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Par Toutatis on reçoit Hervé Bourgade l'auteur d'Ynn Pryddein, le JdR Celtique
Toutes les informations et des illustrations exclusives sur la Terre des Forts, le JdR Celtique

Ynn Pryddein ou la Terre des Forts est un JdR à forte inspiration celtique, depuis leur mythologie avec des héros comme Cuchulainn et Finn Mac Cumal, jusqu’aux exploits chantés de la Table Ronde, ou encore les légendes du Nord tel que Beowulf ou les sagas islandaises. Incarnez des héros celtes, préparez vos d10 et partez vivre votre propre saga !
Ce jeu de rôle (JdR) des éditions Posidonia est actuellement encours de financement participatif sur la plate-forme Game On Tabletop.

 

SFU: Bonjour Hervé Bourgade merci de te présenter à nos lecteurs qui ne te connaîtraient pas ?
Hervé Bourgade (HB): Bonjour SFU, j'aurai 45 ans 6 jours après la fin de la précommande. Je vis à Paris avec mon épouse (qui partage mon goût pour le jdr) et mon chat. Outre le JDR, je suis passionné par la lecture : bandes dessinées classiques, comics, séries et films (dans les genres pulp, fantasy, fantastique/sf, histoire. Ces genres se retrouvent dans mes inclinaisons en termes de séries et de films. Je pratique la reconstitution historique gauloise que ce soit au niveau civil ou militaire (c’est-à-dire les techniques de combat gaulois via les AMHE (Arts martiaux Historiques Européens) mais je n'ai jamais coupé la tête de personne… pour le moment. ;-)

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SFU: La Terres des Forts est un projet participatif qui est actuellement en cours sur Game On Tabletop ! C’est un jeu de rôle d’inspiration celtique (JdR), mais de quoi s'agit-il précisément ? Peux-tu donner quelques exemples concrets ?
HB: « Ynn Pryddein : la Terre des Forts », permet de vivre des aventures, qu'elles soient âpres et proches de la réalité ou épiques, dans l'univers des mythes et légendes celtes. Le but est de se rapprocher des sources mythiques qui nous sont parvenues sous des formes aussi diverses que les légendes irlandaises, les récits des chevaliers de la Table rondes, les romans de J.R.R. Tolkien, ou même le folklore breton... Plutôt que d’incarner de simples compagnons des héros celtes, condamnés à vivre dans l'ombre de leurs exploits. Ynn Pryddein propose d'incarner pleinement ces héros, dont les bardes chantent les exploits. Soyons clairs, l'univers de jeu est une version uchronique et fantasy de l’Europe celtique du Haut Moyen Age. Toutefois outre mes (très) nombreuses lectures personnelles, j'ai beaucoup échangé avec des archéologues et des spécialistes de la culture celte. Mon ambition est ainsi de proposer un univers le plus fidèle possible à ce que nous savons actuellement de l'ambiance et du monde celte, autant au niveau du background que du système. J’ai essayé de faire de Ynn Pryddein un jeu le plus archéo-compatible possible (comme disent mes amis archéologues).

