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Critique du Film : Cruel Destination / Island of Death
Cruel Destination / Island of Death >

Critique du Film : Cruel Destination / Island of Death

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 15 décembre 2013 à 1328

Folles vacances à Mykonos

Avec Ta paidia tou diavolou (que l’on peut traduire littéralement par Les enfants du diable), Nico Mastorakis nous invite à suivre la croisade purificatrice d’un couple de psychopathes en vacance sur une île grecque où réside une forte communauté homosexuelle. En fait, sous le couvert d’une sanglante quête moralisatrice, les touristes anglais Christopher et Celia ne font que satisfaire leurs vices, leurs pulsions sexuelles et leurs élans meurtriers. Si Celia est une nymphomane et une complice souvent passive (elle met cependant la main à la patte en quelques occasions), Christopher incarne un véritable inventaire humain de la perversité, ce qui donne à Nico Mastorakis l’occasion d’enchaîner des séquences de zoophilie (Christopher se tape une chèvre avant de l’égorger), d’urophilie (Christopher pisse sur une prostituée avant de la tabasser), d’inceste (on apprend vers la fin que Celia est sa sœur) et de voyeurisme (Christopher jette sa maîtresse dans les bras de ses futures victimes et photographie leurs ébats). Le tout est filmé avec une surprenante légèreté, plutôt propre aux romances, agrémenté de quelques effets artistiques (filtres, arrêts sur image…) et appuyé par une musique décalée, ce qui entretient une atmosphère de gène et d’étrangeté.

Le film, lors de sa sortie en 1976 (et inédit dans notre pays) fit sensation – il a d’ailleurs contribuer à lancer la petite carrière américaine de l’athénien Mastorakis – et choqua suffisamment son audience pour être considéré aujourd’hui comme une nasty video culte recherchée par les cinéphages. Il faut dire que le cinéaste va assez loin dans la provocation et cultive même une certaine ambiguïté en exploitant une galerie de personnages caricaturaux. La communauté gay est composée de folles qui n’ont rien à envier à Tognazzi et Serrault, les hétéros sont des violeurs sadiques, les insulaires sont des lesbiennes junkies, des simples d’esprit obsédés ou des pécheurs rustres. Bref, Mastorakis fait dans l’équivoque en donnant presque de la légitimité aux actions immondes du duo de meurtriers. Ce fait est d’autant plus dérangeant que l’intrigue est totalement vide de matériau car le scénario de Ta Paidia tou Diavolou n’est, au final, qu’un alibi pour enchaîner une série de scènes plus choquantes les unes que les autres.

Par ailleurs, si on peut noter que si Nico Mastorakis a construit son métrage sur un scénario minimaliste et linéaire, il a tout de même réussi à le rendre incohérent. Ainsi, comme l’on apprend rien sur les origines du duo, on est surpris de constater que Christopher sait piloter une moto, un avion, un bateau… Bref, un véritable James Bond, en version fou furieux ! On s’étonne aussi de l’imprudence des tueurs, et l’on se demande comment il peut être possible qu’ils n’aient pas déjà été arrêtés depuis longtemps. Enfin, quand les psychopathes se lancent dans une cavale sur l’île, pour arriver sur le lieu où tout va basculer, le récit bascule presque dans une fantasmagorie et un surréalisme dédramatisant, voire comique. Heureusement, Robert Behling (à l’efficace regard halluciné) et Jane Lyle (à la plastique étonnamment moderne) réussissent, par leur belle performance d’acteur, à continuer d’entretenir un certain malaise.

Enfin, il est bon de signaler que si le film se signale plus par la présence de nombreuses séquences érotiques (dont l’inévitable scène saphique et une étrange scène dérangeante où Christopher baise Celia, en plein jour, dans une cabine téléphonique, alors qu'il est en ligne avec sa mère scandalisée), il présente quelques passages gore qui, bien qu’effectués avec des moyens très limités, s’avèrent efficaces grâce à un bon équilibre entre démonstratif et subjectif.

La conclusion de

Quelques décennies après sa sortie, Ta paidia tou diavolou apparaît comme une curiosité à la réalisation rudimentaire mais à l’atmosphère malsaine encore efficace. On est séduit par la justesse du jeu de Robert Behling et Jane Lyle tout comme l’on peut apprécier les choix osés de Nico Mastorakis, qui nous propose une œuvre bien ambiguë, qui aurait du mal, aujourd’hui, à faire son chemin dans un circuit de distribution traditionnel. L’intrigue s’avère toutefois basique et pèche par trop d’incohérences.

Que faut-il en retenir ?

  • Une atmosphère malsaine bien entretenue
    Une interprétation de qualité
    Des jolies filles
    Des effets gore rares mais efficace

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario alibi
    Des incohérences
  •  

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