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Critique du Film : Bimba di Satana
Bimba di Satana >

Critique du Film : Bimba di Satana

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 16 janvier 2014 à 0627

Cochonne d’outre-tombe

Maria Aguilar était une grosse cochonne qui couchait avec toute sa maisonnée. Tous, sauf son mari héroïnomane et autoritaire. Aujourd’hui, décédée dans des circonstances étranges, Maria est allongée dans la crypte familiale, veillée par ses parents et ses amis proches. Mais, bien que décédée, cette femme, qui n’a vécu que dans la luxure et la tromperie, n’en a pas fini avec sa famille. Et c’est dans le corps de sa fille, Miria, qu’elle va revenir d’outre-tombe, pour assouvir sa vengeance et, par la même occasion, ses pulsions sexuelles...

Sorte de rip-off de l’excellent Malabimba, La bimba di Satana est un film d’horreur erotico-horrifique (agrémenté, selon les versions, d’inserts pornographiques) réalisé par Mario Bianchi, un cinéaste peu scrupuleux spécialisé dans le cinéma d’exploitation (et fils de Roberto Bianchi Montero, artisan bien connu des amateurs de bis). Construite sur un scénario décousu et pour le moins confus, l’intrigue de cette histoire de possession nous entraîne dans le château des Aguilar, où l’on va tout d’abord faire la connaissance des principaux protagonistes. Enfin, une présentation était l’intention première du cinéaste mais c’est réalisé de manière si brouillonne qu’il va falloir attendre la moitié du film pour bien appréhender les liens qui rapprochent certains personnages. Et encore...

Mis en boîte à la manière d’un film gothique italien, La bimba di Satana est en fait un ennuyeux enchaînement de scènes érotiques peu enthousiasmantes (le regard bovin de Jacqueline Dupré est sûrement pour beaucoup dans cette impression) alternant avec des passages dialogués récités par des comédiens aussi énergiques que des moules de bouchot ou, à contrario, se complaisant dans le cabotinage le plus excessif. Dans le registre du free style total et désopilant (pour l’amateur de nanars, bien sûr), on retient notamment deux scènes: l’interprétation surréaliste d’un hobereau transalpin en état de manque (Aldo Sambrell mime en gros un mec souffrant d’une terrible gastro-entérite) et un majordome lancé dans une ubuesque séance d’exorcisme, avec un Joe Davers beuglant qui donne l’impression d’avoir un pieu planté dans le dos... Mais, mais... Pourquoi rampe-t-il, nom de Dieu? Un tel degré de surréalisme, c’en est carrément hypnotique. Restent enfin les inserts pornographiques, absents (à ma connaissance) dans l’édition VHS classique (et partiellement rendus dans l’édition Severin – on en trouve plus dans la version allemande X-Rated, qui a servi de support pour cette critique) et qui rajoute une dizaine de minutes au métrage. On y voit Maria (l’actrice porno Marina Hedman) dans deux scènes de sexe (une fellation sur son beau-frère tétraplégique - où on constate que le cinquième membre est en parfait état de fonctionnement - et une fantasmagorie obscène avec Antonio, son mari et meurtrier). Inutile de préciser que les raccords avec la version «normale» sont totalement foireux.

En dehors des scènes déshabillées et des spectacles érotiques (principalement de TRES longues séquences d’onanisme féminin), le film se consacre à matérialiser les crises de jalousie d’Antonio Aguilar, le châtelain toxicomane. Un tempérament de feu, proche de la démence, qui va le pousser à foutre, l’un après l’autre, toute les membres de sa famille dans les oubliettes de son château. D’autres personnages, comme Sol, la nonne (ou l’infirmière, difficile à dire),  interprétée par la belle Mariangela Giordano; le majordome Isidro (Joe Devers); Ignazio l’handicapé voyeur (Alfonso Gaita, qui n’a rien d’autre à faire que de rouler des yeux) ou le médecin de famille (Giancarlo de Luca) bénéficient aussi de traitements particuliers, certains pour être des anciens amants de Maria, d’autres pour remplir le cahier des charges horrifique du film. Et tant pis si cela ne colle pas trop à la trame principale.

D’ailleurs, pour ce qui est du domaine horrifique, La bimba di Satana n’a pas grand chose à nous offrir: une voix off résonnant dans les salles du château, censée représenté les paroles de Maria venue d’outre-tombe, une Miria possédée marchant comme un robot (non pas dans les couloirs du métro mais dans ceux du château) et une inexplicable scène ou un zombie momifié (enfin, un figurant enroulé dans du papier-cul grossièrement sali) agresse Isidro, ce fidèle serviteur, exorciste à ses moments perdus. Ah oui, j’oubliais! On voit aussi ce même majordome mordre à pleines dents dans le cou d’un coq. Oui. Horrible, n’est-ce pas? 

En fait, la seule chose convenable dans cette très médiocre production est la photographie, qui évoque d’assez belle manière le cinéma fantastique transalpin des années 60-70, et qui use avec élégance des décors - dommage que ces derniers soient si pauvrement agencés - et met en valeur les plastiques des comédiennes. Un effort de réalisation qui fait que, finalement, l’on arrive à supporter tant bien que mal les faiblesses de ce métrage au rythme poussif, mal interprété et bourré d’incohérences. 

La conclusion de

Connu pour la médiocrité de son cinéma, Mario Bianchi nous offre avec La bamba di Satana l’oeuvre la plus réussie, visuellement parlant, de sa pitoyable carrière. Le film n’en est pour autant bon. Un scénario confus et mal foutu, une réalisation bâclée, des comédiens mal dirigés, des effets spéciaux ridicules et un érotisme peu enthousiasmant viennent gâcher l’effort fait sur la photographie. Une curiosité pour cinéphiles, notamment dans sa version X-Rated

Que faut-il en retenir ?

  • Une photographie soignée
    Mariangela Giordano

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario confus et bourré d’incohérences
    Une réalisation bâclée
    Des FX très perfectibles
    Un film chiant

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