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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Dead In Tombstone
Dead In Tombstone >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Dead In Tombstone

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 28 octobre 2013 à 2000

Les colts de la vengeance

A l’époque de la conquête de l’Ouest, au fond d’une grotte censée représenter l’Enfer, un Satan boursouflé et gonflé à l’hélium (Mickey Rourke) passe un étrange deal avec un mexicain basané et surtout balafré (Danny Trejo) qui vient juste d’être envoyé ad patres par ses anciens compagnons. En effet, ce diable sadique et un brin cannibale accepte de ramener à la vie le braqueur de banque, à la condition que celui-ci, en moins de vingt-quatre heures, lui envoie les âmes de ses six complices. Un arrangement étrange, vu qu’au regard des agissements de ces sinistres individus, on voit mal comment ils pourraient échapper aux flammes de l’enfer et au tison brulant de son maléfique tenancier. Bon, admettons que Satan soit pressé, ou en rupture de stock d’âmes fraichement cueillies. Et voilà que Guerrero, puisque c’est le nom du mexicain, se retrouve, un an après sa mort, à errer à poil dans les rues de Tombstone, bled paumé du Colorado. Alors, sous le regard amusé de Satan, le plus célèbre des amateurs de fajitas Old El Paso commence sa assouvir sa vengeance. Sa première préoccupation étant de retrouver ses fringues... et ses flingues.

Eduqué à l’école du tape-à-l’œil et du surfait, Roel Reiné (la série des Death Race, Génération Perdue 2, Le roi Scorpion 3: l'oeil des dieux) est de ces réalisateurs qui privilégient les images chiadées et qui pensent que pour amuser (abuser?) un spectateur, il suffit de le gaver d’effets esthétiques, de l’épater par des astuces de montage et quelques plans en contre-plongée sur de jolies chutes de rein. Il apprécie tant cette technique de cache-misère qu’il en arrive souvent à sombrer dans l’excès, transformant ses métrages en des sortes longs clips vidéo testostéronés au maniérisme vulgaire. Et, en visionnant Dead in Tombstone, l’on se dit que le cinéaste batave n’est près à mettre de l’eau dans son vin.

C’est bien simple, si l’on s’amusait à ramener tous les plans ralentis à une vitesse normale, on pourrait placer Dead in Tombstone dans la catégorie des moyens métrages. Roel Reiné filme tout au ralenti, bottes, manteaux, mains, yeux, chiens, chevaux, quinte flush et verres de scotch... On a même le privilège d’admirer de majestueux plans sur la folle chevelure craspec de Dany Trejo. Parce qu’il le vaut bien. On se croirait dans une pub troll pour shampoing à la graisse de yack. Oui, car depuis qu’il a découvert les westerns spaghetti, Roel Reiné a compris que les cowboys sont des individus sales, bêtes et méchants... et en rupture de lames de rasoir. Et comme il manque d’esprit créatif, ce bourrin batave se contente de recycler ce dirty cinema , en y ajoutant un aspect comic crépusculaire piqué à Preacher et Jonah Hex, voire The Crow ou Spawn. Car Roel Reiné vit avec son temps. Enfin, comme il a appris qu’il est toujours utile d’avoir une héroïne de caractère, il s’est «inspiré» de Sam Raimi et son personnage d’Ellen (Mort ou Vif) en confiant à Dina Meyer un rôle (et un manteau) très proche de celui de Sharon Stone.

Bon, nettoyé de cet enduit de photographie crépusculaire et d’effets artistiques, que reste-t-il de Dead In Tombstone? Une banale histoire bourrée de clichés, dans laquelle un homme trahi revient d’outre-tombe pour se venger de ses assassins? Oui, c’est à peu près tout. Mais force est d’admettre que, bien que vide de substantifique moelle, le film n’en pas pour autant complètement inintéressant. En effet, comme souvent, Roel Reiné parvient à sauver les meubles en laissant exprimer ses penchants pour les dérapages badass et le cinéma d’exploitation. En conséquence, le métrage n’est pas avare de plans gore bien craspec (explosion de cranes, victimes criblées de plomb, membres arrachés...) et entretient de manière efficace une atmosphère gritty apte à satisfaire les amateurs du genre. Cerise sur le gâteau, plongés dans cet environnement de sueur et de sang, il n’est rien de dire que Mickey Rourke, Dany Trejo (et, dans une moindre mesure Anthony Michael Hall) et quelques seconds couteaux d’envergure, comme Richard Dillane et Ronan Summers, sont à leur aise. Un casting de gueules de cinéma qui remplit parfaitement son rôle, allant parfois jusqu’au cabotinage. Enfin, Dina Meyer, qui assure le seul rôle féminin d’envergure, assume de belle manière sa quarantaine passée et, en habituée de la série B, amène tout son charme et son expérience à un personnage, il faut l’avouer, assez mal dessiné.

La conclusion de

Western fantastique sans grande originalité, victime des excès d’un réalisateur trop porté sur le bling-bling cinématographique, Dead in Tombstone pourrait être une sacrée bouse s’il n’était sauvé par son ambiance badass et son solide casting. Ainsi, si les amateurs de «beau cinéma» resteront de marbre devant cette œuvre vulgaire et vide de substance, les fans de cinéma d’exploitation apprécieront son aspect primal et ses déchainements de violence. Un honorable direct-to-DVD.

Que faut-il en retenir ?

  • Une ambiance efficace
    Un casting séduisant
    Un aspect badass réussi

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario sans originalité
    Festival de clichés
    Une réalisation bling-bling

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