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Critique de la Bande Dessinée : Le fils de la perdition
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Critique de la Bande Dessinée : Le fils de la perdition

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 26 décembre 2013 à 1219

L'Apocalypse selon Bec

Alors que des hommes de foi sont les victimes de terribles cauchemars, le monde est secoué par une série de cataclysme qui font l'actualité. Cela n'est pas fait fait pour redonner le sourire à Perkis Sambatan, chauffeur de métro de la RATP, qui s'enfonce lentement dans une étrange sinistrose. Une déprime qui fait tourner en véritable affection psychique quand il tue invonlontairement une jeune femme enceinte qui s'est jeté sous rame...

Le fils de la perdition est une bande dessinée extremement sombre qui a pour theme l'avènement de l'Antéchrist et le déclenchement de l'Apocalypse. Ce processus, implacable et immuable, nous est exposé par le témoignage involontaire d'un homme qui ne comprend pas pourquoi il a été choisi, qui se heurte à l'incrédulité de ses proches... et qui va progressivement prendre conscience de son impuissance à changer le déroulement des évènements.Bref, Christophe Bec exploite ici un thème souvent visité au cinéma et dans la littérature, ce qui fait que ce scénario one shot peine à surprendre. Il est surtout intéressant dans le développement psychologique de son personnage principal, Perkis, et la description de sa lente descente vers la folie. A travers un découpage très cinématographique qui emprunte ses icones autant à la série de La Malédiction qu'à Holocaust 2000, Christophe Bec nous montre un homme égaré, victime de terribles cauchemars et hallucinations, traumatisé pour avoir été l'exécuteur du suicide d'une jeune femme enceinte, et qui va chercher à comprendre. Une enquete qui va l'entrainer à découvrir une horrible vérité.

Graphiquement, ce scénario est l'occasion pour Andrea Mutti de développer un univers crépusculaire et dépressif. Le dessinateur nous offre la vision d'un Paris terne, voire sinistre, à travers l'utilisation d'une palette de couleurs sombres qui, appuyé par l'absence fréquente de dialogues, génère une athmosphère oppressante. Les jeux de lumières, bien pensés, s'attardent sur les visages dans d'intéressants clairs obscurs, appuyant l'état d'esprit mélancolique des personnages. Dans Le fils de la perdition, l'ombre est omniprésente et reflete à la fois l'état de l'ame torturée de Perkis, mais aussi la grisaille qui compose la grisaille du quotidien parisien. Avec cet album, Andrea Mutti nous offre un travail discret mais extremement efficace.

 

La conclusion de

C'est sur, on a connu Christophe Bec plus inspiré. Sans être déplaisant, Le fils de la perdition peine par un scénario manquant d'originalité. Bien écrit, le scénario peine cependant par l'exposition d'un processus souvent exploité par le passé et n'est finalement intéressant que par la développement de son personnage principal, plutôt bien maitrisé. Aux dessins, Endrea Mutti nous offre le fruit d'un travail appliqué, totalement en phase avec l'atmosphère crépusculaire de l'intrigue.

Que faut-il en retenir ?

  • Un récit bien maitrisé
    Des graphismes efficaces
    Le développement psychologique du personnage

Que faut-il oublier ?

  • Bien trop classique pour surprendre

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