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Critique de la bande dessinée : C.O.P.S. Crash sur South Central #1 [2008], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 3 février 2008 à 19h52

C.O.P.S., après le jeu, place à la BD !

Je risque de me faire fouetter de mille coups par mon confrère du site, Nicolas L., mais je reconnais que jusqu’à la semaine dernière je ne connaissais rien de rien sur l’univers de C.O.P.S. Au départ, a la vue de la couverture (au demeurant très accrocheuse) je pensais que cette bande dessinée était plus une série genre "24 heures". De là sont nées deux surprises. La première est que C.O.P.S. possède bel et bien un propos d’anticipation. La seconde surprise vient du fait que cette bande dessinée fut auparavant un jeu distribué par les éditions Asmodée et qu’il possède un bon nombre de fans rôlistes.
Le pitch de base n’est pas sans rappeler un Los Angeles 2013 : La Californie a fait sécession avec le reste des États-Unis. Depuis, un grand nombre de criminels, de détraqués et de "déviants sociaux" se sont réfugiés dans la cité des anges. Pour faire face à cette situation, les pouvoirs publics ont créé le C.O.P.S. (Central Organisation for Public Security). Dans ce premier tome, les C.O.P.S. sont chargés d’aller sauver la fille d’un grand magnat de la presse William McAdam. Cette dernière était dans un avion quand il s’est écrasé en plein cœur des quartiers pauvres et repaire des gangs de malfrats de Los Angeles.
Cependant, cet épisode intitulé "Crash sur South Central" a très peu de points communs avec le rebelle Snake Plissken. En fait, le héros nommé Martin Baker ressemblerait plus à un Jack Bauer catapulté dans un futur proche. Le scénario de Marc Sautriot a cette faculté de glisser de suite le lecteur dans le vif du sujet tout en le familiarisant au fur à mesure à l’univers de ce Los Angeles des années 2030. Si, au départ, voir la Californie indépendante surprend, imaginant mal comment un état si patriotique pourrait en venir à déclarer son autodétermination, une fois cette idée adoptée, le reste fonctionne plutôt bien. J’avoue cependant que j’aimerais bien savoir ce qui a conduit la Californie à cette extrémité et surtout savoir comment fonctionne le reste des États-Unis. Je ne sais aucunement si ce sujet a été abordé ou pas dans les livres du jeu de rôle, mais en terme de bande dessinée cela pourrait être plutôt amusant à lire.


Dans tous les cas, ce premier tome m’a complètement séduit, dès la première page l’ennui n’existe pas et l’on est dans le feu de l’action du début à la fin. Arrivé au bout, on aimerait déjà pouvoir se jeter sur la suite. L’univers semble assez riche et les personnages assez attachants pour que cette nouvelle série de bandes dessinée fonctionne sur le long terme. Seul petit détail à espérer, c’est que l’univers et son ensemble évoluent bien en fonction des albums et non sur une succession d’enquête tous les deux tomes. Ce genre de lecture dépend autant du soin investi dans les intrigues proposées que de l’évolution de l’univers qu’il y a autour. Mais je me doute bien que Marc Sautriot en est conscient.
Antonio Sarchione assume parfaitement le côté graphique de cette aventure. Le trait et la mise en page sont très soignés et de plus très détaillés, et cela, sans jamais devenir brouillons. Il faut reconnaître que le dessin de Antonio Sarchione aurait pu ne pas ressortir lors de la mise en couleur. Ses lignes sont fines et non fermées. Il faut donc pleinement saluer le travail de Lou qui a su parfaitement trouver la colorisation idéale pour faire ressortir le trait de son dessinateur.
Bonus de cette première édition, en fin d’album vous trouverez 8 pages consacrées à l’univers de C.O.P.S. avec de superbes illustrations et recherches graphiques. C’est ainsi que nous pourrons avoir un vague aperçu du travail de Eawan Le Saëc qui a signé le story-board. Un complément bien venu et qui met la cerise sur le gâteau.

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : C.O.P.S. Crash sur South Central #1 [2008]

Richard B.
85

Cette première partie de C.O.P.S est plutôt du genre très convaincant et marque l’essai. Reste plus qu’à espérer que la suite confirme cette première impression, mais il est clair qu’ici il y a matière à ce que C.O.P.S devienne vite un titre phare des publications Delcourt. Il y a ici tout le potentiel.

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