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Critique du Téléfilm : Cyclone force 12
Cyclone force 12 >

Critique du Téléfilm : Cyclone force 12

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 27 novembre 2013 à 1836

Désastreux Movie

Quand les forages d’une plate-forme pétrolière libèrent accidentellement une couche de magma, cela entraîne la naissance d’un phénomène climatique qui transforme un simple ouragan en un monstrueux cyclone. Alors qu’il se dirige vers la cōte, menaçant les populations, une spécialiste en climatologie (la ravissante Ming-Na Wen, vue notamment dans Stargate Universe) et un agent des pétroles (Nicholas Turturro, le frère de John Turturro) tentent de trouver une méthode pour neutraliser ce qui apparaît désormais comme la plus grosse tempête de tous les temps...

Cyclone force 12 est une création The Asylum, société de production chérie des amateurs de nanars. Ici, la compagnie de David Michael Latt marche un peu sur les plates-bandes de CineTel puisqu’elle quitte le domaine du monster movie pour celui du (télé)film catastrophe. Et, force est de dire que ce métrage, pour être catastrophique, il est sacrément catastrophique! Cela débute par un incident sur une plate-forme pétrolière quand le trépan d’un forage atteint un flot de magma numérisé ą la truelle alors que qu’en surface, non loin de lą, un bateau (numérique, lui aussi) est pris dans un coup de grain. Rapidement, on se fait une idée de la qualité de cette production avec des comédiens qui miment le tangage du navire de façon grotesque alors que l’image est absolument fixe (mention spéciale au crétin qui s’agrippe à... un ordinateur portable!), un feu de cale qui ne dégage aucune fumée, deux employés qui fuient dans une coursive, suivis de près par un flot incandescent qui ne détériore rien, et une plate-forme pétrolière sur laquelle errent, sans but, trois figurants mexicains.

Alors que l’on pense, à la vue de ces images d’un surréalisme comique digne d’un film des Monty Python, que l’on a touché là le fond de l’art cinématographique, la réalisatrice  Liz Adams (l’une des rares femmes a travailler chez The Asylum - la pauvre) en rajoute une couche avec une désopilante séquence où la grossière réplique digitale d’un hélicoptère lutte contre les vents et y perd même une partie de sa motricité. Là encore, les acteurs essaient vainement de donner du dynamisme au spectacle en se trémoussant sur leurs sièges comme s’ils avaient des vers au cul. Une scène sidérante de nullité qui remet en cause tant les lois de la gravité que des principes de perspective vieux de plusieurs siècles. Ce festival d’incohérences et de médiocrité technique est d’autant plus dommageable que, dans ce film, tout est digital - même la voiture des héros, quand elle circule en ville, est en image digitale!). A ce moment, on peut dire sans trop exagérer que le spectacle n’a rien a envier aux oeuvres d’Ed Wood jr., ce qui, suivant l’humeur du moment, peut déclencher chez le spectateur crises de fou rire ou soupirs d’exaspération.

Evidemment, alertées, les autorités militaires se mêlent ą la partie. Ici, rassurez-vous, ici, point de chichi, on n’est pas dans un film de Roland Emmerich. L’état major de la Navy se résume ą un officier supérieur et une secrétaire plutôt mignonne mais qui n’a absolument aucune idée de ce qu’elle est sensée faire (du coup, elle tapote au hasard sur son clavier d’ordinateur), les deux sont réunis dans leur luxueux bureau de trois mètres carré à l’agencement spartiate. L’officier, qui est en contact direct (comprenez par l’intermédiaire d’un smartphone) avec le sénateur de Californie, envisage les solutions plus extrêmes, donc une toujours citée depuis la découverte de l’atome: le recours ą l’arme nucléaire. Diantre! Plutôt radical, non? D’autant plus que l’on se demande comment un missile nucléaire va pouvoir influer sur un cyclone. Mais bon, ce sont des spécialistes, on leur fait donc confiance.

Qui dit film catastrophe dit destruction massive. Avant d’être neutralisé (car cela, l’on en doute pas), le cyclone se doit donc de remplir son cahier des charges. Et là, force est de dire que, dans le registre du phénomène dévastateur, The Asylum a mis le paquet. Chutes de grêle, de scories incandescente, de boue et, bien sur, inondations. La cote ouest des Etats-Unis en prend pour son grade alors que sur la plate-forme, les employés passant par dessus bord sont ébouillantés comme des langoustes au sortir du vivier (mais pas la faune aquatique. Bizarre, bizarre...). Sous les assauts du cyclone, les immeubles s’écroulent, des gouffres se créent, les barrages hydrauliques cèdent, les véhicules s’envolent dans de superbes effets ralenti (avec, en prime, des gros plans sur des passagers grimaçants. Fou rire garanti). C’est une évidence, les infographistes se sont vraiment éclatés sur leurs Amiga 500. Les différents networks sont, bien entendu, sur le coup et suivent de près les évènements. Dommage que les images diffusées soient celles d’un ouragan frappant la Floride alors que ce cyclone ravage la cōte Californienne. Pour ce qui est de la géographie, va falloir revoir votre copie, miss Adams. Bref, Cyclone force 12 est composé d’un médiocre assemblage de plans déjà mille fois vus dans des dizaines de téléfilms, qui ne valent leur visionnage que par leur surenchère apocalyptique et l’amusement généré par leur médiocrité technique.

Nos héros, eux, doivent se débattre entre des lignes de dialogue débiles et un gigantesque ouragan qui leur colle aux fesses. Ils tentent durant une grande partie du métrage de traverser la zone sinistrée pour rejoindre le QG de l'Agence Océanographique - sans que l’on puisse y trouver un quelconque intérêt logistique. En voiture, puis ą pieds, ils se voient infligés de tous les maux précités. Ils sont très éprouvés par les éléments et leur stoïcisme impressionne, d’autant plus qu’ils se retrouvent même sous la menace d’un revolver brandi par un autochtone. Par ailleurs, c’est eux qui vont trouver LA solution. Pour neutraliser le cyclone, il suffit de provoquer un choc thermique en son coeur. Fastoche. D’ailleurs, cela tombe bien, non loin d’ici se trouve une gigantesque réserve d’un gaz dont j’ai oublié le nom et la compagnie pétrolière est prête à sacrifier l’un de ses tankers CGI pour transporter le tout. Reste ą dénicher des gars assez fous pour effectuer l’opération... Ming-Na et Turturro, pensant qu’ils ne peuvent tomber plus bas et se fiant ą l’adage qui affirme que le ridicule ne tue pas, se portent alors volontaires pour l’expédition la plus stupide depuis celle d’Armageddon. Ils auront eu raison, tout finira bien, dans une splendide explosion de pixels. Même pour Turturro, qui sera retrouvé en haute mer, dérivant et recroquevillé dans un caisson, meurtri (comprenez maquiller d’un un peu de charbon) mais vivant. Amen.

La conclusion de

On a l’habitude, avec The Asylum, d’assister à des spectacles télévisuels moisis. Mais là, force est d’admettre que Liz Adams a mis la barre très haut dans le domaine de la nullité. Le niveau est tel que Cyclone force 12 finit par se transformer parfois, lors de quelques séquences, en une comédie involontaire vraiment désopilante. On peut toutefois se demander ce qui peut bien motiver David Michael Blatt et ses collaborateurs à financer de pareilles inepties, mis à part un acte de bonté envers des comédiens has been et un attirance profonde pour le ridicule.

Que faut-il en retenir ?

  • Si nul que cela en devient drôle

Que faut-il oublier ?

  • Tout est absolument lamentable

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