SFU: Joues-tu dans la Terre des Forts depuis longtemps ? Quand et pourquoi écrire ton JdR ?
HB: Je vous parle d'un temps que les moins de euh... 17 ans (?!) Ne peuvent pas connaître ! Vers 2003, tout commence par une adaptation de DD3.0 (ce qui ne me rajeunit pas). Ce fut d'abord un univers très fantasy « classique » avec des nains maniant la hache, des elfes petits aux oreilles pointues, des mages lanceurs de boules de feu, etc... Mais mon souhait était un « retour aux sources », revenir aux « pères fondateurs » de l'heroic fantasy : Robert E. Howard et J.R.R. Tolkien mais aussi aux mythologies celtiques et nordiques. J’étais lassé des univers « à dédé » avec leurs éternels poncifs (elfes hautains aux oreilles pointues, nains barbus avec casques à cornes aimant la bière et pas les elfes, etc...) sans parler de la perte du merveilleux. J'aime beaucoup D&D, mais le nain druide avec son familier dinosaure, ça ne me fait pas trop rêver... Ce que je souhaitais c'est que les êtres non-humains soit rares, mystérieux, insaisissables, comme l’être de l’autre monde dans la nouvelle « le conte de Suzelle » de Jean-Philippe Jaworski. Je voulais renverser cette tendance à la rationalisation du surnaturel, à la banalisation de la féerie, et permettre un retour à un univers âpre et dangereux. Le Haut Moyen Age est une période charnière passionnante pour cela, et pourtant elle est mal connue et victime de clichés depuis des décennies. Les celtes et l’héritage qu’ils nous ont légué sont quasi-inconnus du grand public, qui n’en connaît que les images d’Épinal façon « nos ancêtres les gaulois », et assimile ces civilisations fascinantes aux courants New-age dans le meilleur des cas et au fascisme dans le pire ! L'alliance de ces éléments me permettait de faire quelque chose d'original, se détachant de plus en plus de la fantasy classique pour se diriger vers un univers proche de l'histoire et de la mythologie. Mes influences étaient à ce moment mes lectures personnelles (Poul Anderson par exemple) et les conseils de lecture et échanges avec les membres de mon forum de jdr favori : les salons de la Cour d'Obéron (<3). En 2007, je lance une « play by forum » toujours via la Cour d’Obéron (un grand merci à l’administratrice Laetitia "Hikaki" Jaworski pour son aide et sa disponibilité) qui participa à mes réflexions sur l'univers et les règles. En 2009, je gagne le concours des éditions de la BAP ce qui m'oblige à organiser mon travail. En 2011, je rencontre, via une amie, des archéologues biclassés reconstituteurs historiques qui m'ont fait le plaisir de playtester mes scénarios (merci à Eric « Carnyx » Cargnelutti et à Aurélia « Laenata » Feugnet). Ils se sont démenés pour pour me trouver la meilleure documentation possible, pour m’aider à expérimenter le combat gaulois, me faire découvrir l'archéologie préventive et l'histoire vivante, qui ont été de véritables révélations et ont directement enrichi le jeu.

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SFU: Comment est né ce projet d’éditer son JdR? Comment es-tu venu travailler sur ce projet ?
HB: Pour la gloire et la richesse ? *rires* Je mentirais en disant que le plaisir personnel de voir mon nom sur un livre de jdr en boutique n'est pas une motivation, mais mon moteur profond est l'envie de partager mon amour de la culture celtique avec le monde rôliste. Le JdR m'a ouvert à tellement de cultures et de mondes différents que j'avais envie de lui rendre la pareille. La civilisation celtique m'attire depuis l'adolescence et plus j'en découvre sur elle, plus je la trouve passionnante et fascinante. Les ouvrages (sérieux) sur les celtes existent mais ils sont relégués en bas des étals des librairies et sont réduits à la portion congrue. Ynn Pryddein est aussi le moyen de promouvoir des auteurs passionnants, qui vont ouvrir aux rôlistes de nombreuses portes vers le monde des celtes. J'ai longtemps travaillé dans mon coin en me disant que je le présenterais à un éditeur « un de ces jours » quand le jeu serait complet. Comme j'ai gagné le concours des éditions de la BAP en 2009, j’ai eu un budget pour avoir des illustrations vraiment prévues pour le jeu. Cela m'a encouragé et motivé pour terminer le projet complètement. Les membres de l'association ayant envie de passer à d'autres projets j'ai finalement pris les rênes de la BAP en 2012. Petit à petit, les finances et la motivation des membres se sont atténués et je me suis mis à chercher un éditeur car j'ai aussi réalisé l'ampleur d’un travail d'édition professionnelle.

