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Critique du Jeu de société : QueenDomino
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Critique du Jeu de société : QueenDomino

Avis critique rédigé par Gaetan G. le vendredi 2 février 2018 à 0900

Bien, mais pas top

L'année dernière, Bruno Cathala nous a gratifié d'un petit bijou ludique comme il sait si bien les faire. Il est parvenu à créer un jeu véritablement tout public, très accessible sans être dénué de stratégie pour autant : je veux bien entendu parler du génialissime Kingdomino. Le succès public et critique a été immédiat, et il ne s'est pas démenti par la suite.

Inutile de vous dire qu'on attendait de pied ferme l'arrivée d'une extension, mais l'auteur a choisi de prendre tout le monde à contre-pied en réalisant un jeu indépendant à la place. A première vue, on a l'impression d'avoir affaire à un jeu complètement différent lorsqu'on lit le descriptif éditeur :

Dans Queendomino, vous incarnez un Seigneur en quête de terres pour étendre son Royaume.  Récupérez les meilleures terres et construisez judicieusement les bâtiments les plus prestigieux et qui sait, vous vous attirerez peut-être les faveurs de la reine. Mais méfiez-vous du dragon et de vos fourbes adversaires !

En pratique, je ne vous cache pas qu'on est face à une évolution du concept plutôt qu'à une révolution, les mécaniques étant globalement similaires d'un jeu à l'autre. Vous vous demandez quelles sont les différences, et si elles justifient de passer à la caisse ? Ça tombe bien, c'est ici qu'on en parle.

Le jeu des 7 erreurs, ou plutôt des 5 différences

On l’a dit, Queendomino ne cherche pas à bouleverser les mécaniques de son prédécesseur. On est toujours sur un jeu de domino, qu’il faut assembler judicieusement afin de former un carré de 5x5 où les tuiles de même type sont disposées côte à côte.

La manière de répartir les dominos entre les joueurs n’a pas changé non plus, et c’est une bonne nouvelle vu que le système tourne comme une horloge et se révèle plus finaud qu’il n’y paraît. Les tuiles sont classées de manière croissante selon les points qu’elles sont susceptibles de rapporter. Le joueur qui a choisi la tuile la moins intéressante le tour d'avant joue en premier, et ainsi que suite jusqu’au dernier. De ce fait, plus on choisit une tuile sympa et moins on aura de choix pour le tour suivant.

Plus généralement, toutes les règles de Kingdomino ont été conservées à l’exception des variantes. Adieu les 15 points lorsqu’on a un château centré et qu'on a réussi à placer toutes ses tuiles, ce qui me rend tout triste vu le nombre de fois où ce bonus m'a permis d'arracher une victoire sur le fil.

Bref, tous ceux qui connaissent le jeu de base seront en terrain connu. Les autres - ou plus généralement ceux qui souhaitent se rafraîchir la mémoire - peuvent aller jeter un œil au test de Kingdomino qui se trouve juste ici.

L’effet papillon : petit changement, grands effets

Mais attention : n’allez pas croire pour autant que la victoire vous est acquise. Les modifications sont subtiles, certes, mais elles modifient complètement les stratégies et l’expérience de jeu. Le premier changement, et pas des moindres, c'est l'introduction d'un 7ème type de terrain : les villes. Par défaut, une case de ville est un emplacement vide, un chantier en quelque sorte, sur lequel le joueur pourra construire des bâtiments plus tard dans la partie. Ce sont les deux cases rouges dans la partie ci-dessous :

L'achat d’un bâtiment se fait avec des pièces d'or. Celles-ci se gagnent avec des chevaliers, qu’on place sur son plateau afin de lever l’impôt. Par exemple, le petit chevalier ci-dessus est posé sur un terrain qui vaut 15 points, il a donc rapporté 15 pièces d'or.

Les bâtiments peuvent avoir de nombreux effets différents, même si la plupart sont dédiés au scoring. Certains se permettent au passage de changer considérablement la façon de jouer, en favorisant les petits terrains disparates au lieu des grands champs qu’on a l’habitude de voir dans une partie de Kingdomino.

Ce sont les bâtiments qui permettent de gagner de nouveaux chevaliers, ou des tours. Les tours peuvent être combinées à d’autres tuiles afin de marquer quelques points, mais ce n’est pas leur fonction principale. Elles sont surtout dédiées au contrôle de la Reine, cette dernière étant chez le joueur majoritaire en tours. La Reine réduit le coût d’achat des bâtiments, ce qui est très utile en cours de partie, et offre surtout une couronne bonus sur un territoire lors du comptage final. De fait, elle est constamment utile et il y a toujours au moins deux joueurs pour se tirer la bourre pour sa possession.

