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Critique du Film : Her
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Critique du Film : Her

Avis critique rédigé par Richard B. le mardi 4 mars 2014 à 2033

La voix de la perfection ?

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" M. Theodore Twombley, bienvenue dans ce système informatique ultra spécialisé. Nous avons quelques questions... "

Theodore Twombley a bien du mal à oublier sa femme Catherine. Incapable de signer les papiers du divorce, il est devenu l'une de ces personnes renfermées préférant les nouvelles technologies à toutes sortes de rapport humain réel. Dans cette idée, il fait l'acquisition d'un nouvel iOS capable de s'adapter à la personnalité de chaque utilisateur. C'est ainsi que naîtra "Samantha" qui, à force de conversation avec Theodore, va évoluer de manière croissante. Petit à petit, elle va gagner autant en personnalité qu'en sensibilité.

A première vue, Her ne développe pas un sujet nouveau. Les rapports émotionnels entre l'homme et le "virtuel" - ou la machine - fascinent les scénaristes depuis que la technologie occupe une place prépondérante dans nos vies. Pourtant, Spike Jonze (Max et les Maximonstres) nous concocte ici une histoire qui va bien plus loin en terme de réflexion et de philosophie que tous les autres films qui s'y étaient essayés avant lui. Il faut dire que le scénariste / réalisateur n'appuie pas son film sur un monde trop futuriste. Tout ce qui se voit sur écran apparaît comme plausible et se montre comme une "projection" de produits accessibles à notre quotidien comme les derniers smartphones (avec par exemple la diction et l'analyse vocale), la Kinect, le Cloud computing... Et lorsqu'on sait qu'une compagnie comme Google a racheté une startup britannique DeepMind spécialisée dans l’AI, il est difficile de ne pas se sentir concerné par la vision de Spike Jonze. Le tableau est d'autant plus réaliste qu'une bonne partie de l'humanité est accrochée aujourd'hui à ces nouvelles technologies, et que les rencontres se font certainement plus facilement aujourd'hui via des sites internet ou des applications que dans un bar, que les hommes s'amusent plus via des réseaux qu'autour d'une table, que les ruptures, la lassitude, l'incompréhension et les désillusions entre les individus semblent s'agrandir de jour en jour. À travers Her, Spike Jonze apporte sa réflexion tout en y contant avant tout une histoire d'amour, mais aussi d’amitié. Il est vrai que de prime abord le contact physique semble essentiel à une relation amoureuse et il est difficile de croire qu'une personne ne puisse aimer que de mots, de plus provenant d'une machine. Pour rendre son approche crédible, Spike Jonze n'élude pas la question, et y apporte quelques réponses, avec en premier lieu un casting de voix particulièrement judicieux puisque "Samantha" profite de celle de Scarlett Johansson. En la matière, il faut reconnaître que cette dernière peut - pardonnez l'expression - faire bander un homme rien que par son chant. Le reste s’appuie sur un Joaquin Phoenix au rôle prédominant, qui donne encore une fois une prestation en tout point remarquable et authentique. Avec un personnage à la fois sensible, torturé, pris au piège de ses souvenirs, désirant avant tout être compris et cherchant à donner un sens à la vie. La présence d’Amy Adams apporte un plus, et un recul nécessaire à cette relation, alors qu'on regrettera peut-être une apparition bien trop courte de la ravissante Olivia Wilde - bien que son personnage, peut-être trop caricatural, apparaît comme l'une des rares erreurs d'un scénario globalement brillant.

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La réalisation, ainsi que le montage, ne sont pas en reste, même s'il faut avouer que la seconde partie pourra paraître plus longue à certains. En effet, si la première heure possède une dynamique entraînante, grâce à une grande place à l'humour et la découverte d'un monde, par la suite quelques longueurs finiront par se ressentir, Spike Jonze accordant de plus en plus de place aux questionnements de ses personnages. Pour autant, il est très difficile de penser qu'une séquence puisse être enlevée ou raccourcie dans le souhait de vouloir amener une plus grande dynamique car tout apparaît essentiel et pensé pour apporter une clé à l'état psychologique des personnages. Les décors ne font jamais pauvre, le moindre plan semble réfléchi… Bref, ces quelques longueurs, bien que réelles, apparaissent au final comme essentielles.

La conclusion de

Au regard de la personnalité des films de Spike Jonze, on ne peut pas dire que nous n’attendions pas avec impatience le nouveau projet de ce réalisateur, d'autant qu’il en signe aussi le scénario. Et, au final, point de déception, Her est une véritable réussite tant sur le fond que sur la forme. On sort du film empli d'émotions et avec des envies de philosopher autour des thématiques abordées. Bref, un film rare et en cela immanquable.

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