SFU: Posidonia éditions est une toute jeune maison d’édition, peux-tu nous dire pourquoi tu t’es rallié à elle ?
HB: J'avais eu un contact avec un autre éditeur, il y a quelques années, mais ce dernier souhaitait faire des modifications importantes à Ynn Pryddein, peut-être couper certaines parties pour faire plusieurs livres. En soi, c‘est très compréhensible, cependant Ynn Pryddein est le fruit de plus de 17 ans de travail et je l'ai conçu comme une unité, un tout... Aussi, ai-je préféré tenter de l'éditer via la BAP. Puis via un contact sur la Cour d'Obéron (eh oui, encore eux !) j'ai pris contact avec Posidonia et le jeu leur a plu. La dimension associative et la liberté qui m'est offerte furent les arguments décisifs pour signer avec eux.

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SFU: Comment as-tu constitué ton équipe ? Qui la compose ? Comment vous êtes-vous réparti le travail ?
HB: En toute sincérité l'équipe, c'est à 90% mon humble personne. J'ai développé l'univers et le système seul, tout en échangeant parfois avec des forumistes (en très grande majorité sur la Cour d'Obéron mais aussi parfois sur Casus No et d'autres qui ont disparu depuis) sur le background et les règles (mes joueurs de partie par forum m'ont beaucoup aidé). Notons que deux textes m'ont été fournis gracieusement par deux forumistes des salons de la Cour d'Obéron. La description de Laurentios, le roi de Reinhald vient de Sébastien « Selwin » Vinas et la légende du Blodvin de Laurent "FaenyX" Lepleux.

En ce qui concerne les règles, j’ai eu la chance de recevoir l’aide de Ludovic Schurr, blogueur sur xyrop.com, pour remettre en cause une bonne partie de mes choix, ce qui m’a aidé à aller à l’essentiel. Le changement dynamique du mode de jeu, le fonctionnement des traits légendaires, le système de batailles rangées, le fait d’écarter les d10 aux résultats identiques, tout cela vient de lui. D’ailleurs, le site web YnnPryddein.com, les relectures des messages aux backers, une feuille de personnage alternative, et le fait que je commence à avoir des cartes pour les scénarios, c’est aussi grâce à lui. Il faut dire aussi que c’est mon ami depuis plus de 20 ans, donc je ne lui ai pas trop laissé le choix. D’ailleurs, je dois lui trouver de nouvelles choses à faire sinon il va s’ennuyer. *rires*

Je me dois également de placer un mot pour remercier mon épouse, première fan et supportrice et dont le soutien indéfectible (sans compter sa patience devant mes moments d'inspiration à n'importe quelle heure du jour et de la nuit) m'a permis d'aller au bout du projet.

Une fois que le système de jeu a été fixé pour le concours de la BAP, je l'ai fait tester à de multiples reprises et je me suis nourri des suggestions des joueurs. Avantage certain, le jeu est très exactement celui que je souhaite. Désavantage certain, j’ai écrit 99 % des presque un million et demi de signes qui composent le livre de base à la sueur de mon front.

Pour la partie illustrations, la répartition s’est faite au fur et à mesure que le livre de base grandissait et que j'avais besoin d'images pour illustrer mon monde et ses spécificités. Tout le monde sait à quoi ressemble un gobelin, mais les costumes, bijoux, objets usuels, armes et armures du Haut Moyen Age et/ou des peuplades présentes dans Ynn Pryddein sont souvent peu, voire pas connus : il faut donc offrir un maximum une vision exacte de mon monde.

Pour la partie relecture et corrections, le livre de base (hors scénarios) Annie Le Meur a eu la lourde tache de relire et de corriger le livre de base. Sa vision « non-impliquée » a permis de corriger divers travers dont je n'avais pas conscience (outre bien sûr les fautes et autres tournures bancales).

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SFU: Comment est le monde du JdR de la Terre des Forts que tu proposes aux backers : très historique ou juste inspirée ? Cite-nous quelques exemples de personnages types que les joueurs pourront incarner ?
HB: J'utilise toujours l'image du triskell pour parler de mon jeu. Ses trois branches représentent les trois inspirations d'Ynn Pryddein: l'histoire, la mythologie et l'heroic-fantasy. Leur alliance donne la saveur unique d'Ynn Pryddein : la précision de l'histoire, la liberté de la fantasy et le souffle épique des légendes. L'univers du jeu est bien fantasy mais étant passionné d'histoire (et coaché par des archéologues), je l'ai voulu le plus proche possible des sources historiques. L'ambiance économique, politique et sociale est donc bien celle du Haut Moyen Age et (sauf en de rares exceptions) on peut ressentir toutes ces particularités.

