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Critique de la Bande Dessinée : Guerre urbaine
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Critique de la Bande Dessinée : Guerre urbaine

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 23 novembre 2013 à 1138

Monsieur Muscle vs The World Company

Au cœur d’un vingt-et-unième siècle très sombre, la société, qui subit les conséquences des catastrophes écologiques et des bouleversements climatiques, a définitivement orienté son fonctionnement vers le mondialisme néolibéral. Le sergent Csymanov, un militaire de carrière, vit très mal ce présent qui voit de plus en plus s’élargir la faille qui sépare les riches et les pauvres. Il subit même les gentilles moqueries de ses camarades, qui voient en lui un idéaliste utopiste. Quand son unité en envoyée en renfort pour contenir une violente manifestation et que se produit au même moment un tremblement de terre, le courage dont il fait preuve pour sauver une enfant fait de lui un héros et une star éphémère des medias. Cet acte de bravoure, accompli au moment où un étrange phénomène lumineux éclaire le quartier, va brutalement changer le destin de cette grosse brute au grand cœur…

Avec Nu-men, Fabrice Neaud se lance dans un récit d’anticipation qui mêle la conspiration politique, les sciences avancées et le mythe du super-héros (les trans-humains). Le scénario affiche une intrigue somme toute assez classique. Il nous décrit une effrayante société structurée en castes, avec une majorité manipulée et opprimée par des corporations usant de tous les moyens pour conserver leurs privilèges, comme leur maitrise de l’atome et la nanotechnologie. Le caillou dans la chaussure de cette puissante organisation qui use des basses couches de la population comme d’un carburant pour leurs extraordinaires expériences, c’est un homme, le sergent Csymanov. Un brave type, au physique évoquant Arnold Schwarzenegger, dont la grande bonté d’âme empêche toute perversion. En prenant sous sa protection une jeune sans papier, Csymanov va passer de l’autre coté du miroir, et découvrir une terrible vérité.

En fait, si la trame narrative use d’éléments fréquemment rencontrés dans les récits de science-fiction, force est de dire que l’ensemble est d’une grande solidité et qu’il se dégage une bonne impression de cohérence.  On sent dés ce premier tome que Fabrice Neaud a bien pensé la structure générale de son histoire, qu’il sait parfaitement où il va. Il nous submerge parfois un peu avec une grande vague de dialogues et présente beaucoup de personnages (album d’introduction oblige) mais à aucun moment l’on a la sensation de perdre le fil du récit. On apprécie également le soin qu’il a mis à construire son personnage principal, qui devient très rapidement attachant, tout en négligeant pas son adversaire, le mercenaire Mstislav Popescu, car tout super-hero à besoin, pour briller, d’un supervilain à l'esprit torturé.

Pour matérialiser son imaginaire, Fabrice Néaud a choisi un style très dynamique, en multipliant les cases par planches, revendiquant de fait un aspect assez comic book (ce qui semble logique vu la nature du récit). Le trait est simple (parfois même grossier) et appuyé et donne de l’importance aux personnages, délaissant parfois les décors, qui apparaissent alors un peu trop vides. Au final, l’ensemble est efficace, notamment dans l’action, mais manque toutefois de personnalité. Même constat pour la mise en couleur, assez triste, qui ne marque guère les esprits.

La conclusion de

Bon, pour le moment, je ne suis qu’à demi-convaincu. L’intrigue est solide, le personnage principal sympathique mais l’ensemble n’est pas très surprenant. Ce qui est un peu préjudiciable quand la force de l’œuvre repose plus sur la trame narrative que sur l’aspect graphique. Ce qui est le cas ici. Sans être, loin de là, de mauvaise facture, les planches de Fabrice Néaud  marquent plus les esprits par l’efficacité  de leur découpage que par leur esthétisme. Attendons de découvrir la suite pour se faire une idée plus précise.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario bien pensé
    Un héros très sympathique
    Une mise en cadre efficace
    Un univers que l’on a envie d’explorer

Que faut-il oublier ?

  • Une intrigue peu surprenante
    Un graphisme plus efficace que séduisant

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