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Critique du Téléfilm : Tasmanian Devils
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Critique du Téléfilm : Tasmanian Devils

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 30 octobre 2013 à 1759

Tasmanian Débiles

Réputée pour son écosystème atypique, la Tasmanie, grande île située au large de la côte méridionale de l’Australie, abrite bon nombre d’espèces endémiques, dont le Diable de Tasmanie, l’un des derniers marsupiaux carnivores encore existant... Et le plus grand puisqu’il peut atteindre la taille d’un gros chien. Son particularisme majeur (en plus de ressembler à un rat géant et de puer comme un furet)? Etre de très mauvaise composition quand il est dérangé durant son repas. Il n’en fallait pas plus pour que la sous-culture US, toujours en quête de curiosités, et le cinéma plus particulièrement, s’approprie cet animal pour le transformer en une créature mythique (combien de personnes savant que Taz s’inspire d’un véritable animal?). Bref, en de si bonnes mains, le Diable de Tasmanie n’a pas fini de faire parler de lui.

Ici, dans Tasmanian Devils, Zach Lipovsky va encore plus loin dans la digression nawak en faisant de ces pauvres survivants d’une autre ère des diaboliques créatures (numériques) assoiffées de sang. Tout commence quand une équipe de BASE jumpers brave des interdits et se rend dans le parc national de Tasmanie pour y assouvir leur dangereuse passion. Quand l’un d’entre eux, perdant son sang-froid, oublie d’ouvrir son parachute (oui, je sais, c’est ballot!) et finit empalé sur la stalagmite d’une grotte souterraine aux parois couvertes de peintures rupestres, il réveille (enfin, je pense car rien n’est précisé mais l’on voit le sang de la victime se répandre au sol puis finir dans un creuset bouillonnant) six diables de Tasmanie qui, au regard de leur appétit, ont sauté un sacré paquet de repas. Rejoins sur les lieux par des rangers du parc, les jumpers imprudents vont alors essayer de se tirer des griffes et des mâchoires de ces sales bêtes au design cartoonesque. Mais la partie est loin d’être gagnée d’avance, car non seulement ces créatures CGI sont cruelles et sournoises mais, de plus, elles arrivent à se déplacer à une allure vertigineuse et, qui plus est,sans toucher le sol! (à moins que cela ne soit la conséquence d’une mauvaise incrustation des effets visuels).

Bon, vous avez compris, Tasmanian Devils épouse sans condition les codes du thriller animalier sans y ajouter la moindre parcelle d’originalité - hormis une piste fantastique qui ne sera finalement pas explorée plus avant. Zach Lipovsky, le réalisateur, peut être considéré à raison comme un enfant de la balle (il est le descendant d’une lignée d’artistes) mais on peut aussi affirmer qu’il n’a guère appris à jongler avec tant ce métrage est mal écrit, sans saveur et bourré de maladresses conceptuelles. En fait, il faut bien l’avouer; on s’ennuie ferme devant ce spectacle au rythme poussif dont le seul élément bien pensé est l’hypnotique chemise cintrée de Danica McKellar. Alors, certes, le spectateur le plus indulgent pourra éventuellement s’amuser à voir l’une des créatures attaquer un hélicoptère en plein vol ou en découvrant le comportement parfois surréaliste de certains protagonistes, l’amateur d’horreur pourra apprécier la vue de quelques maquillages gore, mais force est d’admettre que tout ça est sacrément mou du genou et que l’on se moque comme de sa première chaussette du sort de ces personnages aux profils grossièrement dessinés (la tête de mule, la femme forte, le lache, le gros black sympa, etc.), et cela malgré la présence d’un casting qui est loin d’être honteux. Oui, car en plus de Danica McKellar, on peut y voir des acteurs de télévision expérimentés comme Mike Dopud, Rekha Sharma (V, Battlestar Galactica), Kenneth Mitchell (Ghost Whispered, Jericho) ou Roger R. Cross (Continuum, Arrow).

Concernant l’aspect technique, Tasmanian Devils ne présente pas un bilan calamiteux. La photographie est agréable, même lors des plans de nuit, et le montage est cohérent. Le seul problème, et de taille, est que l’ensemble est d’une platitude et d’un conventionnel qui finissent par ennuyer – pour compenser les lacunes d’un scénario aussi morne, il aurait fallu aborder la réalisation avec un esprit plus ludique, ou horrifique. Ce manque coupable de fantaisie et de virtuosité est, de plus, accompagné d’une totale insuffisance en ce qui concerne les effets spéciaux visuels, qui évoquent ceux d’un jeu vidéo pour console d’ancienne génération. Certains sont même assurément bâclés.

La conclusion de

Téléfilm réalisé sans génie, sans fun et sans aucune prise de risque, Tasmanian Devils compose un remède idéal contre l’insomnie. Faisant dans l’alimentaire, Zach Livovski ne prend même pas la peine de profiter d’un casting ma foi fort convenable et se contente d’effets spéciaux d’une grande médiocrité.  Pas grand-chose à tirer, donc, de ce navet qui n’a même pas la décence d’être drôle.

Que faut-il en retenir ?

  • Un casting intéressant
    Quelques effets gore
    La chemise de Danica

Que faut-il oublier ?

  • Film soporifique
    Scénario sans intérêt
    Réalisation académique
    Effets visuels médiocres

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