En ce qui concerne les personnages, j'ai souhaité laisser une grande liberté aux types de personnages que l'on peut incarner : guerriers, druides, bardes, éclaireurs, etc... On parle beaucoup du sexisme en JdR ces temps-ci, et en réponse à cela Ynn Pryddein se réclame de l’égalitarisme celtique : la position économique et/ou sociale l’emporte sur le sexe. Ça signifie que tous les rôles d'Ynn Pryddein se déclinent au féminin, sans que cela ne remette en question le souci de rigueur historique dans la représentation sociale. J’ai aussi voulu laisser aux joueurs la possibilité d’interpréter des personnages moins évidents : héroïne maudite contrainte par une geis, être faë issu de l’Autre Monde pour accomplir une mission symbolique, pirate à la recherche d’une place-forte mal défendue. Le plus important est que les personnages-joueurs dans Ynn Pryddein sont unis par une cause commune et forment un groupe social défini. La conception celtique pense en termes de communauté, de groupe et pas en termes d’individu à la différence de notre société occidentale moderne. Hors du groupe on est peu de chose, voire en danger de mort !

SFU: La Terre des Forts a sa propre mécanique de jeu avec des d10? Peux-tu nous définir son système et ses règles principales ?
HB: Pour le système de jeu, Ynn Pryddein permet tout autant d'émuler un style de jeu proche de la réalité historique qu'une ambiance épique digne des épopées légendaires et tragiques qui sont parvenues jusqu’à nous. Les règles permettent même de passer dynamiquement de l'un à l'autre (et inversement), si nécessaire au cours du même scénario. Enfin, j'ai voulu que le système de combat soit simple mais non simpliste. Je me suis basé sur mon expérience en reconstitution historique, notamment le combat gaulois mais pas uniquement.

Concrètement : la résolution des situations se fait en jetant 3d10 sous la somme des caractéristiques (innées, notées sur 10) et de vocations (acquises, notées sur 20) les plus appropriées à la situation. Quelques nuances viennent infléchir le résultat : les dés de même résultat ne sont comptés qu’une fois, un triple 3 est une réussite critique, et le triple 10 un échec critique. Afin de refléter le caractère hors du commun des personnages, ils ont la capacité d'influencer le cours du destin. Des points de Dàn (destin en gaélique écossais) permettent aux joueurs d'influencer le résultat des dés, de les relancer ou d'obtenir directement un résultat critique (mais qui a une chance sur 10 d’être un échec critique !). Enfin, un système de Noms et de Traits légendaires permettent de compléter les données techniques et de mieux différencier les personnages.

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SFU: La magie et les fées sont très présents dans les légendes nordiques et celtes. Qu’en est-il dans le JdR Ynn Pryddein : « la Terre des Forts » ?
HB: Conformément à mon souhait de rester le plus proche possible de mes sources, ces deux éléments sont bien sûr présents dans Ynn Pryddein. Si la « magie » des druides(e)s a tout de suite été prévue, j'ai longtemps hésité à codifier la magie des fées voire à les laisser comme possibilité de jeu. Finalement, j'ai trouvé des mécanismes de jeux qui permettent de reproduire la magie des Tuatha de Danan des mythes et légendes d'Irlande ou des dvergar des sagas nordiques. Notons au passage que les « nains » ne sont pas celtiques, c'est une des concessions que je fais aux légendes nordiques. Afin de les intégrer dans un monde celte, j'ai trouvé un terme breton « Kornandon » qui peut être traduit par « nain », « farfadet », « gnome », etc... L'avantage est qu'il est moins connu et connoté que Korrigan. Les sidhes et les kornandons ont, donc, des pouvoirs proches des légendes, les druides et les bardes également. Afin d'avoir un système simple et souple, j'ai créée une vocation « thaumaturge » (qui vient du grec « thaumatourgos », de « thauma, -atos, » : prodige, et « ergein », faire) que les personnages doivent acquérir pour faire des actes de « magie » qu'elle soit féerique ou profane. Les religieux quant à eux doivent avoir le Trait légendaire « membre du clergé » et font leurs « miracles » en utilisant leur vocation « religieux ». Afin de ne pas s'encombrer avec une liste de sorts interminables, il y a une liste non exhaustive de domaines thaumaturgiques à acquérir : feu, eau, air, mort, malédiction, etc... Les druides ont accès à un nombre limité de domaines : les cinq éléments celtiques (air, eau, feu, terre et brouillard), malédiction, métamorphose et quelques autres encore. Les bardes quant à eux peuvent chanter les trois airs de la harpe du Dagda : l'air du rire, de la tristesse et du sommeil, ou encore satiriser leurs adversaires...

