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Critique du Jeu de cartes : Chosŏn
Chosŏn >

Critique du Jeu de cartes : Chosŏn

Avis critique rédigé par Amaury L. le samedi 13 décembre 2014 à 1238

La dynastie Chosön, l'après Koryo.

La dynastie Koryŏ est maintenant éteinte, laissant place à la dynastie Chosŏn fondée par le Général Yi. Malheureusement, peu après sa création, des intrigants font leur apparition dans le royaume de Chosŏn. On les surnomme les Observateurs et depuis leur arrivée le royaume est de nouveau déchiré par une lutte intestine féroce. Cette fois, la guerre a pris le pas sur la politique et ses manipulations.

La vie en noir et blanc.

Chosŏn possède le même format que Koryŏ et renferme principalement des cartes (environ soixante) et des jetons divers. Les illustrations assez sombres correspondent à la thématique d'un empire rongé par des guerres intestines. Cependant, on ne tombe pas complètement sous le charme du travail de Stéphane Gantiez et de Ian Parovel. L'éditeur Moonster games continue toutefois à assurer un travail soigné et de qualité.

Les règles de Koryŏ se prolongent.

L'objectif demeure d'accumuler un maximum de points pour devenir le nouvel empereur de la dynastie Chosŏn.

Une partie dure huit saisons (cartes numérotées de 1 à 8) ou huit rounds. Selon la carte Saison, on distribue un nombre de cartes précis à chaque joueur. Ensuite, on conserve quelques cartes selon quatre combinaisons, cartes Personnage portant le même numéro, deux cartes Personnage avec des numéros différents, une carte Personnage plus une carte Événement (dix dans le jeu), ou enfin trois cartes Événement.

Le choix fait, on révèle et active les pouvoirs, uniquement si on possède la majorité dans une catégorie de personnage (protéger une famille, riposter par armes à feu ou avec une épée, tuer deux personnages adverses, prendre des jetons Point de victoire...). Par contre, la carte Saison indique combien de cartes on conserve en fin de round devant soi (trois la saison 1 par exemple). Les cartes surnuméraires sont remises dans la pioche.

La combinaison Personnage avec un événement déclenche  « des pouvoirs d'arrivée en jeu » (échanger deux personnages, tuer un adversaire). On récupère le jeton Yi's legacy en posant trois cartes Événement (bonus en fin de partie).

La partie se termine lorsque les huit saisons sont résolues. On marque des points selon les majorités détenues dans les personnages (entre 1 et 9 points), le jeton Premier joueur (deux points), les cartes Événement devant soi (1 point par carte), les jetons Point de victoire reçus, le bonus procuré par le jeton Yi's legacy. Le plus fort total l'emporte.

La carte Saison 8 (la dernière avant la fin de partie).

Une meilleure dynastie ?

Koryŏ (lire la critique ici) marquait le début d'une histoire qui se poursuit dorénavant avec Chosŏn. On reprend une trame mécanique identique (pose de cartes et majorité) avec une comptabilisation des points plutôt proche. On remarque qu'un paramètre fondamental change, Chosŏn parvient à créer une atmosphère en symbiose avec la thématique, une guerre intestine pour la conquête du pouvoir. Contrairement à son prédécesseur, on ne navigue pas sur un lac complètement artificiel. La lutte fait rage et on dénombre de nombreuses agressions (assassinat, perte de personnages).

En quelques aménagements, l'auteur Gun-Hee Kim renforce la force immersive en incluant trois pouvoirs efficaces lorsqu'un joueur déclenche une combinaison Personnage et Événement, échange de deux personnages posés devant les joueurs de son choix, assassinat soit par arme à feu ou par le fil de l'épée. Cela remet en question des majorités acquises et bouleversent les attitudes de chacun. On n'intrigue plus, on tente d'affaiblir un adversaire qui gêne (en concurrence pour une majorité lucrative ou trop proche de la victoire). On assassine si cela s'avère avantageux sans aucun scrupule, ce qui provoque des changements d'attitudes, l'agressé va-t-il se venger sans s'occuper si cela est utile ou non, chercher à s'allier avec d'autres pour nuire... De plus, le choix de conserver des cartes en début de round se complique avec davantage d'options stratégiques qui se tiennent et se conçoivent. Chosŏn accentue les dilemmes, renforce sa thématique tout en conservant une base mécanique simple, fluide et très efficace. Une dynastie sans consanguinité.

La conclusion de

Chosŏn est en étroit lien autant par sa mécanique et sa thématique avec Koryŏ. Toutefois, on remarque quelques aménagements bienvenus qui améliorent l'ensemble, des choix encore plus nombreux, un jeu très agressif et une thématique davantage présente. Cette dynastie apparaît supérieure à l'ancienne malgré de forts mimétismes et se présente comme un digne successeur. Chosŏn possède une richesse étonnante, une durée resserrée (dix à quinze minutes la partie), une prise en main aisée et surpasse son aîné. Une nouvelle ère s'ouvre...

Que faut-il en retenir ?

  • Fluide et efficace.
  • Jeu Agressif.
  • Plus riche que Koryo.
  • Thématique moins artificielle.

Que faut-il oublier ?

  • Très proche de Koryo.

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