Critique Dark Messiah of Might and Magic [2006]

Avis critique rédigé par Mathieu P. le samedi 3 mars 2007 à 16h44

Chérie j'ai empalé les gosses

Il était une fois Arkane….
En Gaule tous les développeurs ont désertés…TOUS ? Non….Un fier studio d’irréductibles programmeurs résiste encore et toujours à l’envahisseur. Arkane studio, fier de son petit succès avec Arx Fatalis a décidé de rempiler. Toujours des univers moyenageux, toujours des vilaines bêbêtes, mais cette fois-ci une licence, et de taille : Might & Magic.
C’est donc après moult report, que nous arrive enfin le bousin de troll des cavernes. Autant vous le dire franchement : ça va saigner.
L’univers vous met dans la peau Sareth un mage assez puissant qui vient tout juste de faire ses premières armes. L’histoire n’a pas du trop appauvri l’Amazonie en papier, Toi, être magicien puissant, toi prendre source du pouvoir, avant autre magicien. Ton père être méchant vilain pas beau et respire comme une cafetière… Ah non je me trompe... Bref, je ne pense pas que l’intérêt d’un tel jeu réside à ce niveau, (heureusement).Malgré le post-it servant de scénario, les personnages s’avèrent assez sympathiques, et les cuts scènes bien dosés. Disons simplement que le scénario est archi pauvre, mais que la mise en scène reste dans sa globalité assez bien foutue et addictive. Si vous êtes donc un amateur de rpg avec des scénarios gros comme un bottin téléphonique : passez votre chemin.
Revenons à nos dragons : Tout commence par un bref tutorial. Vous êtes dans une cave obscure, et humide où on vous apprendra à vous baisser, à casser des poutres comme Jean Claude… Suite à ça, vous vous retrouvez en plein milieu d’une invasion avec des morts vivants pas beaux qui puent et vous allez être mis dans le bain assez vite, car il va falloir se fritter avec un gros cyclope vilain pas beau qui pue aussi. Après être mort une dizaine de fois, j’ai finalement compris que je ne pourrai pas le tuer avec mon regard de bellâtre piqué à Golum, et donc c’est armé d’une arbalète géante, que je lui ai envoyé dans l’œil mon plus beau cure dent (avec des morceaux d’épinard d’hier encore collés). En gros c’était un tuto : les grosses bébêtes pour les nuls. Certains le remarqueront assez vite, car comme Half life 2 le jeu s’articule autour du moteur physique. Il existe à chaque fois diverses façons de tuer un ennemi ou de résoudre une difficulté. Vous pouvez poussez les ennemis dans le vide à l’aide de votre 48 fillette, les congeler et les mettre au frigo (attention si vous habitez en Corée…), lui brûler les fesses grâce a votre main allume cigare, ou même lui couper la tête avec votre couteau suisse d’un mètre cinquante. Bref les manières « normales » de tuer un ennemi ne manquent pas, les armes et pouvoir s’avérant assez électiques pour sortir du lot. En plus de cela, vous aurez une sorte de barre de rage qui s’enclenchera et qui vous permettra de débloquer d’autres pouvoirs. Mention spéciale, au pouvoir permettant de rapéticir un ennemi pour ensuite l’écraser sous sa botte. Jouissif. Surtout quand l’ennemi s’enfuit en criant comme Steevy. Mais ce n’est pas tout. Non non, moteur source oblige, les décors pourront par exemple vous aider. Transformez des Orcs en gruyère râpé en les empallant contre des grilles accérées. Balancez-leur des poutres à la face en détachant une simple corde… Bref , peu de chance qu’il y est beaucoup de survivants à la fin. Mais (il y a un mais…) tout ceci manque de diversité. En effet, dès qu’on a compris « le truc » tout s’enchaîne rapidement, et surtout trop facilement. Une dizaine d’ennemis autour de vous ? Simple, on les empale tous avec un coup de pied. Oui ce même pied qui crie à la douleur quand vous tombez d’un petit mur, est capable à lui seul de pousser 4 tombeaux de 2 tonnes chacun. Un peu trop puissant… Ou alors le héros doit avoir des parents kangourou. Ajoutez à cela que tous les combats se déroulent de la même manière et rapidement la lassitude vous gagne. De plus, vous avez parfois des points de skill à attribuer ce qui vous permet de choisir diverses compétences dans l’art du guerrier, l’archer, du mage ou du voleur. Le problème étant que le personnage devient rapidement trop fort. On esquive, on tranche, on esquive, on tranche (alternative mage : on esquive, on envoie une boule de feu) …pas très varié et ça manque cruellement de renouvellement. L’IA elle, est également décevante, tant les ennemis sont idiots, et bloquent parfois sur des trucs stupides ou s'auto-suicide.
Heureusement tout est sauvé par un level design fort bien pensé. Graphiquement le jeu est assez beau, les textures sont sympathiques, la modélisation aussi. Même si la configuration requise est très élevée. Reste maintenant l’ultime point noir :
Les bugs ! Ce jeu est un nid à bug, il est incroyable en 2006 de voir sortir, dans ces conditions, un Bug d’installation, d’affichage, retour sous Windows, problème d’inventaire…Préparez vous, car lors de mes 6 H de jeu (oui c’est très cours en plus) j’ai planté pas loin d’une trentaine de fois, et même en changeant de PC rien n’y faisait. Heureusement un patch correctif est sorti et depuis cela va un peu mieux.

La conclusion de à propos du Jeu Vidéo : Dark Messiah of Might and Magic [2006]

Auteur Mathieu P.
70

En conclusion, Dark messiah s’appuie sur un background archi cliché mais au combien efficace. Le gameplay paraît très varié au début, mais on arrive très vite aux limites de celui-ci. De plus, le multi s’avère anecdotique et d’une banalité à toute épreuve. Death match, et autre joyeuseté dans le genre. Dark Messiah est quand même heureusement, très jouissif, et rien que pour cela on en redemande (sans les bugs s’il vous plait) !

On a aimé

  • Univers
  • Les sorts
  • Jouissif

On a moins bien aimé

  • Mal dosé
  • Simple
  • Court
  • Les bugs !!!!!

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