SFU: La campagne de financement se clôture bientôt. Combien de scénarios sont-ils déjà acquis aux souscripteurs ? Combien d’autres sont potentiellement atteignables ? Y-Une campagne est-elle proposée ou s’agit-il de scénarios indépendants ?
HB: Le livre de base propose 4 scénarios. Trois sont indépendants et le dernier est le premier « chant » (le terme qui désigne un scénario dans Ynn Pryddein, chaque partie étant un « couplet ») d'une grande saga (campagne) intitulée « L'espoir c'est ce qui meurt en dernier » qui fera voyager les personnages dans les 7 royaumes d'Ynn Pryddein (voire au delà, mais chut c'est un secret ;-) ) et les fera devenir des acteurs de grands bouleversements dans l’œkumen. L'idée étant de montrer un éventail des possibilités de jeu et de proposer un début de campagne qui motive les joueurs à découvrir les différents royaumes qui composent la Terre des Forts sans changer de personnage. On verra le moyen de la sortir en entier, soit par une souscription annexe, soit si un certain seuil est atteint par le financement. Par ailleurs, grâce à l'enthousiasme des participants, un palier social a été franchi (300 likes sur la page Facebook d'Ynn Pryddein et 1500 partages de la précommande sur les réseaux sociaux) qui permet aux backers d'obtenir une mini-campagne intitulée : « Mieux vaut un mal connu, qu'un bien inconnu » et qui fait suite aux événements décrits dans le scénario « Tout perdre sauf le courage » présent dans le kit d'initiation sorti en 2013 en partenariat avec le webzine « Les songes d’Obéron ».

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SFU: Fais-tu jouer les scénarios proposés dans la campagne entre amis, en club et/ou en salon/convention ? Ou les fais-tu bêta tester et si oui à qui ?
HB: Généralement je les teste sur mes amis en premier afin qu'ils essuient les plâtres *rires* ! Ensuite je les teste beaucoup en petite convention (les soirées JdR de la bibliothèque Louise Michel sur Paris sont très utiles pour ça, par exemple). Erik Nicolas, un ami très cher et fan d'Ynn Pryddein me fait aussi le plaisir et l'honneur de les tester aussi sur ses amis dans la capitale des gaules. Les scénarios du livre de base ont par exemple étés testés au minimum trois fois et la campagne 2 fois.

SFU: Que propose d’autres que des scénarios à ce jour ton projet ? As-tu un pallier (ou plusieurs) mystère ou secret ?
HB: Au moment où j'écris ces lignes, pour 35€ le pledge comprend : le livre de base comportant deux signets en tissu, avec la carte en couleurs du monde format A3 inclus dedans [cf. son image ci-dessous]. S'ajoute la carte du monde en tissu au format minimum A3, 6 livrets de personnages et l'écran de jeu. Je ne sais pas ce que tu en penses, mais ça me semble être une sacré bonne affaire, non ? Pour la suite, mmmm... Allez, parce que c'est toi... Pour l'instant outre prévoir une rémunération supplémentaire pour les illustrateurs d'Ynn Pryddein, on a prévu des goodies utiles pour le jeu et une amélioration du livre de base.

