les yeux de leurs futurs spectateurs. Mais quel foutoir, ces jongleurs, ces équilibristes, ces danseurs extraterrestres ne parlent pas forcément tous la même langue et pourtant les représentations commencent bientôt. Dur, dur, d’être le directeur d’un tel cirque ambulant et bien sûr, des concurrents veulent vous piquer vos petits préférés…


Petit festival de cartes.

Festival comporte 60 cartes réparties en cinq couleurs ou familles (les danseurs, les gladiateurs, les dompteurs, les ménestrels, les clowns). Chaque couleur se décompose en douze cartes numérotées de 1 à 9, dont le 1, 8 et 9 en deux exemplaires. Chaque carte représente un artiste dans le domaine spécifié avec une ou deux étoiles (les 9) dans le coin supérieur gauche. Toutes les cartes se parent d’une illustration distincte (donc 60 différentes) de Mila Aizawa (voir l'interview) avec un style coloré, sans aucune agressivité, et très enfantin. Pour un jeu de « draft », on regrettera la finesse des cartes qui impose l’achat de protège-cartes. Quelques jetons Point de victoire et une règle en japonais complètent un ensemble attrayant.

Le matériel de Festival (photo de l'auteur)

Festival de simplicité.

Le but du jeu est de proposer dans chaque domaine les numéros les plus appréciés, qui sont récompensés par l’attribution de points de victoire. Le premier joueur pioche six cartes et les garde en main. Il en prend une et donne le restant au joueur de son choix. Ensuite, il pose cette carte face cachée ou face visible devant soi. Le suivant fait de même et la manche se termine lorsque tous les joueurs ont récupéré une carte. La dernière est défaussée face cachée.

Pour les tours suivants, le premier joueur est déterminé parmi ceux qui ont posé leur carte face visible et par le chiffre le plus faible. Il pioche six cartes, en garde une mais doit d’abord donner les cartes à ceux qui ont leur carte face visible. La partie se poursuit ainsi et se termine quand la pioche s’épuise.

On procède aux décomptes dans chacune des familles. On additionne toutes les étoiles accumulées, le premier reçoit six points (quatre en cas d’égalité), le second trois (un en cas d’égalité). On retranche un point par carte 9 en sa possession. Des bonus sont accordés à ceux qui présentent des familles différentes (dix points pour les cinq, six pour quatre, trois pour trois). Le plus fort total l’emporte.

Le festival de « Draft ».

Festival est un jeu de draft très simple. On choisit une carte parmi un éventail de six et on passe le reste à un autre participant, et ainsi de suite. Le but est d’obtenir des majorités dans les cinq catégories distinctes. Les règles s’assimilent en quelques secondes (pas de texte important sur les cartes, seulement une description sommaire sans incidence sur le jeu) et ne souffre d’aucune difficulté notable. On apprécie l’épuration d’un mécanisme fréquemment usité dans les tournois de jeux de cartes à collectionner, le draft.

Un musicien et un dompteur d'ours ou un dompteur d'humain ?

Festival ne comporte aucune carte avec des effets spéciaux ce qui facilite le choix et la dynamique de l’ensemble. Festival se déroule promptement, avec de minimes temps morts, occasionnés par une indécision sur la carte à conserver. En effet, obtenir des majorités dans une couleur dépend des choix d’autrui, et parfois, on s’interroge sur la pertinence de son orientation, sachant que des bonus importants s’ajoutent si on diversifie son spectacle. Certes, Festival ne propose pas de stratégies réelles, on s’adapte au mieux avec les cartes reçues. L’unique prétention demeure un divertissement agréable sur une trentaine de minutes. Toutefois, il recèle suffisamment d’intérêt pour appâter de nombreux joueurs (expérimentés ou débutant) vers un mécanisme intéressant, le draft. Ensuite, Festival apparaît comme une introduction parfaite pour un jeu plus complexe comme 7 wonders (voir la critique sur le site). Pas un grand festival, mais un festival de qualité.

Fin de festival (photo éditeur)

La conclusion de à propos du Jeu de cartes : Festival [2007]

Amaury L.
70

Sorti en 2007, Festival n’a pas généré un enthousiasme débordant. Pourtant, l’auteur Shinsuke Yamagami (lire la critique de Catch out) propose une alternative intéressante en adoptant un mécanisme encensé depuis l’apparition de 7 wonders, le draft. Festival privilégie une épuration (pas de texte, pas d’effet) qui s’avère très divertissant et réussi. L’ensemble conserve quelques rudiments appréciés (constitution de majorité, un peu de bluff et de tactique) afin de ne pas sombrer dans l’ennui. Cette accessibilité choyée accélère le dynamisme et les parties n’excèdent jamais la trentaine de minutes. On garde l’essentiel, le plaisir, et on enlève toute complication inutile, ce qui le destine à un large public (famille comme joueur). Le seul bémol, il ne se joue qu’à quatre ou cinq seulement. Un festival sans prétention mais pour toute la famille !

Que faut-il en retenir ?

  • Simple.
  • Parfait pour initier au draft.
  • Intéressant.

Que faut-il oublier ?

  • Se joue qu'à 4 ou 5.
  • Manque de contrôle.

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