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Critique du Film : Les vierges des messes noires
Les vierges des messes noires >

Critique du Film : Les vierges des messes noires

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 7 février 2014 à 1845

La baronne a soif

La légende dit que, jadis, dans les oubliettes de son château, la baronne Varga cherchait à trouver la vie éternelle en se sustentant du sang de jeunes vierges préalablement empalées (oui, un peu comme la fameuse Erzebeth Bathory). Une horrible situation qui perdura jusqu’au jour où les femmes du village voisin en eurent assez et, armées de torches et d’une grande dose de courage, ont débarrassé la région de ce monstre sanguinaire. Mais la légende dit aussi, qu’un jour, la baronne reviendra d’outre-tombe, réincarnée dans le corps de l’une de ses descendantes. Aussi, pour préparer sa résurrection, ses adoratrices, sous la conduite de la gouvernante et grande prêtresse Frau Wanda Krock, continuent d’entretenir son culte démoniaque et lubrique, tout en tenant en bon ordre les biens de la famille Varga. Aujourd’hui, sentant le moment propice, ces sectateurs ont organisé, prétextant une lecture testamentaire, une réunion de famille au château, rassemblant tous les membres de la lignée. Ils espèrent trouver parmi eux un être digne d’être le réceptacle de leur maîtresse...

Joseph W. Sarno est un grand spécialiste de la sexploitation qui a principalement construit sa filmographie dans les années 60, en mettant en scène les moeurs libérés de ménagères en chaleur. En 1974,  avec Les vierges des messes noires, cet érotomane insatiable s’essaie à l’horrotica, ce genre si cher à Jesus Franco, qui mêle érotisme et fantastique. Par conséquent, et ce n’est pas une surprise si l’on connait les penchants du cinéaste, le scénario de ce film a pour principal but de nous exposer les ébats lesbiens de prétendantes vampires (dont les très jolies Marie Forsà et Ulrike Butz, aux plastiques étonnamment modernes) autant attirées par la moiteur du sexe de leurs proies que par leur sang. D’ailleurs, puisque l’on parle de vampires, on remarquera que les créatures de ce métrage présentent si peu de caractéristiques vampiriques (de celles établies par Bram Stoker) que l’on doute de leur nature jusqu’à la fin du film, moment où elles se mettent à feuler comme des chattes, en menaçant leur proie apeurée de leur doigts crochus. Pas de canines proéminentes, pas de geste de répulsion à la vue d’une gousse d’ail, pas de crainte de la lumière du jour. Juste un recul devant un fétiche zarbi en forme de crucifix que porte l’une des invitées, et la présence d’une chauve-souris géante (qui a pour principale originalité d’être... invisible!!) qui surveille, la nuit venue, les abords du domaine.

Bref, pendant une bonne heure, Frau Wanda Krock (Nadia Henkowa, copycat balkanique de Barbara Steele et les membres de son coven, réunies dans les oubliettes, les seins nus et le corps couvert de peintures tribales (quid?) caressent et lèchent des bougies aux formes phalliques, bercées par le rythme obsédant de bongos africains. Cela afin d’envoûter les descendants de la baronne, les entraîner dans leurs ébats saphiques... et identifier l’élue. Certaines résistent, d’autres moins (sur le spectateur, par contre, passée la surprise, ces démonstrations de danses tribales ont plutôt un effet soporifique). Les plus sensibles aux appels du Malin, tombées en pamoison, finissent généralement avec une bougie dans le vagin, se tripotent comme des hystériques dans leur lit ou, comme Helga (Marie Forså) deviennent l’esclave sexuel et la rabatteuse de la secte. Enfin, il y le docteur Julia Malenkov (Anke Syring), qui, accompagnée de son frère, s’est réfugiée au château pour échapper à un orage. Spécialiste en folklore vampirique, elle joue les empêcheuses de tourner en rond, mène une enquête à la Scoobidoo, tente de protéger les héritiers de la famille Varga et, évidemment, elle se met rapidement à dos Frau Wanda Krock et ses copines sataniques («you’rrrre verrrry strrrrong», lui dit à un moment, en roulant les r comme Bela Lugosi, une Frau Wanda, très surprise par la résistance de la scientifique). Cette faculté ne l’empêchera pas de tomber momentanément sous l’emprise des maléfices de la secte, histoire de développer une petite séquence d’inceste avec son frangin.

Bon, il est vrai que, présenté comme cela, le film peut paraître comme étant un produit aussi idiot que vulgaire. En fait, pas vraiment. Le script, certes, ne révolutionne pas le genre (il s’inspire fortement de celui du Masque du démon) et l’aspect érotique, très envahissant, apparaît souvent comme gratuit et putassier. Mais Joseph Sarno est un  réalisateur suffisamment doué pour gérer ces éléments de sexploitation et y adjoindre une vraie atmosphère de film d’horreur gothique. Ainsi, on apprécie que le cinéaste ait choisi comme plateau un véritable château médiéval, perché dans les Alpes suisses. Mine de rien, cela amène un sacré cachet réaliste au métrage, d’autant plus que Steve Silverman, un fidèle collaborateur de Sarno, livre une belle photographie gothique, dans le style Hammer Films. Un bel effort de réalisation qui nous invite à un voyage dans le passé, initié par la séquence de transfert des invités de la gare au château, effectué en calèche. Appuyé par cette atmosphère gothique, orchestré par une actrice aux traits vraiment particuliers (la hongroise Nadia Henkowa), Les vierges des messes noires finit par être un peu plus qu’un vulgaire spectacle érotique et se rapproche un peu des travaux esthétiques de Jean Rollin.

La dernière demi-heure est consacrée aux actes d’une baronne Varga réincarnée dans le corps d’une jolie lesbienne brune, Monika (Ulrike Butz), arrivée au château avec sa petite amie. A peine revenue de l’au-delà, la vampire ne songe qu’à reprendre son activité de suceuse de sang. Désormais maîtresse de cérémonie à la place de Frau Wanda Krock, elle envoûte ses victimes en psalmodiant des incantations tout en caressant une énorme bougie de manière obscène (avec les incessants rythmes de bongos pour ambiance sonore, bien sûr), les attire dans les sous-sols du château, les hypnotise, leur tripote les seins et le minou, avant de satisfaire sa soif sous les regards fanatiques de ses adorateurs. Dehors, la chauve-souris invisible veille et tente d’empêcher toute interruption. Mais il en faut plus pour arrêter le docteur Malenkov, version blonde de Van Helsing... Une dernière demi-heure à l’érotisme plus poussée, qui bénéficie de plus de force dans sa réalisation, avec un aspect horrifique mis en avant par la nature démoniaque et agressive de la baronne Varga

La conclusion de

Pur produit de sexploitation horrifique, Les vierges des messes noires est un film érotique à base de femelles vampires lesbiennes qui compense son manque d’originalité, ses faiblesses scénaristiques et son impudeur gratuite par une réalisation très correcte -en décor naturel -, une agréable atmosphère gothique, et des actrices, pour la plupart, jolies. Un travail qui se rapproche de ceux de Jean Rollin et de Jesus Franco. A découvrir.

 

Que faut-il en retenir ?

  • Une bonne réalisation 
  • Des décors séduisants
  • De jolies actrices

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario perfectibles
  • Des scènes érotiques finalement lassantes
  • Les rythmes de bongo, horripilants
  •  

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