SFU: A quel public est destiné la Terre des Forts et à qui le proposerais-tu ?
HB: Je pense que toute personne aimant ou intéressé par découvrir la culture celtique au sens large (histoire, mythologie & légendes, artisanat, musique, etc…) par le biais du jeu de rôles et de l'héroïque-fantaisie est à même d'être le « public cible » d'Ynn Pryddein. Je leur dirais : voulez-vous connaître les mythes et légendes qui sont les sources des légendes arthuriennes, et des romans de J.R.R. Tolkien, Robert E. Howard ou encore Jean-Philippe Jaworski ? Arthur tire l’épée du rocher, certes… Mais savez-vous dans quelles circonstances VOUS l’y aviez plantée ? Venez jouer à Ynn Pryddein pour le découvrir !

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SFU: On te sait rôliste, à quels JdR joues-tu et à quelle fréquence ? Quels sont tes univers de JdR ou autres préférés ?
HB: Ayant la chance d'avoir une épouse rôliste (je lui aie fait découvrir mon loisir quand nous nous sommes mis en couple) et je joue environ 3-4 fois par mois, parfois plus. Pour répondre à un défi Facebook, j'ai commencé la liste des JdR auquel j'ai joué dans ma longue vie rôlistique, mais j’ai arrêté faute de temps ! Ces derniers temps, sans compter Ynn Pryddein, j'ai fait jouer à Chroniques Oubliées Contemporain (espionnage), Soleil Noir (un excellent jdr sur la 2ème guerre mondiale) et l'L'anneau unique (je suis un très grand fan de J.R.R. Tolkien). En tant que joueur : Aberrant, Terre des Héros (JdRA dans la Terre du Milieu par Olivier Legrand : allez voir son travail c'est juste génial !), l'L'Appel de Cthulhu 7ème édition avec la campagne des Cinq Supplices, Scion 2e édition, C.O.P.S., Ars Magica 5ème édition, et bientôt (oh joie!) du Torg Eternity à distance.

SFU: Travailles-tu sur d'autres projets avec le même éditeur ou pas ?
HB: Si le jeu marche bien hors précommande, j'explorerais bien les voisins d'Ynn Pryddein : l'empire de Carolus (l'empire carolingien), les Bjorningas (peuplades germaniques), les Contrées de l’Éternel Gel (scandinaves) voire encore plus loin : le Grand Désert, le moyen orient pré-islamique à la sauce mythico-fantastico-historique me semble intéressant. Bref, un supplément sur les reste du monde que j’appellerais «L'Œkumen dévoilé ». Toutefois, cette fois-ci, je serais partant pour un travail d'équipe – évidemment archéo-compatible, et j’en profite pour faire un appel aux bonnes volontés.
Ah et j'ai aussi un projet... Top secret ! Toujours sur les celtes, mais autre chose, à voir si je me motive suffisamment pour l'initier concrètement.

SFU: Merci à toi (et ton équipe) pour cette belle interview, que Taranis porte loin ton projet et que Lugh inspire toute l’équipe. Lien vers la souscription qui se clôture ce mardi 21 avril à minuit: Ynn Pryddein
HB: Merci à vous pour cette occasion donnée de m'exprimer peu de temps avant la fin de la précommande !

SFU: Voici le lien vers le kit d'initiation paru en 2013 en partenariat avec le webzine « Les Songes d'Oberon ». Hervé nous précise que  les règles et le cadre de jeu ont évolués depuis. Tout cela reste compatible à 90%. Un Kit de démonstration, édité par Posidonia cette fois-ci sortira avant le livre de base et devrait comporter : un résumé des règles et du cadre de jeu, un scénario original et des personnages prétirés. Et un scoop pour sci-fi, l'auteur a bien voulu nous donner un peu plus d'informations. Il devrait se passer dans le royaume de Rhuadan (similaire à l’Écosse du Haut Moyen Age) et son titre (provisoire) est  : « La razzia des vaches de Cailean » !

Le lien vers le kit d'initiation (règles et cadre de jeu identitques à 90%).
Ainsi que d'autres illustrations exclusives pour SciFi-Universe, ci-dessous !
On souhaite une très longue vie à Ynn Preyddein !

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