Les bâtiments sont disposés sur une piste à part, appelée la rivière et commune à tous les joueurs. Il y a toujours 6 bâtiments disponibles, les derniers révélés étant assez logiquement plus chers que les autres. 

Vous remarquerez qu'il y a un pion en forme de dragon sur le côté de la rivière. Celui-ci peut être appelé par le joueur actif, en payant 1 Pièce d’Or, afin de détruire un bâtiment. C'est un moyen plutôt intéressant de priver un adversaire d'une tuile utile pour lui, mais sans être obligé de l'acheter et donc de renoncer à une tuile utile pour soi.

Un jeu très agréable, mais trop proche de son prédécesseur pour être incontournable

Au bout du compte, ces différentes nouveautés changent complètement la façon de jouer. Déjà, le nombre de domino n'a pas changé au global puisque le but est toujours de construire un carré de 5x5. Ce qui implique que le nombre de tuiles de lac, de champs, de bois, et de marais ont été fortement revus à la baisse. Même chose pour les couronnes, qui ont elles aussi quasiment disparues. Vous l'avez compris, l'objectif est de forcer le joueur à travailler les synergies entre les villes et les champs. Sans cela, point de salut. Il n'y a que les mines qui ont échappé au coup de rabot, ce qui leur donne du coup une importance beaucoup plus grande que dans Kingdomino.

Il faut donc planifier son développement sur le long terme, et optimiser ses achats de bâtiments afin de maximiser ses points. Les plus jeunes joueurs pourront être un peu perdus au début, car il y a beaucoup de choses à regarder et à prendre en compte.

Lors d'une partie de Kingdomino, on pouvait facilement calculer les scores des uns et des autres et identifier la tuile susceptible de les bloquer. Ici, c'est beaucoup plus difficile. C’est dommage en un sens, car cette simplicité faisait la force du jeu d’origine. Mais ce n'est pas non plus un drame, puisqu'elle a été remplacée par un niveau de planification et de stratégie supérieur. Comme on dit, on ne peut pas tout avoir…

A chacun de voir où il place le curseur, et quelle boîte lui correspondra le mieux. A condition toutefois d'accrocher à la formule, car les deux jeux sont clairement trop proches pour convaincre les réticents.

Pour finir, sachez que les deux boîtes ont été conçues pour se combiner. Les dos des dominos sont différents, et les couleurs de pions aussi. Les règles présentent d’ailleurs trois variantes appelées « mariage royal » destinées exclusivement aux possesseurs des deux boîtes. La première propose par exemple de réaliser des carrés plus grands de 7x7, et de réaliser des scores aussi énormes que déraisonnables. Vous pourrez aussi jouer jusqu’à 8, en individuel ou par équipe. Le temps de jeu est doublé, forcément, mais ces variantes sont vraiment très fun à jouer. Un très bon point pour les possesseurs de Kingdomino qui hésiteraient à passer à la caisse.

 

La conclusion de

QueenDomino est un jeu idéal à sortir en début ou en fin de soirée, lorsqu’on a une petite demi-heure à tuer mais pas forcément l’envie (ou les joueurs) pour se lancer dans une boîte exigeante. Il peut être vu comme une version 1.5 de Kingdomino, un peu plus stratégique, mais du coup un peu moins accessible. Comme il est très proche de son prédécesseur, il conviendra parfaitement à tous ceux qui en ont fait le tour et qui souhaiteraient aller un peu plus loin niveau complexité. Cerise sur le gâteau : votre boîte de Kingdomino ne prendra pas la poussière au fond du placard car il est parfaitement possible de combiner les deux jeux dans des variantes très sympa que vous auriez tort de ne pas essayer. Par contre, difficile de conseiller Queendominoaussi chaleureusement que son ancêtre. La nouveauté n’est plus forcément là, et puis la concurrence est grande sur le créneau des petits jeux sympathiques et familiaux… Même si, je le redis, le résultat est tout à fait recommandable.​

Que faut-il en retenir ?

  • Plus profond que Kingdomino...
  • ... Tout en restant relativement simple
  • Les deux jeux sont combinables, ce qui permet 3 variantes vraiment fun
  • Petit prix

Que faut-il oublier ?

  • Pas franchement différent de Kingdomino : pourquoi ne pas avoir fait une extension ?
  • Moins facile de lire le jeu de l'autre et donc de le bloquer

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