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Critique du Jeu Vidéo : Darksiders
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Critique du Jeu Vidéo : Darksiders

Avis critique rédigé par Bastien L. le lundi 6 avril 2015 à 1900

Des influences bien digérées.

Testé sur PS3

Véritable surprise du début de l'année 2010, Darksiders avait enchanté tant la critique que les joueurs. Oeuvre des studios Texans de Vigil Games , le titre avait notamment réussi à faire parler de lui grâce à son scénario riche et ultra référencé, un mélange entre les séries God Of War (pour l'aspect action/beat'em all) et Zelda (pour l'aspect aventure/exploration) baignant dans un univers mature et post-apocalyptique s'inspirant des écrits bibliques. Ici, vous incarnez Guerre, un des quatre cavaliers de l'apocalypse obéissant au Conseil Ardent, dont le job est de protéger la Terre de deux autres dimensions : les Enfers et le Royaume des Cieux.

La superbe cinématique d'intro nous fait vivre l'apocalypse alors que des hordes de démons s'abattent dans une mégalopole, suivis peu de temps après d'anges-guerriers venus les combattre. Alors que Guerre fait son apparition au milieu de la bataille, il se rend compte que ses frères cavaliers ne l'accompagnent pas et que le Conseil condamne sa présence. Privé de ses pouvoirs et promis à une exécution, Guerre réussit tout de même à se faire renvoyer sur Terre afin d'enquêter sur le nouveau chef des démons, le Destructeur. Pour laver son honneur, notre héros débarque cent ans après l'apocalypse sur une Terre ravagée où les démons ont élu domicile. Il est accompagné du Guetteur (une créature qui contrôle ses faits et gestes afin qu'il s'acquitte de sa mission) et peut compter sur deux démons faisant bande à part (le cupide marchand Vulgrim lui permettant de regagner de sa puissance contre des âmes et le puissant Samaël qui le renseigne sur les pouvoirs du Destructeur).

Autant le dire rapidement, le scénario de Darksiders ne brille ni pour son originalité, ni pour sa profondeur. La thématique de la vengeance, très souvent utilisée dans le beat'em all, est ici incarnée par Guerre. Le protagoniste principal est un antihéros silencieux, violent et efficace. Son mode de fonctionnement est la violence sans états d'âme, ce qui le rend, forcément, charismatique. Loin de Kratos, son calme apparent respire la classe. Sa croisade est assez classique, seule la fin apportant quelques surprises et une volonté de changer un peu le rythme de la progression. Mais même si le scénario n'est pas des plus passionnants, il reste cohérent grâce à l'univers superbement tissé par Vigil Games.

Cet univers et toute la partie "créative" du titre ont été dirigés par Joe Madureira, aussi connu pour son travail dans l'industrie des comics. La force de Darksiders est ainsi de proposer une charte graphique propre et stylisée loin de la course au photoréalisme que se livrent beaucoup de studios de développement. L'aspect très roman graphique des personnages fonctionne à merveille (à commencer par Guerre et sa carrure tassée). L'aspect graphique du titre est d'ailleurs tellement original qu'il ne plaira pas forcément à tous, malgré tout, on ne peut que saluer la cohérence de l'ensemble. Pour ma part j'ai apprécié le mélange entre des décors sombres avec cet aspect post-apocalyptique ainsi que le character design aux couleurs vives.

Les décors sont à ce titre très bien pensés, avec ce mélange de grandes villes détruites où la nature a repris ses droits et les installations des créatures démoniaques. Mention spéciale à l'antre des araignées... A ce titre, les créatures du jeu sont plutôt réussies, malgré un certain manque de variété, et c'est un plaisir de les éradiquer avec une petite touche gore bien sentie. Nulle doute que Darksiders fera souffler un petit vent d'air frais sur tout gamer à la recherche de nouvelles licences. L'univers dévoile assez de sa mythologie pour nous intéresser tout en sachant en garder sous le capot pour envisager de bonnes suites. Pour ce qui est de l'ambiance sonore, les bruitages (comme les doublages français) sont de qualité. La musique remplit simplement son rôle se reposant sur des compositions efficaces, entre autres, de Cris Velasco et Mike Reagan (qui ont travaillé sur la série God Of War, grande inspiration à plusieurs titres).

Le jeu est bel et bien un beat'em all qui réjouira les fans du genre. Les animations de Guerre sont très fluides, les combos nombreuses et les rentrer n'est jamais difficile. Trois armes de corps à corps sont disponibles (dont une énorme épée qui en jette). Notre héros pourra également utiliser deux armes à distance, des pouvoirs (offensifs et défensifs) et se battre sur le dos de son flamboyant destrier Ruine. On pense à du Devil May Cry pour les combos impliquant différents types d'armes, et bien sur à God Of War pour la violence des enchainements et des mises à mort impliquant d'appuyer sur le bon bouton sans sombrer dans la suite de QTE à outrance. L'aspect défouloir du titre peut être aussi bourrin que technique avec les nombreuses possibilités. On reste néanmoins moins emballé par le système de contre et d'esquive trop peu efficace, ainsi que par la caméra qui part souvent dans tous les sens.

​Mais comme dit au début de la critique, Darksiders n'est pas un simple beat'em all puisque le jeu emprunte une progression à la Zelda. La vengeance de Guerre sera donc ponctuée d'énigmes, de donjons, d'objets de quêtes et donc d'allers-retours. Les énigmes font parti intégrante de l'ADN du titre et ne sont pas seulement des pauses simplissimes entre deux tueries. Quelques zones, se terminant par des boss, font clairement office de donjons propres aux jeux d'aventure. Les objets récupérés rappellent aussi quelques bons souvenirs aux amateur du genre (comme le boomerang, le grappin ou l'artefact ralentissant le temps). Les énigmes existent réellement et les différents objets indispensables permettent une rejouabilité avec la recherche de coffres planqués un peu partout. Le mélange action et aventure/exploration fonctionne à merveille avec quelques passages plates-formes que ne renierait pas Prince of Persia. Ajoutons également un système de tunnels dimensionnels à la Portal et on a fait le tour des inspirations majeurs bien digérées.

L'ensemble est donc prenant et l'aventure se boucle une première fois en une quinzaine d'heures, une durée de vie honnête même si les dernières heures usent de méthodes la faisant artificiellement gonfler. Il y a néanmoins une bonne replay value pour ceux aimer l'exploration avec new game + permettant aussi d'améliorer à fond son guerrier. Le marchand Vulgrim est avare en âmes (que l'on ramasse en décimant des ennemis ou dans des coffres) qui permettent de s'améliorer en tous points et débloquer encore plus de combos. Ainsi le véritable apport du titre est de proposer une aventure à la Zelda bien plus mature avec un univers propre et une action bien réalisée. Mais on peut quand même reprocher au titre des mécaniques de gameplay trop classiques, déjà vues ailleurs donc, tant le but premier reste de s'inspirer de ce qui marchait lors de sa conception.

La conclusion de

Darksiders mérite amplement son statut de bonne surprise. C'est une nouvelle licence n'ayant pas peur de mettre en avant de prestigieuses influences pour un mélange très réussi. L'univers est riche et possède une vraie personnalité. L'histoire est conventionnelle mais efficace avec une galerie de personnages très charismatiques. Enfin, le gameplay à la croisée du beat'em all et de l'aventure à la Zelda est maîtrisé. Un titre à découvrir pour ceux lassés des suites à outrance.

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